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Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles.
Après "Pupille", Jeanne Herry s'est saisie de ce sujet pour son troisième long métrage et réussit un sans faute !
"L’objectif de la justice restaurative, c’est la libération des émotions par la parole ». C’est cette libération que j’ai voulu mettre en scène", précise la réalisatrice (fille de Miou-Miou et de Julien Clerc)...
Le spectateur est happé dès les premières images en étant associé à la formation des futurs bénévoles : Judith (Elodie Bouchez), Fanny (Suliane Brahim) et Michel (Jean-Pierre Darroussin), sous la supervision exigeante de Paul (Denis Podalydès excellent comme toujours)...
Le scénario extrêmement habile mêle une "thérapie de groupe" où des victimes d'agressions (Gilles Lellouche chez lui, Miou-Miou dans la rue ou Leïla Bekhti sur son lieu de travail) rencontrent en prison trois détenus auteurs d'agression, en présence de bénévoles - et une médiation orchestrée magistralement par Judith entre Chloé (formidable Adèle Exarchopoulos), une jeune femme violée dans son enfance par son frère et le dit frère à sa sortie de prison...
Scotché à son siège, le spectateur immergé dans ces histoires tristement "ordinaires" où l'émotion (sans pathos) perle à chaque scène, se retrouve universellement concerné au même titre que les victimes et/ou les agresseurs...
A voir absolument !