
Les réalisateurs anglais ont un don pour mettre en scène la vie d'obscurs anonymes !
Qu'il s'agisse d'une histoire vraie comme "The lost king" ou de l'adaptation d'un roman comme dans le film de Hettie MacDonald...
"La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi", le premier roman de Rachel Joyce a rencontré un succès fulgurant en Angleterre et partout dans le monde.
Avec un pitch improbable : Harold Fry (formidable Jim Broadbent), un retraité qui s'ennuie chez lui aux côtés de sa femme Maureen (Penelope Wilton), décide de parcourir à pieds les 800 kms qui le séparent de Queenie, une ancienne employée de sa brasserie, dont il vient de recevoir une lettre lui annonçant qu'elle est en phase terminale...
Harold Fry qui n'est à peu près jamais sorti de chez lui et n'est pas un grand marcheur, quitte son domicile les mains dans les poches et sans prévenir sa femme : sorti pour poster une lettre de réponse, il se persuade que s'il prévient Queenie de son voyage, il va la maintenir en vie !
Les pieds en sang, le vieil homme s'obstine et renforce sa volonté d'y arriver coûte que coûte, au hasard de ses rencontres...
Seule chez elle, Maureen passe par tous les sentiments : la colère, la jalousie, la tristesse, le dégoût d'elle même... et ne sait plus comment accueillir les rares coups de fil de Harold...
Un très joli moment de cinéma, plein de surprises, beaucoup plus profond que le pitch ne pourrait le laisser sous-entendre : culpabilité, sentiment d'être passé à coté de sa vie... Harold est un homme comme les autres mais son histoire nous fait sourire et nous touche !
A voir si le film passe encore dans votre salle favorite !