
En 1 heure 22, la réalisatrice américaine Tina Satter (dont c'est le premier long métrage), nous raconte l'histoire de Reality Leigh Winner, une linguiste cryptologue, ancienne employée des services secrets américains et lanceuse d'alerte, condamnée pour « obtention de documents classifiés de la NSA (National Security Agency), à partir d'une installation du gouvernement et transmission à un organe de presse».
Le , alors salariée militaire de la société Pluribus International Corporation, Reality Winner (25 ans) est interrogée par deux agents du FBI à son domicile...
Scotchés à notre fauteuil, nous assistons à l'ahurissant numéro de duettistes des deux agents rejoints bientôt par une escouade qui fouillent le domicile, la voiture et la personne de Reality, après avoir soigneusement mis à l'écart son chien et son chat...
S'appuyant sur la retranscription quasi-intégrale des propos échangés ce jour-là, les trois interprètes (Sydney Sweeney, Josh Hamilton et Marchant Davis), nous font toucher du doigt l'écart à la fois minuscule et vertigineux entre un citoyen lambda et un lanceur d'alerte...
Arrêtée sur des accusations de fuite d'un rapport de renseignement au sujet des accusations d'ingérences russes dans l'élection présidentielle américaine de 2016 vers le site web d'actualités The Intercept, Reality Winner est condamnée le à une peine de 5 ans et 3 mois de prison. Elle est la première personne condamnée en application de l'Espionage Act sous la présidence de Donald Trump.
A voir pour mieux comprendre la paranoïa des années Trump autour des fake news !