
Le dernier opus de Hirokazu Kore-eda a obtenu le Prix du Scénario au Festival de Cannes 2023, mais ce n'est pas lui qui a écrit le scénario puisqu'il a fait appel à Yuji Sakamoto...
J'ai personnellement été déroutée par le film qui, selon moi, ne ressemble pas à "un Kore-eda" : aux récits magnifiques et linéaires de ses précédentes œuvres telles que Tel père, tel fils (Prix du jury et mention spéciale du Prix du jury œcuménique en 2013) et Une affaire de famille (Palme d'or en 2018), le cinéaste privilégie ici une histoire à tiroirs qui distrait le spectateur du cœur du propos à savoir les mystères de l'enfance...
Saori (Sakura Ando) qui élève seul Minato (Soya Kurokawa) depuis le décès de son mari, soupçonne Hori (Eita Nagayama), son professeur, d'être à l'origine des troubles de comportement de son fils...
Tout d'abord attachée aux impressions de la mère et aux réactions des différents adultes, la caméra se tourne peu à peu vers l'enfant et vers Eri, son camarade de classe : tous deux déçus par "l'absence" de leurs pères respectifs, ils se construisent un monde à eux...
Quand le scénario rajoute des pluies torrentielles à l'intrigue finale, on ne sait plus si on est dans un film familial ou dans un film catastrophe...
Un étonnant objet cinématographique !