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Premier long métrage du documentariste Jonathan Millet, le film nous saisit dès les premières images et ne nous lâche plus jusqu'à la fin implacable...
A l'instar des chasseurs de nazis après la seconde guerre mondiale, Hamid (extraordinaire Adam Bessa), échappé miraculeusement de la prison syrienne de Saidnaya, appartient à une cellule secrète chargée de traquer les bourreaux de la garde rapprochée de Bachar Al Assad infiltrés dans les pays européens sous couverture de citoyens parfaitement intégrés...
Après une vaine quête en Allemagne, Hamir débarque à Paris et croit identifier son bourreau dont il n'a qu'une photographie floue...
Obnubilé par son désir de vengeance, le jeune rescapé s'introduit dans le milieu syrien pour confirmer son intuition... mais à qui se fier dans cette nébuleuse où personne n'arrive plus à distinguer les partisans du dictateur de ses adversaires...
Littéralement collé à la peau d'Hamir qui arpente la ville comme un fantôme, le spectateur partage ses doutes, ses émotions, son espoir et se sent solidaire de cet homme meurtri et solitaire qui, malgré son deuil (sa femme et ses enfants ont été tués), garde le lien avec sa mère réfugiée dans un campement de la Bekaa pour mieux la soutenir...
Poignant et magnifique !