/image%2F0168101%2F20241019%2Fob_590a0b_affiche-les-marchands-detoiles-splendi.jpg)
Juin 1942, nous sommes dans le dépôt de Raymond Martineau, marchand de tissus dans le Marais...
Entouré de son plus vieil employé Louis, de son jeune apprenti Joseph, de sa femme et de sa fille, le patron a décidé de faire son inventaire en bravant le couvre feu...
Pour ne pas être découverts, un rideau opacifie le soupirail qui donne sur la rue... mais des bruits d'armes à feu et des coups frappés à la porte viennent très rapidement interrompre les échanges familiers de la petite équipe...
C'est Marcel (Nicolas Martinez), le "collabo" du quartier, qui s'inquiète : un juif qu'il a blessé a réussi à s'échapper et il le cherche...
Durant une heure, la tension monte entre les différents protagonistes, dont on découvre peu à peu, au rythme des différentes incursions de Marcel, les secrets, les craintes et les combines pour échapper aux difficultés auxquelles sont exposés les habitants de la capitale et aux dangers qui menacent les juifs...
Anthony Michineau, qui a été récompensé par le Prix du meilleur auteur contemporain au festival off d'Avignon en 2023, nous offre une tranche de vie criante de vérité qui nous fait chavirer...
Les acteurs tous excellents (dont Anthony Michineau qui interprète Louis), jouent une partition à la fois drôle, dramatique et cruelle qui nous ramène aux années noires de l'occupation et nous fait réfléchir à l'actualité dans les différents thèmes abordés : l'amour d'un père pour sa fille, la trahison résultant des doubles injonctions auxquelles sont confrontés les personnages, le courage d'une femme et d'une mère qui tente de préserver sa famille, la banalité du mal...
J'avais adoré "Adieu Monsieur Haffmann"... je crois que j'ai encore préféré "Les marchands d'étoiles" qui nous offre un véritable condensé des conditions de survie des parisiens sous le joug allemand !