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François Ozon s'est inspiré d'une anecdote de son enfance pour l'introduction de son dernier opus, qu'il situe en Bourgogne près de Cosne sur Loire ...
Michelle (merveilleuse Hélène Vincent), une grand-mère apparemment bien sous tous rapports, vit une retraite paisible dans une jolie maison d'un petit village, pas loin de sa meilleure amie Marie-Claude (formidable Josiane Balasko)
A la Toussaint, sa fille Valérie (Ludivine Sagnier caricaturée en femme acrimonieuse), vient lui rendre visite et déposer son fils Lucas pour la semaine de vacances. Michelle s'affaire en cuisine pour leur préparer un délicieux déjeuner composé d'une quiche accompagnée d'une poêlée de champignons, qu'elle a cueillis elle-même...
Quand Michelle revient de promenade avec son petit fils, elle trouve sa fille inanimée sur un brancard de secouristes : seule Valérie a mangé des champignons...
Dans une mise en scène un peu désordonnée, le réalisateur aborde beaucoup (trop) de thèmes : la relation mère/fille ou mère/fils, la culpabilité, le rejet, la peur de (mal) vieillir, la mort... mais aussi l'amour, l'amitié, la beauté de la nature...
Filmant les visages au plus près de leurs rides ou de leur douleur, le réalisateur interroge la complexité de ses personnages...
Construit comme une chronique provinciale doublée d'un polar, le scénario nous perd dans ses anecdotes et nous glace dans ses ellipses...
Un film noir, dérangeant qui ne m'a pas complètement séduite et m'a laissé un sentiment de malaise...
Heureusement qu'Hélène Vincent dans un rôle à la fois solaire et amoral et Josiane Balasko dans un rôle plus en demi-teinte mais touchant arrivent à nous captiver jusqu'à la dernière image !