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Sous son apparence de thriller érotique, ce film nous présente la double vie d’une femme puissante, hantée par des souvenirs traumatisants dont elle est prisonnière et victime.
Mariée à un homme aimant, mère de famille exemplaire et chef d’entreprise autoritaire, Romy incarne une réussite parfaite, mais elle est minée de l’intérieur par une vulnérabilité inavouable qui la pousse à entamer une relation malsaine avec un stagiaire.
Plutôt que de se complaire à filmer ses ébats "soumis" avec un homme qui ne la respecte pas, la réalisatrice néerlandaise Halina Reijn aurait pu réserver une place plus importante à une analyse fine de sa détresse psychologique et à son cheminement vers l’aveu fait à son mari, qui ouvre la voie à une mise à distance et une libération progressive.
Cette histoire est en fait celle d’un rapport de force de l’héroïne avec ses propres démons, qu’elle parvient à dominer au prix du désordre qu'elle crée dans sa vie privée et dans sa carrière.
Quant aux interprètes, Nicole Kidman livre une performance primée à la Mostra de Venise et son mari à l’écran, Antonio Banderas, signe un retour attendu au cinéma avec un jeu subtil passant de l’incompréhension à l’acceptation.
Je n’étais qu’à moitié convaincu avant de voir ce film et le suis encore moins après, tant ce scénario dont ne se dégage aucune émotion, semble appartenir à un monde imaginaire, dans lequel évoluent des personnages caricaturaux.
En résumé j'ai vu une sorte de fable des temps modernes caractérisés par la recherche de la performance et la difficulté à l’assumer.