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L'histoire commence dans le bureau de la directrice d'une maternité, ou Tomas, jeune papa attendri découvre qu'un test ADN démontre qu’il n’est pas le père de son bébé, mais son oncle. Seulement, à sa connaissance, il n’a pas de frère ! Déboussolé, il se rue chez sa mère qui se montre évasive... Interroge Karen sa compagne, son meilleur ami Dan (Eric Pucheu) puis se rend de nouveau chez sa mère qui a décidé de tout lui révéler : mais quand il arrive chez elle, il la découvre assassinée et s'enfuit !
D'abord plutôt intimiste, la pièce se transforme en course poursuite à l'américaine dans les rues de Washington avec voitures de police aux alarmes hurlantes, flics armés jusqu'aux dents et fouille systématique de tous les endroits où le fugitif aurait pu se cacher, y compris parmi les spectateurs...
L'histoire se complique avec plusieurs personnages (joués avec virtuosité par la troupe d'acteurs qui se transforment sous nos yeux sans que l'on puisse les identifier) : un ami d'enfance à la fois présent et fuyant, un père géniteur qui ressort de 30 ans de silence, une grand-mère enfermée dans un EPHAD qui livre des éléments du passé dans quelques éclairs de lucidité, une sombre histoire de viol dont la victime a été dédommagée pour se taire, la nouvelle maire de Washington...
De révélations en révélations ( il faut suivre !), on arrive peu à peu à défaire la pelote de cette histoire incroyable (cf la fin que je ne vous révélerai pas), grâce à une femme flic qui ose tenir tête au vieux mâle blanc, l'agent Coffman (Alexandre Guilbaud) qui dirige l'enquête...
Le public embarqué dans le thriller rit franchement et les acteurs tous excellents sont applaudis (avec une mention spéciale pour le couple des parents du bébé : Tomas interprété par Benoît Facerias et Karen jouée par Anne Plantey)
Nominé aux Molières 2025, la pièce est à voir jusqu'au 30 avril !