
Premier long métrage du réalisateur espagnol Pedro Martin-Calero, le film nous plonge dans l'univers angoissant et mortifère qui semble engluer les héroïnes du film...
Intrigués dès les premières images par la danse éperdue d'une jeune femme dans une boîte de nuit où elle finit par s'évanouir puis conquis par l'adorable minois d'Andrea (interprétée par la ravissante Ester Exposito)... nous sommes très vite amenés à nous inquiéter pour elle tant elle semble seule face à une ombre masculine qui envahit l'écran de son smartphone : éloignée de son petit ami qui est en Australie et se sentant trahie par ses parents adoptifs qui lui avouent que sa mère biologique a été retrouvée morte après avoir avoir purgé une longue peine de prison pour l'assassinat d'une jeune étudiante, elle perd peu à peu pied...
Et le spectateur aussi, entre le présent et le passé, entre la vie menée par ces femmes et les images qui les filment ou qu'elles filment, entre les espaces intérieurs qui se révèlent être des prisons où elles sont livrées à des forces obscures...
Dénonciation du patriarcat et des féminicides, le film est sans doute trop sophistiqué pour complètement nous convaincre mais réussit à nous faire partager les angoisses de ces jeunes femmes qui osent affronter les mystères qui peu à peu les rattrappent...