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Enzo est le dernier film de Laurent Cantet (Palme d’or pour Entre les murs, 2008), décédé en 2024, film qu'il a co-écrit avec son ami et collaborateur de longue date, Robin Campillo (120 battements par minute).
Il nous raconte l'histoire d'Enzo (Eloy Pohu dont c'est le premier rôle au cinéma), fils cadet d'une famille bourgeoise de La Ciotat, qui se cherche...
Il est doué en dessin mais il a arrêté ses études pour apprendre le métier de maçon...
Sur les chantiers, il côtoie des ouvriers issus d'un autre milieu et se fascine pour deux ukrainiens qui ont fui leur pays pour ne pas faire la guerre...
La cadre posé, le film avance mollement, chaque scène étant téléphonée...
Sous le ciel bleu, les maçons se vantent de leurs conquêtes féminines et ne rêvent que d'une chose : aller en boîte, s'amuser et piquer une tête dans les piscines...
Enzo lui, traîne son spleen de gosse de riches et s'invente une histoire d'amour avec Vlad (Maksym Slivinskyi, acteur français dont c'est également une première interprétation), qui le repousse...
C'est long (1h42), invraisemblable par moment (tombé du toit de la maison qu'ils construisent, Enzo ne se casse qu'un poignet ?), convenu le plus souvent (attitude du père virile, attitude de la mère bienveillante...)
Seul le personnage de Vlad est intéressant dans sa complexité mais sa seule performance ne peut pas sauver le film qui, de mon point de vue, ne vaut pas la peine d'être vu, même si on peut le ranger dans les oeuvres "d'initiation" qui présentent toujours un aspect sociétal enrichissant !