
Connu pour ses scènes intimistes et ses clairs-obscurs d’une grande intensité, Georges de La Tour dont la production est restreinte est peu exposé.
L'exposition du musée Jacquemart André qui est la première grande rétrospective française depuis 1997, présente plus de 30 chefs-d’œuvre sur la quarantaine d’œuvres connues de l'artiste...
Peintre du peuple plus que de la cour, Georges De La Tour sublime la solitude de ses sujets dont il fait le portrait et redonne visage et dignité aux figures marginales et populaires : musiciens aveugles, vieillards, paysans...
Bien qu’aucun voyage en Italie ne soit attesté, Georges de La Tour est influencé par Caravage, dont le style rayonne alors dans toute l’Europe. Ses tableaux se distinguent toutefois par un réalisme et des compositions sobres, qui contrastent avec l’intensité dramatique des toiles caravagistes italiennes.
Fasciné par les jeux de lumière artificielle, il réalise plusieurs scènes nocturnes à la chandelle — parmi lesquelles La Femme à la puce, Job raillé par sa femme ou encore Les Joueurs de dés — devenues emblématiques.
La flamme vacillante d’une bougie s’impose également comme sujet central de ses œuvres (Nouveau-Né, Madeleine pénitente) : elle accentue la densité des matières et confère à ses toiles une intensité à la fois poétique, fragile et intemporelle.
S’il s’intéresse aux scènes de jeux (Le Tricheur à l’as de carreau, Les Joueurs de dés) et à la peinture de genre, Georges de La Tour est surtout reconnu pour ses toiles religieuses, empreintes d’une intensité spirituelle remarquable sous leur apparente simplicité.
A voir malgré l'affluence jusqu'au 26 janvier 2026 !
Toiles religieuses
Figures marginales et populaires