Le Petit Palais poursuit son exploration de l’univers des peintres finlandais avec une rétrospective inédite consacrée à Pekka Halonen (1865-1933), l’une des figures majeures de l’âge d’or de la peinture finlandaise.
Comme son aîné Albert Edelfelt (1854-1905) et son grand ami Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Pekka Halonen complète sa formation à Paris. C’est auprès de Paul Gauguin, dont il est l’élève en 1893, qu’il trouve sa voie et forge son idéal : chanter l’âme de la Finlande, à travers ses paysages et ses traditions ancestrales, et vivre son art en adéquation avec ses engagements.
Né à Lapinlahti, ville du centre-est de la Finlande, en Savonie du Nord, et issu du monde paysan, Pekka Halonen baigne dès son plus jeune âge dans cette terre primitive dont il n’aura de cesse de restituer l’authenticité. Il ancre son attachement à sa terre natale dans la construction d’une maison-atelier, Halosenniemi, le long du lac de Tuusula, au nord d’Helsinki.
Inlassablement, il y peint le spectacle de la nature, au rythme des saisons et au gré des lumières. La symphonie majestueuse des neiges, qui fascine l’artiste, constitue son terrain d’expérimentation privilégié sans cesse renouvelé à la lumière des avant-gardes parisiennes – le japonisme, le synthétisme ou encore le fauvisme.
L’exposition, qui réunit plus d’une centaine d’œuvres (paysages, portraits), issues des plus grandes collections publiques et privées finlandaises, a été réalisée en partenariat avec le Musée d’Art de l’Ateneum – galerie nationale de Finlande (Helsinki).
Pour ma part j'ai nettement préféré les deux expositions de 2022 consacrées à Albert Edelfelt, qui excellait notamment dans les portraits - et à Akseli Gallen-Kallela dont l’œuvre était beaucoup plus variée ! (voir mes critiques)
A voir jusqu'au 22 février !