La jeune cinéaste marocaine n'a que 46 ans et pourtant, elle décrit avec une grande justesse les ressentis propres aux personnes que la vieillesse tutoie...
Elle nous fait partager la gaieté espiègle de Maria Angeles, une espagnole de 79 ans, qui vit seule à Tanger où elle profite de sa ville et de ses chaleureux habitants.
Tout la ravit, le théâtre de la rue avec ses commerçants avec qui elle partage son goût pour les bonnes choses, son petit appartement, cocon ouvert sur les autres depuis son balcon fleuri, sa tendre complicité avec son amie Josefa, une nonne qui a fait vœu de silence...
Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu, car elle a besoin d'argent...
D'abord déstabilisée et profondément attristée par l'indifférence froide de sa fille qui lui révèle que l'appartement n'est pas à son nom, elle se ferme au dialogue et refuse de la suivre à Madrid...
Impuissante face au destin qui la frappe, elle accepte d'entrer dans une maison de retraite où elle s'étiole comme une plante qui n'est plus arrosée...
Déterminée à rester dans cette ville qui l'a vue grandir, Maria Angeles, aidée par toutes les personnes de son quartier, va inventer un stratagème pour retourner dans sa maison et récupérer tous les objets qui la meublaient.
Maryam Touzani, qui tourne pour la première fois dans sa ville natale, s'est inspirée de sa grand mère andalouse pour nous offrir ce personnage solaire qui nous séduit par sa profonde humanité !