
Le troisième long métrage de la réalisatrice japonaise Yuho Ishibashi ne dure qu'1h16 et pourtant dans ce court laps de temps étiré, le scénario retrace à la perfection le mal être des jeunes actifs au pays du Soleil Levant...
En effet les jeunes salariés, pressés comme des citrons, vivent si mal leur situation où leurs employeurs exigent d'eux qu'ils travaillent jusqu’à des heures indues, qu’ils pensent parfois au suicide voire même passent à l'acte. D’autres changent carrément de voie ou partent (fuient) à l’étranger…
À 24 ans, Nozomi (délicieuse Erika Karata) a abandonné son tailleur de commerciale dans une agence de publicité pour l’uniforme modeste d’une supérette. Anesthésiée par la monotonie rassurante du quotidien, elle mène, loin de sa famille, une vie solitaire qui lui tient lieu d'équilibre...
L’irruption d’une ancienne amie du lycée dans le konbini vient bouleverser sa routine et l'éveille de nouveau à la vie : les deux jeunes femmes se confortent l'une l'autre et nouent une complicité qui va faire sortir Nozomi de son absence au monde...
Il ne se passe pas grand chose durant le film mais les regards et les sourires disent tout de ce pays où la politesse semble gommer la réalité des rapports humains...
A voir pour ceux qui aiment les films japonais... mais pas que !