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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"Depresso" = jeu de mot pour "café triste", que Miss Fran propose comme devinette à ses collègues de bureau...

Le deuxième long métrage de la réalisatrice américaine Rachel Lambert nous fait partager le quotidien sinistre d'une trentenaire célibataire, inadaptée à la vie en société, qui s'évade en imaginant sa propre mort ?!

Dans le décor glauque d'une petite ville portuaire de l'Oregon, sur la côte ouest des Etats-Unis, Fran (étonnante Daisy Ridley révélée dans Star Wars en 2014), adore son travail et plus particulièrement les tableaux Excel et rentre chez elle à pieds tous les soirs où elle dîne debout d'un steak passé au micro-ondes et recouvert de cottage cheese...

La nourriture et plus particulièrement la mal-bouffe, tient une place prépondérante dans ce film qui dénonce l'inanité de ces vies minuscules, dont les seuls événements fédérateurs sont la dégustation d'un crémeux gâteau de départ à la retraite ou le partage d'un sac de donuts au petit déjeuner...

L'arrivée dans l'équipe d'un nouveau collègue Robert (David Merheje) qui se fait tout de suite apprécier pour sa convivialité, réveille littéralement Fran qui va sortir de sa timidité et exprimer des dons comiques et ludiques insoupçonnés...

Une étrange comédie, une anti-héroïne, une histoire d'amour bancale...

Personnellement je n'ai pas été convaincue par la soi-disant poésie du scénario (dixit Télérama) : je me suis ennuyée dès les premières images et je n'ai que très rarement souri par la suite...

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Vertigineux au sens premier du terme, film du making of d'un documentaire en train de se faire, sur le combat d'une poignée d'ouvriers pour sauver leur usine...

Et récits gigognes des heurs et malheurs de l'équipe de tournage, entre histoires d'amour plus ou moins contrariées, pétages de plomb de l'acteur vedette et des techniciens, magouilles du producteur et chantage des financeurs qui se retirent dès la première journée de tournage...

Le film dresse un parallèle entre les ouvriers en grève et l’équipe qui menace d’arrêter le tournage. C'étaient cette situation et cette tension, qu'il a lui-même vécues, que le réalisateur Cédric Kahn voulait montrer, et pour ce faire, il a fait appel à un casting 5 étoiles...

Denis Podalydès, émouvant dans le rôle d'un réalisateur perdant le contrôle sur son film et sur son couple, Emmanuelle Bercot parfaite dans le rôle d'une régisseuse qui tente de maintenir la cohésion de l'équipe, Jonathan Cohen plus vrai que vrai dans l'interprétation du leader de la révolte ouvrière, Souheila Yacoub passionnante dans son rôle de contrepoint au leader... et surtout Stefan Crepon formidable dans le rôle du stagiaire à qui Denis Podalydès confie le making of du film pour des raisons que je vous laisse découvrir...

Les presque deux heures du film filent à toute allure et pour une fois, on aimerait bien continuer avec toute l'équipe tant on se sent on-boarded (intégrés) dans le scénario !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Martin Provost, qui nous avait ébloui avec Séraphine (portrait de la peintre autodidacte Séraphine de Senlis) en 2008, a été approché par Pierrette Vernon, la petite nièce de Marthe Bonnard, pour le convaincre de faire un film sur sa grand-tante, dont elle sentait qu’on ne mesurait pas assez le rôle fondamental qu’elle avait tenu dans l’œuvre de son mari, Pierre Bonnard.

Le réalisateur, qui habite non loin de la fameuse Roulotte (maison de Pierre et Marthe Bonnard sur les bords de Seine), a pris beaucoup de libertés par rapport au parcours du couple mais a respecté leurs tempéraments respectifs et leur environnement amical dont les Monet et la célèbre Misia Sert (mécène, égérie et pianiste française d'origine polonaise), interprétée avec brio par Anouk Grinberg...

Vincent Macaigne qui ne cesse de m'étonner en bien, est parfait dans le rôle de Pierre Bonnard, peintre expressionniste co-créateur du mouvement nabi, connu pour sa représentation quasiment obsessionnelle de Marthe, son modèle, sa muse, sa compagne puis tardivement son épouse...

Quant à Cécile De France, elle offre sa fougue et son sourire à cette femme qui n'a eu de cesse de garder son célèbre amant à ses côtés, lui faisant adopter un style de vie champêtre, au grand dam de ses admirateurs parisiens...

Comme dans Séraphine, le cinéaste traduit à merveille l'urgence de peindre, la sensualité de la pâte chromatique, le mouvement fascinant du pinceau sur la toile... mais il ne parvient pas à restituer l'émotion et la magie de son précédent opus, magnifiquement servi par Yolande Moreau...

Les paysages sont beaux, les maisons au bord de Seine et au Cannet constituent des cadres enchanteurs... mais j'avoue m'être un peu ennuyée en regardant cet hommage qui n'en finit plus (2h02)...

Heureusement que les tableaux sont là, baignés de lumière et transfigurés par le désir amoureux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur belge Joachim Lafosse s'est inspiré, pour écrire le scénario de son dernier film, d'une histoire vraie : "Victor Hissel, l'ancien avocat de familles de victimes de Marc Dutroux, a été mis en cause en 2007 pour détention d’images pédopornographiques. Son fils Romain, a poignardé son père à plusieurs reprises en 2009, le blessant gravement. Il n'avait pas supporté que son père, qui était un symbole de la lutte contre les violences sexuelles en Belgique, ait lui-même des penchants pédophiles".

Le film commence sur un gros plan du visage défait d'Emmanuelle Devos au volant de sa voiture : elle a rendez-vous avec une policière qui lui apprend que son fils est accusé d'homicide...

Flash back dans la vie "parfaite" d'Astrid Schaar qui est mariée à  François (Daniel Auteuil), un avocat de renom et vit dans une belle maison bourgeoise avec piscine... Seule ombre apparente au tableau : la fille ainée du couple ne veut plus venir chez eux...

Le spectateur comprend vite qu'un secret plane sur cette famille et plombe les relations : le mari, la femme et leur fils Raphaël cohabitent et se croisent dans cette maison sombre où chacun s'isole... derrière l'écran de son ordinateur...

De scènes en scènes, nous entrons dans le "silence", en essayant de faire le lien entre les différentes informations qui nous sont livrées à la manière d'un puzzle à reconstituer... heureusement qu'il y a quelques moments de dialogues qui se passent presque toujours dans le huis clos d'une voiture (la famille en a plusieurs !)...

Les media, tels des vautours, planent au-dessus de l'avocat qui leur lâche, comme à une bande de chiens, des annonces partielles et au compte-gouttes...

Procès à charge de la "société" qui protège les puissants, dénonciation du poids du patriarcat, récit de l'implosion d'une famille rongée de l'intérieur... le film nous plonge dans une atmosphère de malaise... dont on sort quasiment nauséeux...

Emmanuelle Devos et Daniel Auteuil sont de merveilleux interprètes mais ils ne suffisent pas à sauver la mise en scène trop construite et paradoxalement sans réelle émotion...

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier long métrage de la réalisatrice mongole Zoljargal Purevdash nous invite à Oulan-Bator dans un des quartiers périphériques les plus pauvres et les pollués de la capitale de la Mongolie, où les habitants vivent sous le seuil de la pauvreté dans des yourtes difficilement chauffées par des poêles à charbon (en hiver, le thermomètre affiche une moyenne de -35 degrés)...

En 2016, le pays a connu une première grande manifestation contre la pollution de l'air, opposant les plus démunis aux "nantis"...

C'est dans ce contexte que nous découvrons Ulzii, un adolescent qui, depuis le départ de son père, a endossé la responsabilité de la survie de sa mère et de ses trois frères et sœurs...

Très doué en physique, Ulzii qui fait la fierté de son professeur, rêve de faire des études universitaires loin de sa Mongolie natale... mais quand sa mère illettrée et alcoolique décide de retourner à la campagne pour tenter de trouver du travail, il se retrouve chef de famille avec la charge des deux plus grands pour qu'ils puissent continuer à aller à l'école...

Un film passionnant, bouleversant... porté par Battsooj Uurtsaikh, un jeune acteur au regard "bridé", dont l'empathie et le courage nous impressionnent !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Conseillée par une amie, je suis allée voir ce spectacle dont le succès se construit par le bouche à oreille (la pièce serait en passe d'être nominée aux Molières 2024)...

Trois formidables comédiens occupent la scène d'un théâtre que je ne connaissais pas : "Les Enfants du Paradis* dont la programmation est foisonnante...

Une musique jazzy nous enveloppe avant même que le rideau ne se lève et dès les premières minutes, le spectateur est captivé par cette histoire improbable : 1942, Paul, un handicapé moteur,  Jean, un zazou blessé en fuite et Michèle une fermière pétainiste sont contraints de cohabiter jusqu'à la fin de la guerre dans un hospice déserté, au fin fond de la campagne picarde...

Ecrit et interprété par Franck Le Hen (qui joue le zazou), le texte est inventif, profond, habilement rythmé par quelques émissions de Radio Londres ou l'écoute de succès musicaux de l'époque...

Matthieu Nina (qui est réellement handicapé) est la clé de voûte de ce spectacle : abandonné par ses parents, il s'est forgé tout seul une conscience politique en lisant tout ce qui lui tombait sous les yeux : engagé, concerné, protecteur, c'est lui qui assure la survie matérielle du groupe et c'est grâce à lui que ses deux compagnons d'infortune vont se poser les bonnes questions et réveiller le meilleur d'eux-mêmes !

Un bijou d'humanité à voir absolument (la pièce est programmée jusqu'au 27 février)

*Deux salles, flambant neuves, au 34 rue Richer, accolées aux Folies Bergère au cœur du 9ème arrondissement et à deux pas des Grands Boulevards où bouillonnent l’esprit de comédie et l’énergie du divertissement, dans le confort de leurs fauteuils rouges de plaisir, d’où l’on voit bien de partout, et tout ce qui se passe sur leurs larges scènes, comme si l’on avait descendu le Paradis (autrefois dernier balcon des théâtres où l’on entassait les plus démunis) à hauteur d’orchestre pour partager des fêtes terrestres.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le nouveau film de Sofia Coppola était très attendu !

Après Marie-Antoinette en 2006, la réalisatrice, fille de, s'attaque à un nouveau mythe : Priscilla Presley !

Quand Priscilla Beaulieu rencontre Elvis Presley en 1958 sur une  base militaire de l’Air Force à Wiesbaden en Allemagne, elle a 14 ans et lui 24 : il est déjà célèbre, elle est encore au collège...

Sofia Coppola s'est inspirée des mémoires de Priscilla Presley, Elvis et Moi, écrits en 1985 - pour nous proposer sa vision à elle de cette femme enfant, qui, 10 ans après avoir rencontré Elvis, décide enfin de passer à l'âge adulte et ose quitter The King

Le film nous plonge dans le conte de fées que vit cette adolescente, propulsée dans la prison dorée de Graceland où la star, entouré de son boys' band, peine à exister sous la férule du "Colonel Parker" et de son père...

La caméra s'attache au visage de Priscilla, jeune fille fraîche et sage, transformée en poupée outrageusement maquillée et coiffée en choucroute par la volonté d'Elvis, qui en fait peu à peu sa "chose" jusqu'à ce qu'elle finisse par se révolter...

Si Elvis a le visage d'ange de Jacob Elordi dans la première partie du film, les fêlures du personnage apparaissent très vite... quant à Cailley Spaeny, elle est très convaincante dans son rôle...

Beaucoup de similitudes entre Priscilla et Marie-Antoinette dans leur apprentissage forcé des codes en vigueur, chacune en son palais, chacune en son époque mais j'avoue être restée à l'extérieur du film tant le personnage de Priscilla est quasi mutique et les images trop léchées !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Eté 1941, veille de l’invasion de l’Ukraine soviétique par les nazis.

Dans un shtetl, qu'une rivière sépare de la Pologne occupée par les allemands, Mendele (fascinant Moshe Lobel), un jeune homme parti dans la ville de Kiev pour se lancer dans une carrière cinématographique, revient chez lui pour revoir son père veuf et surtout tenter d'empêcher le mariage de son amour de jeunesse avec son rival Folye (Antoine Millet)...

Le réalisateur français Ady Walter issu du documentaire, dont l'ambition est de nous montrer la vie d'un shtetl (village habité principalement par des juifs) à la veille de l'opération Barbarossa, nous offre une réflexion tout à la fois mémorielle et très actuelle sur une communauté juive divisée entre les hassids, enfermés dans la doctrine religieuse la plus stricte, les opportunistes capables de composer avec les Soviétiques (à l'époque) ou les "modernes", tel Mendele, génial analyste de la Torah mais trop universaliste pour accepter l'étroit héritage rabbinique...

Des personnages complexes, de très longs plans séquences pour installer la profondeur des traditions et la tension qui monte, un jeu savant entre le présent en noir et blanc et le passé en couleurs, un film brillant qui nous parle des conflits d'aujourd'hui : Ukraine et Russie, Israël et Palestine !

A voir absolument avant que le film très peu diffusé ne disparaisse des écrans !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après l'excellent Antoinette dans les Cévennes, Caroline Vignal a de nouveau choisi Laure Calamy pour interpréter l'héroïne de son 4ème long métrage... mais le talent de cette dernière ne fait pas tout...

La réalisatrice qui s'est inspirée des confidences d'une de ses amies récemment divorcée, nous parle du désir des femmes !

Iris (Laure Calamy), a tout pour être heureuse : un mari séduisant, deux filles qui travaillent bien en classe, un beau métier (elle est dentiste), un bel appartement, des amis... mais elle souffre de ne plus être désirée par son mari Stéphane (Vincent Elbaz) qui passe ses soirées les yeux rivés sur son ordinateur...

S'étant inscrite sur un site de rencontre, elle découvre les "Matchs"  et les notifications qui pleuvent à longueur de journée...

Après une première rencontre décevante, elle établit des règles et se lance dans la conquête des hommes de tous les âges et de tous les physiques : "il pleut des hommes" dans les bras de la quadragénaire frustrée dont le sourire ne cesse de s'élargir au fur et à mesure des "Dates"...

Après un démarrage laborieux, le film ne trouve pas son rythme et nous impose des scènes sans aucun intérêt entre Iris et les hommes qu'elle choisit, qui sont tous plus benêts les uns que les autres... quant à la fin, elle est tellement prévisible...

Dommage !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Comme chaque année, je me suis livrée à cet exercice difficile mais passionnant : passer en revue les films vus en 2023 et sélectionner ceux que j’ai particulièrement appréciés !

Parmi les 270 films sortis sur les écrans français en 2023, j’en ai personnellement découvert 123 (soit environ 10 par mois) : j’ai battu mon record de 2022 qui était de 95 !

J’ai établi une première sélection de mes films préférés : 29 films dont 17 français et 12 étrangers

Sur ces 29 films, j’ai retenu 10 films qui constituent mon palmarès 2023 : 3 français et 7 étrangers (marocain, anglais, italiens, allemand, américains)

Le n°1 s’est imposé de façon évidente : Anatomie d’une chute de Justine Triet, Palme d’Or à Cannes en 2023, qui a fait un carton au box-office (27e position avec 1.3 million d’entrées) et qui aurait mérité de représenter la France aux Oscars !

Pour les 9 autres titres, j’ai longtemps hésité : je vous propose une sélection qui est le reflet de mes coups de cœur hautement subjectifs, d’autant plus que je n’ai pas vu certains films qui figurent parmi les préférés des critiques (ex : Les herbes sèches de Nuri Bilge Ceylan ou Le règne animal de Thomas Cailley)

N°1 : Anatomie d'une chute de Justine Triet : un film moderne, puissant, brillant… un thriller, un film de procès qui parle du naufrage d'un couple et de l'intelligence émotionnelle d'un enfant - aux côtés d'une formidable Sandra Hüller dans le rôle principal, des comédiens de grand talent comme Swann Arlaud !

N°2 : Le bleu du caftan de Maryam Touzani : dans la médina de Salé (proche de Rabat), une ode à la liberté d'aimer, à la sensualité des corps, à la suavité des mandarines, au soyeux des étoffes, au travail bien fait - un film magique transcendé par Lubna Azabal !

N°3 : Empire of light de Sam Mendès : le film tourné dans le cinéma « Empire » de Margate est une ode au 7ème art – des personnages aux parcours dignes et poignants et Olivia Colman qui, une fois de plus, crève l’écran !

N°4 : La conférence de Matti Geschonneck : le réalisateur allemand nous fait vivre en "direct" la conférence de Wannsee qui a scellé le sort de millions de juifs exterminés dans les camps de la mort... Documentaire à charge et non fiction, le film devrait figurer au programme d'Histoire des futurs citoyens européens !

N°5 : Le procès Goldman de Cédric Kahn : un brillant exercice de dialectique où l'accusé, magnifiquement interprété par Arieh Worthalter, donne le ton des échanges : pas de témoin de moralité, pas de pathos, les faits, rien que les faits...

N°6 : Tàr de Todd Field : un film foisonnant, à voir pour l'incroyable performance de Cate Blanchett, pour son ancrage dans l'actualité des réseaux sociaux et pour son audace : une cheffe d'orchestre avant-gardiste dans un grand orchestre symphonique allemand !

N°7 : La fiancée du poète de et avec Yolande Moreau : d'une grande douceur et d'une grande liberté, le film est une véritable comédie sociale qui pose la question de la nécessité du mensonge... pour supporter la morosité de la vie !

N°8 : Nostalgia de Mario Martone : une immersion dans le dédale des rues d’un quartier populaire de Naples où règne sans partage la Camorra... une belle réflexion autour de la force du passé, du poids de l'amitié et du sentiment d'appartenance avec l'excellent Pierfrancisco Favino dans le rôle principal !

N°9 : L’enlèvement de Marco Bellocchio : tourné dans de magnifiques décors, une somptueuse reconstitution historique pour nous replonger dans une époque où le pape, à la tête des Etats Pontificaux, pouvait kidnapper un enfant mineur pour l'élever dans la religion catholique contre l'avis de ses parents...

N°10 : Oppenheimer de Christopher Nolan : un biopic magistral avec, dans le rôle-titre, le formidable Cillian Murphy qui excelle dans ce rôle complexe d'un scientifique juif surdoué, amateur d'art et de conquêtes féminines, polyglotte capable de déchiffrer le sanskrit et d'apprendre le néerlandais en un semestre...

Et aussi :

Une belle réflexion sur la quête de soi et l'ouverture aux autres : Le ciel rouge

Un superbe premier film soudanais aux accents féministes : Good bye Julia

Deux formidables reportages : Je verrai toujours vos visages (Justice réparative) et Sur L'Adamant (péniche, centre de jour pour des parisiens atteints de troubles psychiatriques)

Un film coup de poing sur la lanceuse d'alerte Maureen Kearney : La syndicaliste

Agnès Jaoui nous invite à une passionnante masterclass : Le cours de la vie

Quatre films sur la recherche de l'excellence : Le théorème de Marguerite, La voix royale, De grandes espérances et Divertimento

Et encore :

Rien à perdre, Le temps d'aimer, Les feuilles mortes, Second tour, Une nuit, Vers un avenir radieux, Jeanne du Barry, Le ravissement, Les filles d'Olfa

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Les français continuent à reprendre le chemin des salles de cinéma : 181 millions d'entrées en 2023 (+18.9% versus 2022) et je ne peux que m'en réjouir (même si le chiffre reste encore inférieur à celui des entrées des années 2017 à 2019 : 208 millions en moyenne)

J'ai hâte de vous faire partager mes émotions de 2024 !

 

Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023
Cinéma : classement 2023

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