Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tenant davantage de la comédie, le film marque une certaine rupture dans le travail de Thierry Klifa : le réalisateur a voulu nous offrir un film un peu foutraque avec une brochette d'acteurs talentueux... et une bande son guillerette signée Alex Beaupain !

Fanny Ardant, toujours aussi belle, interprète Rachel, une Ma Dalton qui "travaille" en famille : secondée par ses deux fils Max (Mathieu Kassovitz étonnamment drôle et touchant) et Jérémie (Nicolas Duvauchelle, incroyable dans un rôle un peu casse-gueule) et de son petit fils Nathan (Ben Attal), la petite bande réalise des casses un peu minables dans des appartements dont les propriétaires s'absentent pour une soirée...

Mais rien ne va plus quand Jérémie, sur un coup de tête, décide de voler un tableau de Tamara de Lempicka dont l'arrachage déclenche l'alarme : les Pieds Nickelés s'enfuient à l'exception de Nathan que la police va arrêter puis faire emprisonner durant trois ans...

Quand Nathan sort de prison, tout s'accélère...

La famille, reconstituée tant bien que mal autour de Rachel, décide de retrouver Jérémie qu'ils soupçonnent d'avoir gardé le tableau...

L'action se déplace en Normandie dans le joli village de Saint Vaast où nos héros se retrouvent, espionnés sans qu'ils le sachent, par un policier (toujours aussi excellent Michel Vuillermoz) et par Nellie, une détective privée camouflée (délicieuse Laetitia Dosch)...

Les péripéties s'enchaînent pour notre grand plus amusement, enrichissant un scénario qui nous réserve quelques jolies surprises, un twist final et des scènes familiales cocasses et attendrissantes...

Dommage que le film soit un peu trop long (1 h 56), sinon il aurait été parfait !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

C'est sur le conseil de Ben Roberts (qui dirigeait alors le fonds de financement du British Film Institute), que le réalisateur Terence Davies (décédé en octobre 2023), a accepté d'écrire et de tourner la biographie de Siegfried Sassoon, sous le titre de "Les "Carnets de Siegfried"...

Pour aborder la personnalité complexe de son héros, Terence Davies s'est plongé dans trois énormes biographies de Siegfried Sassoon (1886-1967), dans lesquelles il a découvert ses multiples facettes...

Le film commence en 1914, lorsque le jeune Siegfried Sassoon, est enrôlé dans l’armée britannique. Révolté par les atrocités de la première guerre mondiale et profondément attristé par la mort de son frère, le poète en herbe va prendre la plume pour dénoncer les errements et l'inhumanité du commandement militaire. Mis au ban par sa hiérarchie, il va échapper à la peine de mort et être enfermé dans un hôpital militaire en Ecosse, officiellement soigné pour "neurasthénie".

En 1918, il devient la coqueluche du "Tout Londres" pour ses pamphlets pacifistes et ses carnets de guerre !

Pendant plus de deux heures, le film nous immerge savamment dans cette période d'après-guerre en Angleterre, en nous faisant partager le cheminement intérieur de ce personnage hors du commun qui, attiré par les hommes, s'est marié et a eu un fils - qui, en quête d'"immuable", s'est converti tardivement au catholicisme...

Dans une mise en scène virtuose, les différents thèmes sont abordés par petites touches puis repris dans de longues séquences, elles-mêmes entrecoupées de bouleversantes images d'archives de la "grande guerre", avec en fond sonore la lecture de ses poèmes dénonçant le massacre de la jeunesse européenne...

Des personnages passionnants (avec une mention spéciale pour le psychiatre militaire), des acteurs excellents, dont Jack Lowden remarquable dans le rôle de Siegfried, un humour anglais dont on se lasse pas tant il est subtil et résonne merveilleusement dans une langue anglaise très oxfordienne...

Un grand moment de cinéma !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tout le monde connait les grandes lignes de la méthode Montessori qui s'appuie essentiellement sur la liberté des élèves, mais qui connait Maria Montessori ?

La jeune réalisatrice Léa Todorov (fille de Nancy Huston), diplômée de Sciences Po et passionnée par les méthodes d'éducation alternatives, a réalisé un documentaire en 2017 sur "L'éducation nouvelle entre les deux guerres" et sort un premier long métrage pour célébrer les découvertes de Maria Montessori...

Une des premières femmes diplômées de Médecine en Italie, Maria Montessori obtient également une licence en biologie, en philosophie et en psychologie.

Entre 1894 et 1896,  elle travaille comme assistante dans la clinique psychiatrique de l'Université de Rome, où elle rencontre plusieurs enfants déficients mentalement. Constatant avec effarement qu’ils sont mélangés aux adultes et qu’ils n'ont aucun jeu à leur disposition,  elle obtient  la création d'un service séparé, qui sera considéré comme l'un des premiers services pédo-psychiatriques en Italie.

Pour proposer et opposer deux modèles de "femmes puissantes" au début du XXe siècle, la réalisatrice a inventé le personnage de Lili d'Alengy, cocotte admirée du tout Paris, incarnée avec talent par Leila Bekhti

Quand Lili d’Alengy, cocotte au faîte de sa gloire, doit fuir Paris en 1900 pour cacher sa fille Tina "déficiente mentale", elle s'installe à Rome où elle l'inscrit  dans le service de Maria Montessori (magnifique Jasmine Trinca) et découvre avec stupeur les réels bénéfices de son approche pédagogique.

Passionnant et très pédagogique dans un premier temps, le film s'enrichit de la rencontre de ces deux femmes qui vont peu à peu s'apprécier puis s'épauler voire se compléter... car Lili, grâce à Maria Montessori redécouvre sa fille... car Maria, qui a eu un fils hors mariage avec le professeur de psychiatrie Montesano, va apprendre à s'affirmer dans le monde patriarcal de la médecine et dans sa vie personnelle...

Maria Montessori est certes une "nouvelle femme", une femme moderne mais elle doit composer avec tous les préjugés de son époque et de son milieu social...

Tourné avec des enfants handicapés, le film est un magnifique plaidoyer en faveur de l'approche attentionnée et respectueuse des enfants...

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier long métrage de Julien Carpentier réunit deux grands acteurs : Agnès Jaoui et William Lebghil...

Dans cette fiction, le réalisateur a voulu nous parler de sa douloureuse relation avec sa mère bipolaire...

Dans le film Pierre 33 ans est fleuriste... Il n'a pas revu sa mère Judith (Agnès Jaoui impériale) depuis 2 ans,  pour s'en protéger et tenter de construire sa vie d'homme...

Aussi quand sa grand-mère lui apprend que sa mère s'est échappée de l'établissement de santé auquel il l'avait confiée, il est consterné car il n'a plus la force de "gérer" les débordements permanents de cette dernière...

Le road-trip retour vers la clinique va les amener par le biais de détours inattendus, à évoquer des souvenirs, exprimer leurs sentiments, se parler et trouver peut-être une façon de réconcilier leurs vies si durement affectées par la maladie...

Le film tout à la fois drôle et poignant nous offre une belle figure d'homme dans le personnage de Pierre : William Lebghil qui nous avait séduit dans "Première année" puis dans "Un métier sérieux" trouve ici un rôle qui lui permet d'exprimer tout son talent !

A voir absolument !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans le film, on découvre Maurice Ravel à une période qui ne lui est pas propice, comme l'explique la réalisatrice Anne Fontaine : "Il est enlisé, il ne sait pas comment aborder le ballet qu’il a promis à cette femme aussi tenace que baroque qu’est Ida Rubinstein, ex-danseuse des Ballets Russes, devenue la star et la productrice de ses propres spectacles."

Pour interpréter ce musicien, mal dans sa peau, qui n'aime pas son Boléro, auquel le grand public le réduit souvent aujourd'hui, Raphaël Personnaz a perdu 10 kg, a repris des leçons de piano pour entrer dans le jeu de Ravel (il interprète 80% des morceaux), et s'est formé à la direction d'orchestre : une véritable performance !

De tous les plans, l'acteur (sous "utilisé" dans le cinéma), incarne brillamment l'artiste solitaire, ascète tiré à quatre épingles, attaché à sa mère et vieillard avant l'heure touché par une maladie dégénérative - et éclipse les autres personnages à l'exception de Jeanne Balibar qui semble beaucoup s'amuser dans son interprétation d'Ida Rubinstein !

Tourné en grande partie dans la vraie maison de Ravel, Le Belvédère, à Montfort-l'Amaury dans les Yvelines, le film séduit par quelques trouvailles (l'immersion dans une usine pour repérer des rythmes répétitifs) - mais pêche malheureusement par ses longueurs, ses digressions et ses répétitions...

Les premières images sonores, pot pourri de toutes les interprétations de ce "hit" mondialement adopté sont passionnantes... par contre la fin qui illustre les fameuses 17 minutes de l’œuvre n'en finit plus !

Le film de 2 heures aurait mérité d'être resserré autour du mystère de la création de ce génie, dont la musique continue à nous accompagner et pas uniquement au Pays Basque !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film du réalisateur allemand Ilker Catak concourt aux Oscars 2024 dans la catégorie Meilleur film international, aux côtés de Moi, capitaine (Italie), Perfect days (Japon),  Le cercle des neiges (Espagne) et La zone d'intérêt (Royaume Uni)... 

Alors qu'une série de vols a eu lieu en salle des profs, Carla Nowak (formidable Leonie Benesch), professeure principale d'une classe de 5ème, très réticente face à la pression exercée sur les enfants pour leur faire dénoncer le ou la coupable, décide de mener l'enquête seule et à sa façon...

Très à l'aise dans son double rôle de professeure de maths et d'éducation physique, elle a un excellent contact avec ses élèves mais n'a pas encore complètement trouvé sa place auprès de ses collègues qui, pour la plupart, enseignent depuis de longues années dans ce collège...

Le film nous questionne très intelligemment sur la société actuelle, ses rapports sociaux et son racisme sous-jacent, sur les relations conflictuelles entre parents et professeurs, sur la place de l'adolescent dans un environnement d'adultes, sur les notions de pouvoir, de solidarité et de délation...

Tous les acteurs, quel que soit leur âge, sont tous excellemment campés dans leur complexité et l'on sort de la salle partagé : qu'aurions-nous fait à la place de Carla, le voleur dénoncé est-il le coupable, quels sont les réels enjeux de ce drame social, comment les victimes vont-elles pouvoir se reconstruire etc...

Passionnant !

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après un premier documentaire sur la famille de son père Leur Algérie, réalisé en 2021, Lina Soualem, née à Paris d'un père algérien et d'une mère palestinienne, continue à filmer ses proches pour leur faire raconter l'histoire de leurs vies...

Dans son dernier long métrage, elle a réussi à convaincre sa mère Hiam Abbass (qui interprète son propre rôle), de parler de sa famille, de son passé et surtout de revenir sur les circonstances de son déracinement...

Hiam Abbass a quitté son village palestinien pour réaliser son rêve de devenir actrice en Europe, laissant derrière elle sa mère, sa grand-mère et ses sept sœurs.

Trente ans plus tard, elle accepte de retourner avec sa fille sur les traces des lieux disparus et des mémoires dispersées de quatre générations de femmes palestiniennes.

Le film s'ouvre sur des images d'archives familiales et nous parle de cette terre de Palestine tant aimée et du lac de Tibériade dans lequel toutes les générations de la famille Tabarya (traduction arabe de Tibériade), se sont baignées...

La réalisatrice nous parle de la beauté de la langue arabe, des traditions et des valeurs que ces femmes ont réussi à transmettre à leurs enfants, malgré les drames consécutifs à l'exode de 1948*, et c'est très beau !

* En 1948, 700 000 Arabes palestiniens (sur les 900 000 qui vivaient dans les territoires qui passeront sous contrôle israélien à l'issue de la guerre), auraient fui ou auraient été chassés de leurs terres...

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Courez voir ce spectacle éminemment réjouissant en ces temps anxiogènes et pluvieux !

Nicolas Briançon (Jean Poiret) et François Berléand (Michel Serrault) font revivre le duo complice qui connut la gloire dès l'année 1953, en se produisant au Tabou, un célèbre club de jazz de Saint-Germain des Prés !

Comme le dit Nathalie Serrault, fille de, qui a réalisé la mise en scène : "J’ai souhaité transmettre et partager beaucoup de joie et un peu de folie, en proposant un florilège de leur univers déjanté, en évoquant leurs influences, leurs parcours, leurs débuts au cabaret, la télévision qui leur offre une notoriété grandissante, le cinéma (Sacha Guitry leur confiera les rôles principaux de son film Assassins et voleurs en 1956) la publicité, et bien sûr, le théâtre, tout en soulignant l’intemporalité des sketchs par quelques références plus actuelles" - et c'est réussi !!!

Huit sketchs menés tambour battant, des interludes clin d’œil à l'actualité, un extrait d'un spectacle des années 50... le public conquis en redemande !

J'ai particulièrement apprécié deux sketchs qui s'inscrivent dans notre contemporanéité :

- le réseau de métro parisien pour résorber les embouteillages dans Paris mais dont la ligne n°1 n'est pas complètement rectiligne et donne accès à de trop nombreux monuments qu'il conviendrait de délocaliser en régions 🤣

- la pratique de la gymnastique en chambre pour être à la hauteur des héros des Jeux Olympiques !

Une heure 1/2 pour retrouver la pêche et donner envie de se replonger dans les sketchs originels, disponibles sur le site de l'INA !

Voir les commentaires

<< < 1 2

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog