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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Projeté en 1ère mondiale au festival international du film de Saint Jean de Luz, le premier long métrage de Amine Adjina, diplômé de l'atelier scénario de la Femis, est un vrai bijou de tendresse, d'humour et de réflexion sensible sur les rapports entre parents et grands enfants, sur fond d'exil...

Il nous raconte l'histoire de Mehdi (Younès Boucif à la bouille craquante), né en France de parents algériens émigrés, qui, sous la houlette de Bernard (Gustave Kervern), est devenu un cuisinier de talent dans une brasserie lyonnaise...

Mais Mehdi, seul homme de la fratrie depuis le décès de son père, ne veut pas faire de peine à sa mère Fatima (incroyable Malika Zerrouki dont c'est le premier rôle au cinéma), en lui annonçant qu'il a renoncé à la cuisine de ses origines et surtout qu'il est fou amoureux de Léa (adorable Clara Bretheau), avec laquelle il projette d'acheter le restaurant...

Pour tenter de réconcilier l'irréconciliable, Mehdi va inventer un stratagème qui va encore compliquer ses relations avec sa mère, ses sœurs (dont il se sent responsable) et surtout Léa...

Des acteurs formidables de naturel bien que pour la plupart débutants dans le métier (Malika exerce la profession de médiatrice entre parents et grands enfants mais n'avait pas pu jusqu'ici réaliser son rêve de jeune algérienne de devenir actrice, car empêchée par son grand-frère),  des scènes très drôles (dont un happening dans un train InterCités), un authentique questionnement identitaire et la célébration de la cuisine comme sujet de transmission !

Que demander de plus ?

Le public enthousiaste a salué le jeune réalisateur et l'incroyable Malika venus parler du casting et du tournage ! 

PS :  "La petite cuisine de Mehdi"  a été récompensé par le prix de la critique du public des films hors compétition, dont il faisait partie !

Sortie prévue en salles le 10 décembre 2025 ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Paul Thomas Anderson s'est inspiré librement pour son dernier film du roman Vineland de Thomas Pynchon, en transposant l'histoire de la Californie des années 80 à celle d'aujourd'hui...

Durant 2h40, il nous entraîne dans un film poursuite complètement speedé, où un père Leonardo DiCaprio, ex révolutionnaire en robe de chambre et fumeur de joints, qui "élève" depuis 16 ans Willa, la fille qu'il a eu de son ex compagne, révolutionnaire afro-américaine emprisonnée, se voit obligé de sortir de sa retraite pour sauver sa fille traquée par l'ancien ennemi du couple : le colonel Lockjam (Sean Penn méconnaissable)...

Le film nous parle de violence, d'une société secrète de suprémacistes blancs,  de néonazis, de militaires bourreaux... campant le tableau d'une Amérique effrayante...

Il y a tellement de rebondissements dans ce scénario que je ne me souviens de rien alors que je l'ai vu hier...

Seul Leonardo DiCaprio, véritable colonne vertébrale du film, tire son épingle de ce jeu de massacre... contrairement à Sean Penn qui en fait des tonnes...

Sa fille Willa, emplie d'une fougueuse jeunesse, interprétée par Chase Infiniti crève également l'écran... mais franchement le film ne vaut pas le déplacement malgré les critiques dithyrambiques de Télérama !  

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier opus de Jafar Panahi  a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025, où il a obtenu la Palme d'Or.

Le film est directement né de la deuxième expérience carcérale du réalisateur iranien, entre juillet 2022 et février 2023. À la différence de sa première peine en 2010 au cours de laquelle il avait connu un quasi-isolement, il a cette fois-ci été amené à côtoyer de nombreux autres prisonniers. En sortant, après huit mois de détention, l’idée de faire un film pour ceux qu’il avait rencontrés en cellule est devenue une nécessité.

Comme dans "Taxi Téhéran", une grande partie de l'histoire se déroule en huis clos dans un véhicule : un grand van blanc où Yahid va enfermer Eghbal, un homme croisé par hasard dans lequel il croit reconnaître son ancien tortionnaire.

Mais face à ce père de famille qui nie farouchement avoir été son bourreau, le doute s’installe et Yahid va rechercher le témoignage de ses anciens compagnons de cellule, qui comme lui, n'ont jamais vu leur bourreau puisqu'ils avaient constamment les yeux bandés...

Hantée par la voix d'Eghbal et surtout par le bruit de sa claudication, la petite troupe composée, outre Yahid, d'un couple sur le point de se marier et de leur photographe et d'un autre homme en colère, va hésiter entre le désir de vengeance et le doute qui les habite tour à tour...

Etonnant film qui nous fait toucher du doigt la violence de ce régime, le désarroi des victimes et l'embrigadement des tortionnaires...

Difficile de critiquer cette œuvre tournée dans la clandestinité par un cinéaste qui risque sa vie pour témoigner du climat de terreur qui règne dans son pays... mais j'avoue avoir eu du mal à entrer dans le scénario...

Avec le recul toutefois, le film prend toute sa force d'accusation politique ! 

NB Le film "Les fantômes" de Jonathan Millet sorti en juillet 2024 et traitant du même sujet, mais dans le cadre du régime syrien, était beaucoup plus poignant car il ne s'inscrivait pas dans le registre de la farce et de la cocasserie adopté par Jafar Panahi ! 

 

 

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