La réalisatrice Rebecca Zlotowski dont le talent se confirme, nous offre un film à la fois riche et fantaisiste qui nous fait partager le chemin d'une thérapeute qui découvre ses failles en enquêtant sur la mort d'une de ses patientes incarnée par Virginie Efira...
Jodie Foster, qui joue pour la première fois en français, incarne avec brio et dérision cette femme puissante qui se trouve confrontée à une totale perte de contrôle...
Isolée dans son orgueil, elle se voit contrainte de chercher de l'aide auprès de son ex-mari toujours amoureux d'elle (Daniel Auteuil délicieux) et de se rapprocher de son fils (Vincent Lacoste très adulte dans son rôle de jeune papa, habité de reproches envers une mère qui l'a délaissé pour son métier)... de faire face à la colère du mari de sa patiente décédée (Mathieu Amalric) et même de faire appel à l'hypnose pour dénouer son enquête !
Un film très réussi qui joue sur plusieurs registres et n'est pas sans évoquer la période la plus inspirée de Woody Allen !
Connu pour ses scènes intimistes et ses clairs-obscurs d’une grande intensité, Georges de La Tour dont la production est restreinte est peu exposé.
L'exposition du musée Jacquemart André qui est la première grande rétrospective française depuis 1997, présente plus de 30 chefs-d’œuvre sur la quarantaine d’œuvres connues de l'artiste...
Peintre du peuple plus que de la cour, Georges De La Tour sublime la solitude de ses sujets dont il fait le portrait et redonne visage et dignité aux figures marginales et populaires : musiciens aveugles, vieillards, paysans...
Bien qu’aucun voyage en Italie ne soit attesté, Georges de La Tour est influencé par Caravage, dont le style rayonne alors dans toute l’Europe. Ses tableaux se distinguent toutefois par un réalisme et des compositions sobres, qui contrastent avec l’intensité dramatique des toiles caravagistes italiennes.
Fasciné par les jeux de lumière artificielle, il réalise plusieurs scènes nocturnes à la chandelle — parmi lesquelles La Femme à la puce, Job raillé par sa femme ou encore Les Joueurs de dés — devenues emblématiques.
La flamme vacillante d’une bougie s’impose également comme sujet central de ses œuvres (Nouveau-Né, Madeleine pénitente) : elle accentue la densité des matières et confère à ses toiles une intensité à la fois poétique, fragile et intemporelle.
S’il s’intéresse aux scènes de jeux (Le Tricheur à l’as de carreau, Les Joueurs de dés) et à la peinture de genre, Georges de La Tour est surtout reconnu pour ses toiles religieuses, empreintes d’une intensité spirituelle remarquable sous leur apparente simplicité.
A voir malgré l'affluence jusqu'au 26 janvier 2026 !
Le premier long métrage d'Isabelle Carré, adapté de son premier roman éponyme, est inspiré par les difficultés qu'elle a traversées durant son adolescence et surtout qu'elle a su sublimer en se lançant dans sa carrière théâtrale...
Le scénario se déroule dans les années 80 à l'hôpital Necker où sont "enfermés dans une camisole chimique", les jeunes gens qui ont cherché à attenter à leur vie...
Elle décrit leur triste quotidien surveillé par des soignants qui, à l'époque, ne savaient ni les écouter, ni les soigner : beaucoup de ces adolescents finissaient d'ailleurs en maison de correction...
Isabelle Carré nous informe et alerte le ministère de la Santé sur la déliquescence de la pédopsychiatrie en France qui n'arrive pas à faire face à la multiplication des mal-êtres de l'adolescence et plus particulièrement des jeunes filles d'aujourd'hui : le constat est alarmant car si les méthodes ont très favorablement évolué, aujourd'hui un jeune sur deux ne peut pas être pris en charge (délai de 6 mois à 2 ans) faute de médecins et de lits !
Les jeunes acteurs, tous formidables, ont été repérés grâce au savoir-faire des directrices de casting de la série En thérapie...
Isabelle Carré jeune est interprétée par la ravissante et expressive Tessa Dumont Janod dont c'est le premier rôle au cinéma , Judith Chamla interprète la mère, Bernard Campan le psychiatre surnommé par les patients "La gestapo", et Alex Lutz, toujours aussi formidable, le frère musicien d'Isabelle Carré aujourd'hui...
Le film, malgré son sujet, est à la fois léger et profond, la bande son imaginée par le frère d'Isabelle Carré formidable de justesse et Isabelle Carré elle-même nous touche, comme dans chacune de ses interprétations par sa sensibilité à fleur de peau, son authenticité et son courage ! Et son interprétation du tube La symphonie des éclairs de Zaho de Sagazan !
Comme elle le dit, Emmanuel Macron a décrété 2025 : l'année de la santé mentale mais rien de concret n'a été ni réalisé ni même planifié sur ce sujet ô combien essentiel pour notre société !