Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

theatre

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Un rapport sur la banalité de l'amour" au théâtre de la Huchette

En contrepoint du film "Hannah Arendt" dont je vous parlais - film qui explorait la période où cette dernière publiait le livre qui fit scandale sur "La banalité du mal", il faut absolument aller voir cette pièce qui met magnifiquement en scène la relation entre Hannah Arendt et son mentor Martin Heidegger !

Son auteur argentin Mario Diament connait un grand succès en Amérique du Sud et du Nord. La pièce est à l'affiche depuis 3 ans à Buenos Aires et a été plusieurs fois récompensée. C'est la première fois qu'elle est jouée en France !

Le sujet qui était sous jacent dans le film et surtout trop brièvement remis en perspective, est ici analysé de manière très sensible !

Les deux interprètes, Maïa Gueritte et André Nerman, tous les deux formidables, nous replongent immédiatement dans cette période de l'avant-guerre et nous font revivre la passion amoureuse de deux êtres que tout devrait séparer : le philosophe soupçonné de complaisance avec le nazisme et sa jeune élève juive qui fuit l'Allemagne dès 1933 pour se réfugier en France puis aux USA !

Nous les accompagnons tout au long de leur vie entre rencontres secrètes (Martin Heidegger est marié et tient à sa réputation dans le milieu universitaire qui est le sien), querelles idéologiques et retrouvailles après-guerre !

Nous comprenons mieux pourquoi Hannah n'a pu totalement renier Martin malgré ses prises de position qui lui vaudront un procès en 1945 et ses attitudes souvent machistes voire parfois froidement égoïstes !

Pour partager l'intimité intellectuelle et amoureuse de deux figures symboliques de la première moitié du XXe siècle !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Contractions" au théâtre des Abbesses

La pièce du jeune anglais Mike Bartlett ne se joue malheureusement plus mais il faut que je vous en parle car ce fut un grand moment de théâtre et l'auteur mérite d'être suivi !

A 33 ans, il a écrit une douzaine de pièces pour la scène mais également pour la radio : "Love contractions" a été adapté pour le Royal Court en 2008...

Le décor sobre nous propulse immédiatement dans l'entreprise avec ses codes : immense table de réunion, fontaine à eau, plante verte !

Deux personnages, deux femmes vont s'affronter au fil de leurs rencontres et mettre en lumière les techniques qui font de l'être humain un esclave à la merci de son employeur !

La jeune directrice des ventes à l'avenir professionnel prometteur est convoquée par la directrice qui l'accueille aimablement et s'enquerre de ses relations avec ses collègues...

Elle lui rappelle que toutes les relations sentimentales et a fortiori sexuelles sont interdites dans l'Entreprise et que d'ailleurs cela figure dans son contrat...

La jeune femme, bien dans sa peau, qui poste les films de ses soirées sur facebook, s'étonne : elle ne connait rien de semblable !

Pourtant elle va être trahie par un de ses collègues qui dit avoir subi une forme d'harcèlement sexuel de sa part...

De convocation en convocation, la directrice n'aura de cesse que de détruire cette jeune femme tout en gardant ses précieuses compétences : en lui demandant de renoncer à son amour, puis à son enfant... la poussant au suicide, à la folie... jusqu'à la rédemption glaçante de la fin de l'histoire...

La pièce fait froid dans le dos tant les mécanismes de l'oppression qui se mettent en place désarment la jeune femme, qui se retrouve dans un corner sans autre issue que la soumission !

Les deux actrices (Marie Denamaud et Elina Löwensohn) jouent superbement bien, la mise en scène de Mélanie Leray est réellement inventive et le texte traduit de l'anglais garde tout son impact !

Une réussite par rapport à la pièce "En réunion" dont je vous parlais précédemment !

Un auteur à aller écouter à Londres ?

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
A voir d'urgence : "Le cirque invisible" au Rond Point

Un magnifique spectacle poétique avec Victoria Chaplin et et Jean-Baptiste Thierrée, à voir avant le 15 juin !

Difficile de traduire ce que le spectateur ressent devant ces deux grands artistes qui réjouissent par leur talent grands et petits !

On ressort de ce spectacle émerveillé, chatouillé, enchanté, transporté, ému, attendri... par ces deux là : 62 ans et 76 ans ! mais tellement jeunes dans leur tête et dans leur corps, facétieux, délicieux, mystérieux et si proches !

Elle, c'est la quatrième fille d'Oona et de Charlie Chaplin : merveilleuse danseuse, acrobate et contorsionniste, elle sait tout faire et règle la mise en scène et les costumes qui sont époustouflants d'inventivité (Molière 2006)

Lui, son mari, fils d'ouvrier, commence sa vie comme imprimeur puis rejoint le théâtre comme souffleur et bientôt comédien ! En 1968, il se tourne vers le cirque !

Elle nous fascine dans des chorégraphies visuelles où elle se métamorphose en personnages de conte et en animaux soyeux plus vrais que nature !

Lui nous fait sourire par ses tours de magie et hop ! dit-il en loupant la balle avec laquelle il jongle, en orchestrant un ballet d'oies et de lapins blancs vivants qui se dandinent et n'en font qu'à leur tête sur la scène du théâtre, refusant même de lire les livres qu'il leur propose !

Je vous le redis, "Le cirque invisible" est impossible à transcrire... allez-y avec vos enfants dont les rires cristallins ajouteront encore au bonheur de la représentation !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"En réunion" ... Quand l'entreprise s'invite au théâtre !

Un spectacle plutôt réussi au Petit Montparnasse avec quatre acteurs archétypaux

- Swann Arlaud (Cole), jeune cadre plein d'idées mais rétif à la discipline et encore peu versé dans les relations interpersonnelles,

- Robert Plagnol (Stratton), cadre confirmé spécialiste de la négociation qui doit "gérer" ses problèmes domestiques au bureau,

- Patrice Kerbrat (Franck), leur supérieur, senior un peu revenu de tout qui évite de trop s'investir,

- Anne Bouvier (Karine David) jeune célibattante qui prend au pied levé la place de son patron dans la partie adverse...

Quand arrive enfin le jour de la signature du contrat après des mois de négociation, Stratton, Cole et Franck apprennent que leur interlocuteur habituel, retrouvé nu en salle de réunion sic, a été viré et remplacé (selon la rumeur) par la responsable de ce comportement pour le moins étrange : Karine David !

S'ensuivent les premiers contacts et échanges où les différents protagonistes s'observent et se jaugent !

Chacun essaie de faire valoir son point de vue et la vie privée ne manque pas de s'inviter aux différentes réunions !

Pour qui connait l'entreprise, l'intrigue est bien menée et les dialogues font mouche...

Un seul regret : qu'il n'y ait pas plus de "caractères" façon La Bruyère autour de la table de négociation pour rendre les rapports de force encore plus vrais, comme dans la vraie vie ?!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Billie Holiday" un très beau spectacle musical

Pour les amoureux du jazz vocal et de Lady Day, allez voir Viktor Lazlo au théâtre Rive gauche, fine interprète de cette grande dame du blues !

Accompagnée par un quartet talentueux (saxo - somptueux, contrebasse, piano et percussion), Viktor Lazlo nous raconte avec humour et passion la vie tumultueuse de l'américaine à la voix feutrée qui, la première, a dénoncé la ségrégation des noirs ...

Elle ne cherche pas à l'imiter mais dialogue avec elle dans une mise en scène plutôt réussie d'Eric Emmanuel Schmitt (images et voix d'archive...)

Elle interprète pour notre plus grand bonheur vingt des plus belles chansons de Billie Holiday dont Summertime, Strange fruit dédié aux nègres lynchés, dont les dépouilles pendaient aux arbres, , My man...

Le spectacle donne envie de réécouter Billie Holiday et de redécouvrir Viktor Lazlo, artiste complète qui a notamment joué dans une excellente pièce d'Eric Emmanuel Schmitt : "L'hôtel des deux mondes" !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
Voir "Le bal" au théâtre de la Huchette

L'horaire n'est pas pratique : le lundi à 19 heures, mais la petite salle connue de tous qui vient de saluer la 17000e représentation de "La Leçon" et de "La cantatrice chauve" de Ionesco - était comble !

Virginie Lemoine a adapté et mis en scène "Le bal", nouvelle d'Irène Némirovsky parue en 1930 chez Grasset et adaptée au cinéma dès 1931 : Danielle Darrieux interprétait alors le rôle d'Antoinette, adolescente de 14 ans en révolte contre ses parents et l'autorité !

Irène Némirovsky, écrivain russe d'origine ukrainienne est venue s'installer à Paris en 1919, fuyant avec sa famille la guerre civile russe...

Elle deviendra célèbre dès 1929 avec son deuxième roman, "David Gobler", mourra à Auschwitz en 1942 et se verra décerner le prix Renaudot à titre posthume et exceptionnel pour "La suite française" en 2004 !

La pièce, très fidèle à la nouvelle, raconte l'histoire d'Antoinette interprétée par Lucie Barret et de ses parents, nouveaux riches parvenus, qui décident de donner un bal pour se faire accepter par la haute société de l'époque ! L'idée de cette nouvelle est venue à Irène Némirovski, nous raconte Virginie Lemoine, à la vue d'une adolescente en pleurs qu'elle aurait croisée sur le pont Alexandre III : l'auteur va donc imaginer toute une intrigue autour de l'adolescente, ses parents et son professeur de piano détestée !

L'adaptation de ce bal tragi-comique est un moment de théâtre unique : vachard, vaudeville intello, absurde hilarant mais également vraie réflexion sur la difficulté du passage à l'âge adulte pour les jeunes de ces générations d'avant guerre où le quotidien n'était fait que de devoirs répétés jusqu'au dégoût de soi et des autres !

A voir absolument pour les nostalgiques de "l'éducation c'était mieux avant" !

Pour les autres, une heure assez exceptionnelle dans un lieu culte !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
Une pièce intelligente et magique au studio des Champs Elysées

Pour passer deux heures décoiffés par le grand souffle de l'Histoire et de la littérature, allez voir le "Le porteur d'histoires" d'Alexis Michalik avec 5 jeunes acteurs fabuleux qui incarnent chacun une dizaine de rôles !

Eric Herson- Macarel, le narrateur et son frère dans la pièce Amaury de Crayencour nous entraînent dans le tourbillon de la grande Histoire des premières sociétés matriarcales à la cour du pape Clément VI à Avignon, de la calèche qui emmène Alexandre Dumas à Paris depuis Villers-Cotterêt aux jardins de Versailles où Marie-Antoinette apprend qu'elle est enceinte, de Delacroix qui fait le portrait d'une mystérieuse Adélaïde (que Dumas a rencontré dans cette même calèche en route pour Paris), aux salons du prince de Polignac...

Une quête vertigineuse à travers l'histoire et les continents que nous raconte Martin Martin et ses acolytes : nous le suivons entre les Ardennes où il va enterrer son père et l'Algérie où se cache une troublante Alia et sa fille qui ont mystérieusement disparu de leur domicile, entre le Canada où réside son frère et Marseille où la fille d'Alia va retrouver son père...

Oui, je sais difficile à suivre mais il faut se laisser porter par le verbe qui nous fait voyager et relire notre Histoire avec pour fil rouge des bibliothèques fabuleuses que découvrent les personnages d'aujourd'hui au fin fond de l'Algérie ou dans un bled impossible à localiser dans la forêt des Ardennes, catalogues de livres savants frappés d'un étrange calice et mystérieux carnets d'Adelaïde qui nous entraînent dans une chasse au trésor poursuivie depuis Saint Louis...

Les acteurs endossent tour à tour leurs différents personnages et nous séduisent dans un décor neutre uniquement habité par des tabourets et un grand tableau noir où s'écrit les indices successifs de l'énigme révélée à la fin !

Bon courage pour réserver des places car la pièce, depuis le 6 février, se joue à guichets fermés ou presque ! Pour ma part, j'ai fini par réserver par le biais de la Fnac, il n'y avait que 2 places pour aujourd'hui à 16 heures !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
A Bobino, un spectacle à l'énergie contagieuse

Sur la recommandation de Régis et avec Régis, nous sommes allés voir ce spectacle à Bobino (jusqu'au 4 mai 2013)

C'est une revue musicale qui fait revivre la légende de Broadway avec des tubes immortels : Summertime, Stand by me... des spectacles cultes : Porgy & Bess, la couleur pourpre, Sister act...

Les voix sont très belles, les 10 danseurs sont époustouflants de souplesse, la chorégraphie est en flux tendu et les 80 costumes sont à la fois classiques et inventifs...

Tout est réuni pour nous faire passer une bonne soirée sans aucun temps mort !

Dommage que la sono soit amplifiée au point de nous faire, pour certains tableaux, reconnaître avec difficulté la mélodie des tubes que nous avons tous dans la tête !

Y aller donc pour l'énergie et la bonne humeur évidente de cette troupe de blacks (quelques blancs tout de même : une chanteuse à la voix envoûtante et les musiciens)

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
Une très jolie pièce au théâtre du Ranelagh

"Colorature Mrs Jenkins et son pianiste" est un petit bijou à voir en ces temps moroses !

La pièce de Stephen Temperley a été créée en 2005 à Broadway ; elle est présentée pour la première fois à Paris avec Agnès Bove et Grégori Baquet au théâtre du Ranelagh où elle joue les prolongations !

L'histoire est celle de Florence Foster Jenkins, riche héritière américaine qui s'improvise soprano en 1930 et massacre les plus fameux airs d'opéra autant par la fausseté de sa voie que que par ses fantaisies rythmiques !

C'est elle qui a inspiré le personnage de la célèbre Castafiore des albums de Tintin !

Agnès Bove, l'actrice qui incarne le rôle de Mrs Jenkins est une authentique cantatrice !

Elle choisit son accompagnateur pour un premier récital au Ritz pour ses amis : le pianiste incarné par Grégori Baquet, qui l'a entendue chanter !!! accepte le challenge pour payer son loyer !

Il se retrouve récital après récital lié à cette femme qu'il se met petit à petit à admirer pour son enthousiasme foncier ! Car ils vont tous les deux voler de succès en succès jusqu'à remplir le Carnegie Hall deux mois avant sa mort !

La pièce est le récit de cet étrange duo, à la fois hilarant et bouleversant que la salle applaudit sincèrement malgré les fausses notes !

A voir pour sourire et pour rire !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
Une pièce réjouissante au théâtre La Pépinière

Allez voir "Instants critiques" de François Morel avec Olivier Broche et Olivier Saladin qui incarnent les deux ex vedettes de la célèbre émission du Masque et la plume : Jean-Louis Bory et Georges Charensol...

La mise en scène très inventive fait alterner les critiques de films et des intermèdes au piano où excelle une jeune artiste en robe rouge façon Courrèges : Lucrèce Sasella !

A retenir parmi les plus réussies des critiques, celle du Corniaud où les deux compères s'affrontent, celle des Parapluies de Cherbourg, séquence acidulée nostalgique, celle de l'Empire des sens brillantissime comme seuls ils savaient nous faire découvrir un chef d'oeuvre, celle de Cris et chuchotements qui nous donne envie de revoir le film d'urgence, ou encore celle de l'Amour l'après-midi où les deux hommes jouent Guignol en ombres chinoises dans la cabine du projectionniste ...

C'étaient les années 60-70, les années cinéphiles durant lesquelles la France et l'Italie rivalisaient de créativité pour épouser tous les combats de cette époque : la libération sexuelle, la défense de l'homosexualité, le féminisme...

Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog