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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Phoenix" quand l'Allemagne s'empare de ses démons !

Le réalisateur Christian Petzold signe ici un film exigeant en adaptant à l'écran le livre de Harun Farocki : "Le retour des cendres"

Nous sommes à Berlin dans les ruines de l'année zéro...

Une jeune femme Nelly Lenz (formidable Nina Ross), accompagnée par Nele (sombre Nina Kunzendorf), son ange gardien de l'Agence juive, revient d'Auschwitz où toute sa riche famille a péri...

Nous comprenons dès les premières images poignantes dans leur cruauté, que le retour de Nelly va se révéler douloureux, d'autant qu'en ces années-là les rares survivants des camps de la mort sont accueillis avec une indifférence gênée ...

Gravement brûlée au visage, Nelly doit accepter que les médecins lui redonnent des traits qui ne sont pas les siens...

Ex chanteuse berlinoise de renom, elle est toujours amoureuse de Johnny, son pianiste de mari (excellent Ronald Zehrfeld)

A peine sortie des bandelettes de la chirurgie esthétique, elle n'a de cesse que de le retrouver quitte à se mettre en danger aux abords des cabarets aux néons rouges de la zone d'occupation américaine...

Johnny, redevenu Johannes en même temps que garçon de salle au Phoenix, ne reconnait pas Nelly...

Toutefois devant l'insistance de cette dernière qui le boit des yeux et profitant de ce qu'il perçoit comme une vague ressemblance, Johannes propose à Nelly de se faire passer pour son ex femme et de partager l'héritage de cette dernière...

Le jeu des deux acteurs est assez fascinant : face à cet homme visiblement plus du tout amoureux, facilement brutal, et potentiellement traître (Lene tente de faire comprendre à Nelly qu'l y a de fortes chances pour que ce soit lui qui l'ait dénoncée), la rescapée tente de se reconstruire entre fol espoir et crainte de la vérité, tour à tour énamourée, blessée ou en tout cas sur le qui vive...

Johannes poursuit son oeuvre de Pygmalion, vaguement troublé par la facilité avec laquelle "sa créature" adopte l'écriture et les attitudes d'une femme qu'il croit morte...

Le film avance sur le fil de la mémoire jusqu'à la scène finale, formidable de sobriété !

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A
Est-ce que tu me conseilles d'aller absolument voir ce film ?<br /> il semble que oui mais comme je sais que par moment tu fais des critiques indulgentes pour encourager nos routards à sortir un peu , j'attends ton avis
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H
Bonsoir Adeline, j'ai personnellement bien aimé même si je trouve qu'il manque un supplément d'âme à ce film un peu trop lisse à mon goût ! Mariana, qui elle n'a pas beaucoup aimé, a trouvé ma critique très favorable hihihi A ne voir qu'un film, privilégie Imitation game ! Of course !!!

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