
Charlotte Gainsbourg est exceptionnelle et délicieuse dans ce rôle de maman poule / grande sœur de ses deux enfants désormais adolescents qui lui échappent...
Pour son quatrième long métrage, le réalisateur Mickaël Hers nous fait partager ses années 80 dans le Paris de Beaugrenelle...
Le film démarre sur les images de liesse du 10 mai 1981 qui font sourire Elisabeth (Charlotte Gainsbourg), malgré le désarroi qui l'habite...
Son mari qu'on ne verra jamais, l'a quittée et la jeune femme se retrouve seule à gérer le quotidien de la famille et ce, sans ressources puisqu'elle n'a pas travaillé pour élever ses enfants...
Aidée par son père, elle va tenter de faire face à la recherche d'emploi, à la dérive scolaire de son fils et à la prise d'indépendance de sa fille...
Douce, réservée, ultrasensible, gentiment décalée... Elisabeth va avoir le culot des timides pour entrer en contact avec l'idole de ses nuits, la fameuse animatrice radio Vanda Dorval (Emmanuelle Béart de plus en plus méconnaissable) qui anime les nuits des auditeurs en mal de confidence...
Recrutée comme standardiste, elle va peu à peu imposer son style et se laisser séduire par Talulah (adorable Noée Abita), une jeune fille paumée descendue de sa province pour tenter de trouver sa place dans la jungle parisienne, qui est venue témoigner dans l'émission...
L'arrivée de cette dernière dans la famille d'Elisabeth va transformer la vie des habitants de cet appartement suspendu dans la lumière des tours de Beaugrenelle...
Tout est doux et fluide dans ce film plein d'espoir où les personnages secondaires ont toute leur place !
A voir absolument et pas seulement pour Charlotte Gainsbourg qui, comme le dit si bien Télérama, est en état de grâce avec sa double performance dans la seconde saison de En thérapie et dans ce film qui lui va si bien !