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Premier long métrage de Mathieu Gérault, le film nous raconte le retour d'Afghanistan de Christian Lafayette (Niels Schneider habité par le rôle), un jeune soldat qui peine à retrouver sa place dans la société...
Plongé dès les premières images dans la violence des corps qui se déchainent sous les décibels et les stroboscopes, nous retrouvons Christian en garde à vue pour s'être battu, pour on ne saura pas exactement quelle raison...
Christian veut se réintégrer : il accepte un travail de manutentionnaire, habite un studio dans lequel il campe mais il ne veut pas lâcher son passé : Mounir (Sofian Khammes intense), le fils de sa nourrice et son ami d'enfance qui est revenu de la guerre handicapé, son commandant (Denis Lavant) qu'il appelle le Père et vénère d'autant qu'il vient le sauver de multiples mauvais pas...
Christian comprend peu à peu que la mission dont ils sont revenus n'était sans doute pas celle qu'il croyait et que Mounir est mêlé à une sombre histoire de drogue au même titre qu'Henri (Thomas Daloz), son autre camarade interné depuis sa démobilisation...
Alternant scènes de série noire et chroniques sociales, le scénario ne choisit pas vraiment son camp, surfe sur la violence pour dénoncer l'absence de suivi des jeunes gens déboussolés par la guerre tout en s'autorisant une histoire d'amour improbable entre Christian et Lucie (délicieuse India Hair),l'assistante sociale qui s'occupe d'Henri...
Les acteurs sont tous excellents mais le film est sans doute trop démonstratif et surtout trop noir pour vraiment nous convaincre !