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Céleste Albaret fut la gouvernante et la confidente de Marcel Proust pendant les dernières années de sa vie, durant lesquelles il acheva son chef-d’œuvre : À la recherche du temps perdu.
De 1914 à sa mort en 1922, c’est l’histoire de l’amitié surprenante entre une modeste servante de Lozère et un riche dandy parisien, peut-être le plus grand écrivain de son siècle…
Dans un décor minimaliste : une table de formica sur fond de carreaux de faïence, Annick Le Goff interprète avec sensibilité la femme qui, 50 ans après la mort de Proust, accepta de livrer ses souvenirs qui furent recueillis par le journaliste Georges Belmont dans un ouvrage : Monsieur Proust de Céleste Albaret...
A 82 ans, elle détaille par le menu le lien indéfectible qui les a liés, eux qui ne se seraient jamais retrouvés seuls pendant 8 années, si la guerre de 1914 n'avait pas été déclarée...
La servante de Proust est l'adaptation théâtrale de ce texte, d'abord joué à Avignon en off en juillet 2022 puis repris au théâtre de Poche...
Au delà des détails de la vie domestique que dévoilent Céleste : les horaires étranges de l'écrivain, ses lubies alimentaires comme vestimentaires, les affres de sa santé... c'est surtout le processus de création littéraire qui retient notre attention, sans oublier l'incroyable personnage de Céleste...
Dans une mise en scène sans grande inventivité, Clémence Boisnard, qui interprète sans grand talent la jeune Céleste, donne la réplique à Annick Le Goff qui tient la pièce à bout de bras...
Les représentations ayant pris fin ce soir 18 mars, je vous livre cette critique au cas où la pièce serait reprise !