
En mars 2018, des membres de l'association P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), fondée par la photographe Nan Goldin, se sont réunis au MET pour dénoncer la famille Sackler, fondatrice du groupe Purdue et mécène de nombreux musées à travers le monde : la famille Sackler est en effet devenue milliardaire grâce à la vente d'opioïdes puissamment addictifs comme le Valium et surtout l'OxyContin qui ont tué plus de cinq cent mille personnes aux USA...
Dès l’instant où elle s’est lancée dans l’aventure de P.A.I.N., Nan Goldin a décidé de faire un film pour documenter leurs réunions et leurs actions. Pendant environ un an et demi, P.A.I.N. a donc tourné des images avant de convier la réalisatrice Laura Poitras (Oscar du meilleur documentaire en 2015 avec Citizenfour) à se joindre au projet.
La réalisatrice a décidé d'entremêler le récit de ce combat contre l'OxyContin, dont la photographe a elle-même été victime, avec son enfance personnelle très liée au suicide de sa sœur, sa jeunesse rebelle, sa découverte de la contre- culture, sa fascination pour la communauté LGBT, l'hécatombe de ses proches lors des années sida et ses drames personnels...
En s'appuyant sur une œuvre majeure de Goldin, "Sisters, Saints, and Sibyls" (2004), une installation sur trois écrans consacrée à sa sœur défunte - et sur une autre de ses expositions phares : "The ballad of sexual dependency"... entre autres...
De mon point de vue trop de sujets, intéressants certes, mais qui alourdissent le propos et diluent le thème central du film à savoir l'engagement de Nan Goldin, lanceuse d'alerte redoutablement efficace !
NB : le titre du film, plutôt abscons, vient d’une réponse de Barbara, la soeur de Nan Goldin à un test de Rorschach.