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Après son formidable 120 battements par minute, le réalisateur nous associe à nouveau à son univers autobiographique...
Mais si son avant-dernier opus avait une portée à la fois intime et universelle, "Lîle rouge" ne présente aucun intérêt à part sans doute pour lui !?
Robin Campillo nous raconte son enfance à Madagascar, troisième fils d'une famille de colons "ordinaires" : dîners entre amis, journées à la plage, anniversaire de sa mère, disputes entre sa mère et son père, amitié avec une petite fille un peu délurée qui apprécie comme lui la lecture de Fantomette...
Les couplets sur les illusions du colonialisme et la "révolte" des Malagasy sonnent faux tant ils sont "surajoutés" et appuyés...
Les acteurs font ce qu'ils peuvent : Nadia Tereszkiewicz campe sans passion une mère étouffée par le patriarcat familial et militaire, Quim Gutierrez, le père est caricatural dans un rôle de sous-officier à la fois fanfaron et pas très finaud, Charlie Vauselle qui interprète Robin, jeune garçon de 8 ans, n'est pas très attachant...
Bref je me suis ennuyée durant 2 heures, je n'ai rien appris sur l'histoire de Madagascar et je ne me suis même pas régalée de beaux paysages !