
À la mort de sa mère Carole (romancière et photographe de plateau), Mona Achache découvre 25 caisses en plastique contenant des milliers de photos, de lettres et d’enregistrements, mais ces secrets enfouis résistent à l’énigme de son suicide en 2016...
Elle décide alors de réaliser un film pour tenter de renouer le dialogue avec sa mère post mortem et fait appel à Marion Cotillard pour l'incarner à l'écran...
Les premières images du film nous captivent immédiatement : Marion Cotillard en jean et casquette s'avance dans une pièce vide uniquement meublée d'un vieux bureau : à la demande de Mona, elle se déshabille pour revêtir le jean, le tee-shirt, le pull, les bijoux, les lunettes et le parfum de Carole Achache, que la réalisatrice a conservés dans un tiroir...
Sous nos yeux, l'actrice se transforme jusqu'à offrir, grâce à des lentilles brunes et un perruque bouclée le look et surtout le regard de la mère de Mona...
Fascinés par cette reconstitution, nous assistons à la réincarnation de la personne de Carole, Marion Cotillard réussissant à calquer sa voix en la synchronisant sur celle qu'elle interprète...
Au-delà de la performance de l'actrice, c'est toute une époque qui renait sous nos yeux : celle de 68, de la révolution sexuelle, de la libération de l'homosexualité, de la permissivité et de la désillusion qui s'en est ensuivi...
Remontant dans le flot des documents et des ouvrages, Mona Achache s'attarde également sur l'histoire de sa grand-mère Monique Lange, romancière, scénariste, éditrice et grande amie de Genet dont le destin parallèle avec sa mère, l'interroge...
Une quête passionnante, éminemment féministe dont le propos s'inscrit dans la philosophie du mouvement MeToo !