
Guère tentée par le scénario à la sortie du film en avril dernier mais convaincue par les éloges qui ont couronné le premier long métrage de Jean-Baptiste Durand lors des César 2024, j'ai décidé d'entrer dans un univers qui m'est totalement étranger...
Chien de la casse, une expression qui vient des banlieues, définit l’amitié de ces jeunes gens d'un village du Sud de la France où le réalisateur a lui-même grandi...
C'est une relation qui s'inscrit dans un rapport dominant/dominé - qui n'est pas sans évoquer la relation maître/chien - et se caractérise par un attachement indéfectible et une fidélité qui frise l'absurde...
Mirales le tchatcheur (excellent Raphaël Quenard) et Dog le taiseux (étonnant Anthony Bajon) sont potes ; l'arrivée d'Elsa (Galatea Bellugi) dont Dog tombe amoureux, va rebattre les cartes de leur amitié dis-harmonieuse...
Un étrange objet de cinéma où l'on s'ennuie un peu comme les jeunes péri-urbains dont le réalisateur nous offre un portrait sensible, avec de jolis moments, des scènes incompréhensibles quand on n'est pas initié et une touche finale résolument positive !