/image%2F0168101%2F20240201%2Fob_03f21e_asher-lev-tdbw-bd.jpg)
Coup de cœur du Festival d'Avignon 2022, pour la première fois sur une scène parisienne, le Théâtre des Béliers nous propose l'adaptation de la pièce à succès d'Aaron Posner tirée du roman éponyme de Chaïm Potok (peintre connu pour ses tableaux de crucifixion et écrivain), paru en 1972
Dans le Brooklyn d'après-guerre, Asher Lev persuadé de son talent artistique, veut devenir peintre à tout prix, contre la volonté de sa famille et surtout de son père Arveh et contre les valeurs de sa communauté hassidique. qui considère l'art profane au mieux comme une perte de temps, au pire comme un sacrilège...
Refusant de suivre son père en Europe, le jeune garçon fréquente les musées d'art et étudie la peinture avec Jacob Khan, peintre juif non pratiquant que le rabbin, convaincu du génie précoce d'Asher Lev, lui a présenté...
Ecartelé entre traditions et individualisme, entre sa religion qu'il ne renie à aucun moment et son don artistique qu'il ne peut refuser, Asher Lev va tenter de se construire avec l'aide de sa mère Rivkeh, dont il célébrera l'abnégation dans son œuvre...
Martin Karmann habite littéralement le rôle d'Asher Lev avec la sensibilité de l'artiste qu'il incarne...
Guillaume Bouchède et Stéphanie Caillol interprètent les parents d'Asher Lev et endossent tous les habits des différents protagonistes de cette histoire : le rabbin, le professeur, les oncles.. pour Guillaume Bouchède, la propriétaire de la galerie d'art et le premier modèle de nu pour Stéphanie Caillol !
Applaudis par une salle comble un mercredi de semaine, les acteurs nous font réfléchir et nous émeuvent durant toute la représentation...
A voir absolument !