
Cette nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo par le réalisateur Fred Cavayé décrit assez fidèlement les protagonistes de cette histoire qui s’attache à suivre le destin de Jean Valjean, incarné par Vincent Lindon.
Le charisme et l’inébranlable volonté dont le héros fait preuve pour surmonter toutes les difficultés qui se présentent à lui sont admirables et je dois dire que son jeu m’a littéralement cloué dans mon fauteuil.
Au XIXe siècle, Jean Valjean sort du bagne après 19 années d'incarcération, pour avoir volé du pain. L’ancien forçat vit alors sous la nouvelle identité de Monsieur Madeleine, devient le maire de son village et s’efforce de faire le bien autour de lui.
C’est ainsi qu’il vient en aide à Fantine (Noémie Merland) une ouvrière qui, très malade, va mourir en laissant seule sa fille, la toute jeune Cosette, que sa mère a confié aux Thénardier, un couple d’aubergistes, pensant qu’ils lui apporteraient attention et soins.
Mais les Thénardier (Camille Cottin méconnaissable de méchanceté et Benjamin Lavernhe veule, menteur et imposteur en se déclarant ancien combattant) exploitent et maltraitent Cosette.
Jean Valjean – Monsieur Madeleine - apprend cette triste nouvelle et décide alors s'occuper de Cosette et de l'élever comme sa propre fille.
Mais il subit un nouveau coup du destin avec la mise au jour de son passé de bagnard par l’inspecteur Javert (Tahar Rahim) qui va le traquer et dénoncer ce qu’il considère comme une imposture inacceptable.
Le film détaille les péripéties de la poursuite obsessionnelle de Javert dont nous apprenons la raison de la détresse psychologique qui le hante depuis son enfance.
C’est une épopée qui se regarde sans lassitude grâce à la force de l’interprétation de tous ses interprètes et je ne peux que vous le conseiller.
Il est bon dans les temps troublés que nous vivons de pouvoir se plonger dans ces aventures où l’action conduite par les bons sentiments et le désir de justice triomphe de la méchanceté.