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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour la première fois de sa carrière, László Nemes réalise un film dont il n'a pas signé le scénario. Séduit par la lecture du script rédigé par le scénariste Olivier Demangel, le réalisateur hongrois y a vu une véritable «mission». Il s'agit également pour lui d'un projet personnel, conçu comme une lettre d'amour à la France, pays où il est venu s'installer en 1989.

Il a volontairement choisi de nous raconter le parcours de Jean Moulin à partir de son arrivée à Lyon, mandaté par de Gaulle pour unifier les réseaux de résistance français...  

Autant la première partie du film montre peu d'intérêt puisqu'elle est  constituée d'une suite de saynètes pour "camper le décor" de l'arrestation à venir, autant la seconde partie est inutilement "gore" dans l'étalage des tortures subies par cet homme remarquable qui est mort sans avoir parlé...

Seules sont passionnantes les scènes entre Jean Moulin et Klaus Barbie interprété par un Lars Eidenger, brillantissime dans son rôle de salaud psychopathe...

Le problème du film est que celui dont on retient l'interprétation est le "méchant" que l'on est tenté "d'admirer", alors que Gilles Lellouche peine à trouver la bonne distance et compose un personnage en retrait : visage fermé, menton en avant, héros quasi mutique qui, après avoir annoncé qu'il n'aurait pas le courage de résister à la torture, prouve le contraire mais ne convainc pas, tant son jeu semble "maîtrisé" pour tenter d'être à la hauteur de son modèle...

Malgré l'ambition du scénario, le spectateur trouve le temps long (2h14) et n'arrive pas complètement à adhérer à la figure du héros que fut Jean Moulin !

Quel dommage ! 

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