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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L'exposition a démarré le 15 mars mais il y avait déjà un monde fou ce samedi au musée du Luxembourg, qui présente une exposition dédiée à Léon Monet (1836-1917), le frère oublié de Claude (1840-1926).

Premier fils d’Adolphe et Louise-Justine Monet, Léon Pascal Monet naît en 1836 au 39, rue de Caumartin dans l’ancien Ier arrondissement de Paris. Aux côtés de son frère Claude né en 1840, il grandit, sur la côte normande, dans la ville du Havre. Tous deux, plus tard, se côtoieront de nombreux étés chez la fameuse tante Lecadre à Sainte-Adresse.

En 1872, au moment où Claude, de retour au Havre, peint Impression, soleil levant, Léon fonde la Société industrielle de Rouen et décide d’apporter un soutien actif à son frère et ses amis impressionnistes.

Il achète plusieurs toiles à son frère, dont «Fleurs de printemps» (1864) ou «Adolphe Monet lisant dans un jardin» (1866) et l'incite à participer aux expositions de la ville de Rouen en 1864 et 1872.

Collectionneur averti, il possède des Renoir, des Sisley et des Pissarro et partage également, en amateur éclairé,  le goût de son frère pour les estampes japonaises… 

Entre 1879 et 1885, Claude Monet rend visite, à plusieurs reprises, à son frère qui réside en villégiature aux Petites-Dalles, une petite station balnéaire du pays de Caux qui inspira à l’artiste plusieurs tableaux !

L’exposition réunit une centaine d’œuvres, parmi lesquelles des peintures et des dessins de Monet, Morisot, Sisley, Pissarro et Renoir mais aussi des livres de couleurs, des échantillons de tissus, des estampes japonaises, des documents d’archives et de nombreuses photographies de famille. Le portrait énergique que Claude Monet fait de son frère ainé en 1874, témoignage vibrant de l’affection profonde qui unit les deux frères, y est présenté pour la toute première fois.

L’exposition inscrit définitivement Léon Monet dans la biographie de Claude et montre l’intérêt partagé des deux frères pour la couleur.

Une exposition plurielle donc mais un peu courte à mon goût : j'aurais aimé pouvoir admirer davantage de toiles de Claude Monet !

A voir jusqu'au 16 juillet !

Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera

Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera

Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet

Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet

Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)
Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)
Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)
Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)
Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)
Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)
Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)

Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En mars 2018, des membres de l'association P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), fondée par la photographe Nan Goldin, se sont réunis au MET pour dénoncer la famille Sackler, fondatrice du groupe Purdue et mécène de nombreux musées à travers le monde : la famille Sackler est en effet devenue milliardaire grâce à la vente d'opioïdes puissamment addictifs comme le Valium et surtout l'OxyContin qui ont tué plus de cinq cent mille personnes aux USA...

Dès l’instant où elle s’est lancée dans l’aventure de P.A.I.N., Nan Goldin a décidé de faire un film pour documenter leurs réunions et leurs actions. Pendant environ un an et demi, P.A.I.N. a donc tourné des images avant de convier la réalisatrice Laura Poitras (Oscar du meilleur documentaire en 2015 avec Citizenfour) à se joindre au projet.

La réalisatrice a décidé d'entremêler le récit de ce combat contre l'OxyContin, dont la photographe a elle-même été victime, avec son enfance personnelle très liée au suicide de sa sœur, sa jeunesse rebelle, sa découverte de la contre- culture, sa fascination pour la communauté LGBT, l'hécatombe de ses proches lors des années sida et ses drames personnels...

En s'appuyant sur une œuvre majeure de Goldin, "Sisters, Saints, and Sibyls" (2004), une installation sur trois écrans consacrée à sa sœur défunte - et sur une autre de ses expositions phares : "The ballad of sexual dependency"... entre autres...

De mon point de vue trop de sujets, intéressants certes, mais qui alourdissent le propos et diluent le thème central du film à savoir l'engagement de Nan Goldin, lanceuse d'alerte redoutablement efficace !

NB : le titre du film, plutôt abscons, vient d’une réponse de Barbara, la soeur de Nan Goldin à un test de Rorschach.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice Elena Lopez Riera nous parle d'eau, d'une légende de son village autour de l'eau, de la connaissance que les femmes ont de l'eau...

Un univers très personnel qui s'inscrit dans les thèmes actuels : l'écologie et la puissance des femmes...

Dans une petite ville du Sud Est de l'Espagne traversée par un fleuve et une voie rapide, les jeunes trompent leur ennui l'été en buvant, fumant, dansant et draguant...

Les agriculteurs attendent et redoutent la pluie qui ne tombe que deux fois par an mais qui transforme le cours d'eau paresseux en torrent dévastateur...

Ana (Luna Pamies, une révélation), qui aide sa mère (Barbara Lennie) et sa grand-mère (Nieve de Medina) à tenir le bar du village, s'éprend de José (Alberto Omo), revenu épauler son père dans sa plantation de citrons..

Quand la pluie tant attendue s'annonce, la légende rattrape Ana...

Mêlant fiction, reportage et fantastique, le film est attachant mais austère et surtout trop long (1h44)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après son premier long-métrage The Father, dont le succès a reposé sur la présence magnétique d'Anthony Hopkins, le réalisateur Florian Zeller adapte une nouvelle fois au cinéma une de ses pièces, Le Fils. Créée en 2018, elle était jouée par Yvan Attal, Anne Consigny, Élodie Navarre et Rod Paradot.

Avec cet opus, le réalisateur s'attaque au sujet de la dépression adolescente : Zen McGrath incarne Nicholas, un jeune homme de 17 ans quasi mutique qui reproche à son père d'avoir quitté sa mère pour une femme plus jeune...

Durant 2 heures, la caméra s'attache à son visage de chien battu et l'on a beaucoup de mal à ne pas décrocher tant les scènes sont téléphonées...

Le jeu du père Peter (interprété par Hugh Jackman) est plus intéressant : l'homme à la cinquantaine séduisante, à qui tout sourit, dévoile peu à peu ses failles personnelles jusqu'à la scène finale (sans doute trop mélodramatique).

L'ex femme et la nouvelle sont caricaturales, quant à la prestation d'Anthony Hopkins dans la peau d'un père toxique, elle est superflue...

Florian Zeller est sans doute meilleur dramaturge que scénariste ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le pitch était séduisant dans sa dimension documentaire : nous parler de la Goutte d'or (entre Barbès et la porte de la Chapelle), de ses marabouts et des bandes de mineurs isolés venant de Tanger qui squattent le quartier depuis 2016...

Hélas à l'arrivée, le dernier film de Clément Cogitore ne ressemble à rien : Karim Leklou promène sa dégaine de gros ours ahuri dans des chantiers boueux, des appartements pouilleux ou des entrepôts miteux où il tente de survivre au milieu d'une faune qui s'agite dans tous les sens...

Si l'on comprend vite comment le marabout trompe ses clients, et que l'on s'ennuie vite, la seconde moitié du film survitaminée nous laisse perplexes face à la multiplication de scènes nocturnes violentes, sans queue ni tête pour le spectateur français puisque la plupart des dialogues sont en "deridja" (un dialecte marocain) et qu'ils ne sont pas surtitrés ???

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Une farce où les acteurs forcent leur jeu pour leur et notre plus grand plaisir, une parodie de film muet parlant, un thriller des années 30 où les femmes ont la part belle, un vaudeville anti-patriarcal...

Dans son nouvel opus, François Ozon, choisit de nous divertir en nous racontant l'histoire de deux femmes qui vont s'allier et monter une stratégie de défense mensongère dans un procès pour meurtre...

Madeleine Verdier (frivole Nadia Tereszkiwicz), une jeune et jolie actrice sans le sou et sans grand talent est accusée du meurtre d’un célèbre producteur.

Aidée par sa meilleure amie Pauline (intéressante Rebecca Marder), jeune avocate au chômage, elle est acquittée pour légitime défense...

Dès l'annonce du verdict, les rôles affluent pour Madeleine et les sollicitations pour Pauline... jusqu'à l'irruption inattendue de la vraie coupable en la personne d'Odette Chaumette (Isabelle Huppert), ancienne vedette du cinéma muet...

Autour du duo initial, le film nous offre une brochette d'acteurs : Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, André Dussollier, Dani Boon, Michel Fau, Régis Laspalès, Myriam Boyer...  qui en font des "tonnes" et nous entrainent dans leur goût du jeu cinématographique !

A voir pour passer un bon moment sans prétention...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un scénario implacable, une interprétation brillante pour dénoncer : un scandale d’État, la périlleuse posture des lanceurs d'alerte, la double peine des femmes victimes de viol...

Le réalisateur Jean-Paul Salomé s'est inspiré du livre éponyme de la journaliste Caroline Michel-Aguirre pour nous raconter l'histoire vraie de Maureen Kearney, syndicaliste chez Areva* qui, le 17 décembre 2012, est retrouvée chez elle ligotée à une chaise, la lettre A scarifiée sur son ventre et le manche d'un couteau enfoncé dans le vagin...

Maureen Kearney, brillamment interprétée par une Isabelle Huppert habitée par le rôle, était alors engagée dans un combat de David contre Goliath, pour dénoncer des transferts de technologique nucléaire entre la France et la Chine, via EDF...

Très solidement reconnue dans le milieu politique auprès notamment de Bernard Cazeneuve et d'Arnaud Montebourg, la battante fille et petite fille d'irlandaises militantes pour les droits de l'Homme, devait voir François Hollande l'après-midi du matin où elle a été agressée...

Lorsque Maureen Kearney porte plainte, soutenue par son mari (formidable Grégory Gadebois), sa fille, ses amis et ses collègues, la machine économico-politico-judiciaro-policière s'emballe et déraille... : l'histoire va durer 6 ans !

Totalement aligné avec le témoignage des différents protagonistes (cf un remarquable podcast de France Culture Les Pieds sur terre), le film est remarquablement servi par des acteurs talentueux : Marina Foïs dans le rôle d'Anne Lauvergeon, Yvan Attal dans celui de Luc Oursel (successeur d'Anne Lauvergeon à la tête d'Areva) et encore Christophe Paou dans celui d'Arnaud Montebourg, sans oublier l'interprète d'Henri Proglio...

Certains protagonistes de l'époque s'émeuvent et/ou dénoncent quelques oublis...

L'important était de porter cette histoire à l'écran pour faire connaître le combat et l'engagement sans faille de cette "femme courage" !

A voir absolument !

* représentante CFDT, elle occupait la fonction de secrétaire du comité de groupe européen et défendait à ce titre les 50 000 salariés du groupe

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sam Mendes nous fait un cadeau avec ce film magnifique qui parle de cinéma, d'un cinéma et de son équipe...

Lorsque Hilary (merveilleuse Olivia Colman), la responsable de l'Empire arrive au cinéma, elle ouvre les lumières qui révèlent tour à tour le grand hall Art Déco donnant sur le front de mer de Margate, une ville située sur la rive nord du Kent puis la somptueuse salle de spectacle habillée de rouge et d'or...

La rejoignent ensuite les ouvreurs(ses), les vendeurs de confiserie, le propriétaire de la salle Mr Ellis (incarné par un Colin Firth vieilli pour le rôle) puis le projectionniste Norman (interprété par le génial Toby Jones)...

Quand Mr Ellis embauche Stephen (extraordinaire Micheal Ward) pour renforcer l'équipe, le quotidien routinier d'Hilary s'illumine : loin de la relation toxique avec Mr Ellis, elle développe avec ce séduisant jeune homme noir une belle histoire d'amitié amoureuse et d'échange intellectuel qui lui ouvre de nouveaux horizons...

Par petites touches subtiles, le réalisateur britannique nous fait entrer dans la psyché fragile d'Hilary qui tente de garder un équilibre précaire que le moindre souffle fait vaciller...

Ancré dans la triste réalité des années Thatcher, le film par sa beauté formelle et ses personnages aux parcours dignes et poignants,  est une merveilleuse histoire de rédemption où la salle de cinéma fédère les individus qui se consacrent à cet art de lumière...

Un film à voir absolument pour ses précieux silences et sa bande son originale qui souligne la puissance créatrice de la fin des années 70 !

 

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