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Séduite par Le repas des fauves dans ce même théâtre, je m'attendais à un spectacle "jeu de massacre" jubilatoire...
En réalité, le texte bavard de Jean Anouilh a pris un coup de vieux, les personnages manquent de profondeur et les femmes sont réduites à leur image de potiche ou de faire valoir !
Dans une petite ville de province, un groupe d’amis de la bonne société se donne rendez-vous pour un « dîner de têtes ». Chacun doit se faire la tête d’un grand personnage de la Révolution française. André Bitos, fils du peuple devenu magistrat incorruptible et vertueux, est l’invité d’honneur : il jouera Robespierre !
La pièce, créée en 1956 au théâtre Montparnasse et écrite pour Michel Bouquet fut un triomphe et un scandale car Anouilh osait s’attaquer, dans un parallèle avec la Terreur de 1793, à un totem : l’épuration, considérée alors comme la suite de la Libération de 1944...
Renvoyant le Vice et la Vertu à des comportements petits bourgeois, la pièce peine à séduire d'autant que les acteurs dont Maxime d'Aboville (Robespierre) semblent sortir d'un livre d'Histoire poussiéreux et manichéen...
Dommage !
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