
Le théâtre Rive Gauche fait le plein avec cette adaptation du roman de Karine Tuil...
Sept acteurs interprètent avec talent les nombreux personnages de cette histoire d'usurpation d'identité...
Samir Tahar qui a décidé de s'extraire de sa cité par la méritocratie, est très déçu de ne pas réussir à se faire embaucher à Paris, malgré de brillantes études de droit...
Il décide donc d'émigrer aux Etats-Unis et, pour ce faire, emprunte les origines juives de son meilleur ami Samuel, nouvelle identité qui lui ouvre les portes des plus prestigieux cabinets d'avocats...
Tout sourit au nouveau Sam Tahar qui mène une brillante carrière au barreau de New-York, fait un beau mariage en épousant la fille de son principal associé et intègre, de ce fait, une des familles juives les plus puissantes du pays...
Mais sa célébrité médiatique va précipiter sa chute car Samuel, son ancien ami qui vit avec Nina son ancienne fiancée, va reprendre contact avec lui en le découvrant dans un reportage à la télévision...
De rebondissement en rebondissement, le jeune et brillant quadragénaire est rattrapé par son passé et se piège lui-même en aidant son demi-frère qui menace de tout dire à leur mère...
« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe et c'est ce qui arrive au triangle amoureux de Samir, Samuel et Nina confrontés à la grande Histoire du début de notre XXIe siècle...
Très fidèle au livre éponyme, la mise en scène de Johanna Boyé souffre toutefois malgré son brio, de certaines outrances qui, de mon point de vue, nuisent au déroulement du récit et tirent la représentation vers le théâtre de boulevard...
A voir jusqu'au 31 décembre !