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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Nanni Moretti comme à son habitude, nous parle de cinéma, de politique, du couple et de lui... surtout de lui ?

Dans son dernier opus, il est de tous les plans : sur le plateau de tournage de son film, en famille avec sa femme et sa fille... il se mêle de tout, a toujours son mot à dire sur tout et fatigue son entourage...

Il ne supporte pas que sa femme produise le film d'un très jeune réalisateur, que sa fille soit amoureuse d'un diplomate beaucoup plus âgé qu'elle...

Et pourtant on est ravis de revoir le réalisateur italien qui n'a cessé de nous surprendre au fil des 35 films qu'il a réalisés en 50 ans de carrière !

Il nous parle de nostalgie : celle de la gauche italienne à travers l'hésitation du parti communiste italien face à l'intervention des chars soviétiques à Budapest en 1956, celle du couple qu'il a formé avec Margherita Buy (son épouse depuis 40 ans) qui songe à le quitter, celle du cinéma de création qui aujourd'hui doit se battre avec les plateformes... nous émeut et nous fait rire en introduisant du cirque, des chansons et des danses pour mieux nous surprendre... jusqu'à la scène finale, véritable manifeste en faveur de l'énergie du peuple en marche vers son avenir radieux ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur japonais Koji Fukada dit avoir voulu filmer la distance entre les êtres et sur ce plan, son film est une grande réussite !

Les personnages du film sont comme absents à eux-mêmes et aux autres...

Un jeune couple Taeko (Fumino Kimura) et Jiro (Kento Nagayama) fêtent, avec les parents de Jiro, la réussite de leur fils Keita (6 ans) à un concours de jeu de go...

Taeko installe les guirlandes et les ballons et accueille ses beaux-parents qui n'ont pas l'air ravis d'être là : en réalité ils n'ont jamais accepté que leur fils se marie avec une femme qui avait eu un enfant (Keita) d'un autre homme...

Comme le veut la tradition, les parents ont laissé leur appartement au jeune couple mais attendent en retour un petit-fils qui soit le leur...

La mort accidentelle de Keita agit comme une balle dans un jeu de quilles, pulvérisant les liens du couple, radicalisant la posture des parents et faisant apparaitre d'autres protagonistes à l'instar de Park le père biologique de Keita et l'ex petite amie de Jiro...

Le vide du décor autour des tours dans lesquelles vivent les deux couples renforce l'impression de faille existentielle : le spectateur occidental essaie de comprendre la nature des sentiments qui lient ces différentes  personnes dont le visage, le plus souvent impassible, ne laisse rien paraître... mais n'y arrive pas toujours...

Certaines réactions peuvent sembler étranges voire ridicules... mais il faut se laisser porter par la petite musique du film et le désespoir tranquille qu'il distille...

Le film nous dit que vivre sa solitude aux côtés de l'autre est une forme d'acceptation de la condition humaine !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #voyages

C'est au pied d'une colline portant le sanctuaire de Begona, sur la rive droite du Nervion, que Diego Lopez de Haro, seigneur de Biscaye fonda la ville de Bilbao le 15 juin 1300.

La cité, resserrée autour de la future cathédrale de Santiago, s'est développée grâce au commerce maritime.

Mais c'est la révolution industrielle qui a permis l'essor économique de la ville autour de l'exploitation des mines de fer des montagnes environnantes ; c'est à cette époque également qu'est bâti le quartier El Ensanche (L'extension), dans lequel industriels, banquiers et armateurs ont édifié des immeubles cossus dans la veine architecturale de l'Art Nouveau.

Pour répondre à la désindustrialisation des années 1970-1980, la ville s'est lancée dans une ambitieuse reconversion en faisant appel aux meilleurs architectes et artistes du monde entier (l'architecte canadien Franck O. Gehry pour le Guggenheim achevé en 1997, l'anglais sir Norman Foster pour le métro, l'espagnol Santiago Calavatra qui a conçu une passerelle et le nouveau terminal de l'aéroport, le français Philippe Starck qui a rénové un vaste entrepôt pour en faire un centre de loisirs...)

La municipalité a multiplié les grands projets urbains pour réinvestir les friches industrielles, assainir les berges du Nervion et planter de nombreux espaces verts...

Difficile de tout visiter en deux jours, mais après une grande journée au musée Guggenheim (où nous avons revu avec plaisir l'exposition Oskar Kokoschka), et une promenade sur les berges du Nervion où nous avons admiré l'émouvante sculpture de "Las Sirgueras"*, nous avons consacré la deuxième journée au quartier El Ensanche et au musée des Beaux Arts** (qui présente des œuvres du 13e siècle à nos jours en confrontant 2 époques dans la même salle), puis nous nous sommes "perdus" dans les rues animées de la vieille ville !

*Composé de quatre statues, l’ensemble sculptural "Las Sirgueras", de l'artiste Dora Salazar, revendique l’importance du travail des femmes et trace un chemin vers l'égalité. L’œuvre rend hommage à la figure des  "sirgueras", les femmes qui halaient les bateaux le long de l'estuaire au seul moyen d’une corde, une sirga et de leur propre force.

** Actuellement en travaux, le musée des Beaux Arts devrait connaitre une magnifique extension architecturale (été 2024), surmontée d'une terrasse panoramique sur toute la ville

Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe
Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe

Extérieurs du musée et "Mama" (l'araignée) de Louise Bourgeois, "Puppy" sculpture florale de Jeff Koons, espaces intérieurs et labyrinthe

Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea
Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea
Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea
Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea
Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea
Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea
Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea

Bords du Nervion : gare, espace El Arenal et kiosque, théâtre Arriega, Las Sirgueras, tours Isokazi Atea

Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
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Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension
Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension

Intérieur du musée, Mary Cassatt, Goya (3 portraits), Vasarely, Zurbaran, Sistiaga, Rosa Bonheur, Paul Gauguin, façade du musée et projet d'extension

El Ensanche : Banco de Bilbao, Parlement régional, Carlton et sa verrière, Casa de Sota, Edificio Garidi, Palacio Chavarri... et de nombreux immeubles Art Nouveau
El Ensanche : Banco de Bilbao, Parlement régional, Carlton et sa verrière, Casa de Sota, Edificio Garidi, Palacio Chavarri... et de nombreux immeubles Art Nouveau
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El Ensanche : Banco de Bilbao, Parlement régional, Carlton et sa verrière, Casa de Sota, Edificio Garidi, Palacio Chavarri... et de nombreux immeubles Art Nouveau
El Ensanche : Banco de Bilbao, Parlement régional, Carlton et sa verrière, Casa de Sota, Edificio Garidi, Palacio Chavarri... et de nombreux immeubles Art Nouveau
El Ensanche : Banco de Bilbao, Parlement régional, Carlton et sa verrière, Casa de Sota, Edificio Garidi, Palacio Chavarri... et de nombreux immeubles Art Nouveau
El Ensanche : Banco de Bilbao, Parlement régional, Carlton et sa verrière, Casa de Sota, Edificio Garidi, Palacio Chavarri... et de nombreux immeubles Art Nouveau
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Vieille ville : Plaza Miguel de Unamuno, théâtre Arriaga, cathédrale Santiago, mairie, façades colorées...
Vieille ville : Plaza Miguel de Unamuno, théâtre Arriaga, cathédrale Santiago, mairie, façades colorées...
Vieille ville : Plaza Miguel de Unamuno, théâtre Arriaga, cathédrale Santiago, mairie, façades colorées...
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Vieille ville : Plaza Miguel de Unamuno, théâtre Arriaga, cathédrale Santiago, mairie, façades colorées...

Vieille ville : Plaza Miguel de Unamuno, théâtre Arriaga, cathédrale Santiago, mairie, façades colorées...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #livres

Récompensé du Prix du Livre Inter, le dernier roman de Mathieu Belezi fascine dès les premières lignes : "j'ai pleuré, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer quand nous sommes arrivés et que nous avons vu la terre qu'il allait falloir travailler, sainte et sainte mère de Dieu"...

L'auteur qui s'est fait connaître par sa grande trilogie algérienne, publiée successivement aux éditions Albin Michel (C'était notre terre, 2008) et Flammarion (Les vieux Fous, 2011 ; Un faux pas dans la vie d'Emma Picard, 2015), nous raconte le destin d'une famille de colons et d'un soldat pris dans l'enfer oublié de la colonisation algérienne au dix-neuvième siècle...

Séraphine, jeune mère de famille française, nous fait partager le quotidien des premiers moments vécus sur cette terre hostile : les trois mois d'hiver enfermés dans une tente militaire partagée avec une autre famille, "terrés comme des porcs dans une auge"...  puis le bref éblouissement du printemps, auquel ont trop vite succédé un été torride et les ravages du choléra !

Les pages se succèdent comme un journal de bord, entrecoupés du récit d'un soldat qui colonise en mettant le feu aux villages, tranchant des têtes et violant des femmes ... "Nous ne sommes pas des anges " répète le capitaine qui "veille" au moral de ses troupes en leur autorisant toutes les exactions...

Un récit envoûtant de 150 pages qui dit la folie des hommes et la tragédie des femmes, aveuglés par les promesses de la conquête...

Un livre nécessaire !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les réalisateurs anglais ont un don pour mettre en scène la vie d'obscurs anonymes !

Qu'il s'agisse d'une histoire vraie comme "The lost king" ou de l'adaptation d'un roman comme dans le film de Hettie MacDonald...

"La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi", le premier roman de Rachel Joyce a rencontré un succès fulgurant en Angleterre et partout dans le monde.

Avec un pitch improbable : Harold Fry (formidable Jim Broadbent), un retraité qui s'ennuie chez lui aux côtés de sa femme Maureen (Penelope Wilton), décide de parcourir à pieds les 800 kms qui le séparent de Queenie, une ancienne employée de sa brasserie, dont il vient de recevoir une lettre lui annonçant qu'elle est en phase terminale...

Harold Fry qui n'est à peu près jamais sorti de chez lui et n'est pas un grand marcheur, quitte son domicile les mains dans les poches et sans prévenir sa femme : sorti pour poster une lettre de réponse, il se persuade que s'il prévient Queenie de son voyage, il va la maintenir en vie !

Les pieds en sang, le vieil homme s'obstine et renforce sa volonté d'y arriver coûte que coûte, au hasard de ses rencontres...

Seule chez elle, Maureen passe par tous les sentiments : la colère, la jalousie, la tristesse, le dégoût d'elle même... et ne sait plus comment accueillir les rares coups de fil de Harold...

Un très joli moment de cinéma, plein de surprises, beaucoup plus profond que le pitch ne pourrait le laisser sous-entendre : culpabilité, sentiment d'être passé à coté de sa vie... Harold est un homme comme les autres mais son histoire nous fait sourire et nous touche !

A voir si le film passe encore dans votre salle favorite !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Selon Télérama, une excellente comédie à la française qui s'inscrirait dans la veine de "Maris et femmes" de Woody Allen ?

Le réalisateur français Ilan Klipper et Camille Chamoux, qui interprète Marie dans le film, ont co-écrit la trame en se racontant leurs déboires de couples respectifs...

Marie et Simon (Damien Bonnard) s'aiment mais ne se supportent plus...

Comment gérer de front leurs deux boulots (lui est prof d'histoire à la fac, elle anime une émission de radio sur la sexologie féminine) et leurs deux enfants ?  quand on n'est d'accord sur pas grand chose !

Elle est extravertie, excessive, bordélique, engagée... quant à lui, affublé d'une mère juive abusive (Ariane Ascaride à contre emploi), il ne  souhaite qu'une chose : trouver le calme en rentrant chez lui...

Après quelques échanges fleuris dont on ne nous épargne rien, nos deux héros surmenés, décident d'établir une charte pour apaiser leur relation...

Las ! la recette fait long feu !

Pour que le film ne ressemble pas à une longue scène de ménage, Ilan Klipper a rajouté des scènes festives, familiales et professionnelles qui s'insèrent au petit bonheur la chance dans l'histoire ; certaines sont très réussies comme le pétage de plombs de Marie face à son patron, d'autres sont incongrues comme une séance de drague avec une allemande rencontrée dans une soirée, suivie d'un plan à trois ???

J'ai été ravie de retrouver Jeanne Balibar que j'adore dans un rôle secondaire savoureux... mais sa présence en pointillé ne suffit pas à sauver un scénario qui a l'indécence de comparer les crises de couple au conflit israélo-palestinien !

En résumé, la veine comique m'a parue lourde, répétitive et sans aucune finesse d'analyse !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur italien Andrea di Stephano nous plonge dans une nuit à haute tension dans le nœud autoroutier de Milan...

Des diamants, des flics ripoux, la mafia chinoise, un policier honnête qui prend sa retraite après 35 ans de bons et loyaux services... tous les ingrédients sont réunis pour la réussite de ce film d'action...

Pierfrancesco Favino (vu récemment dans "Nostalgia") incarne avec talent  le policier Franco Amore remarié à Viviana (énergique Linda Caridi), une jeune femme vénale appartenant à une trouble famille...

Après un fabuleux survol nocturne de Milan, la caméra nous fait entrer dans l'appartement du couple où Viviana a organisé une fête surprise pour la retraite de son mari puis opère un flash-back 10 jours avant la dernière nuit d'activité de Franco...

La nuit sera longue et fiévreuse, éclairée par les gyrophares des voitures de police et de gendarmerie appelées sur les lieux du quintuple crime et soulignée par une musique qui épouse l'état psychique du héros...

Dommage que le film soit un peu long (2 heures), que certains personnages soient caricaturaux et que quelques scènes ne soient pas complètement crédibles (et notamment dans la dernière partie)...

Mais le personnage de Franco Amore est passionnant de complexité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
Un siècle après sa mort, Sarah Bernhardt est à l'honneur au Petit Palais (jusqu'au 27 août).
 
Tout le monde connait l'actrice de renom mais l'exposition permet de découvrir la comédienne sous ses autres facettes : peintre, sculptrice, voyageuse infatigable, directrice de théâtre, amie et muse des plus grands artistes de son époque, femme engagée (dans la défense de Dreyfus entre autres)...

Elle était "la Voix d'or" de Victor Hugo, la star des affiches d'Alphonse Mucha, le modèle de Nadar, l'amie de Gustave Doré et de Sacha Guitry...

Cette rétrospective nous fait revivre toute la vie et la carrière exceptionnelle de cette artiste aux multiples talents, à travers plus de 400 œuvres : costumes de scène, photographies, tableaux, affiches, accessoires...

Sarah Bernhardt a donné vie aux œuvres de Racine, de Victor Hugo, de Shakespeare, d'Edmond Rostand, de Molière, de Marivaux, de George Sand, d'Alexandre Dumas... La Divine, comme on l'appelait a joué les personnages iconiques du théâtre classique sur toutes les plus grandes scènes du monde entier.

L'exposition du Petit Palais s'intéresse également à la vie plus intime de l'actrice, à ses goûts et sa façon d'être, qui faisaient d'elle une excentrique et une femme très indépendante. 

Des dispositifs multimédia nous permettent d'entendre la voix de Sarah Bernhardt, cette voix qui a contribué à sa renommée et sa légende, de cerner le parcours de vie de son entourage depuis sa nourrice jusqu'à ses différents amants, en passant par le portrait de sa mère et de ses deux sœurs... et de pénétrer dans son intimité par le biais d'un film tourné dans sa propriété de Belle-île...

Un parcours très riche (2 heures 30 de visite) pour célébrer une femme puissante malgré sa santé fragile...

A voir absolument !

Portraits de Nadar, de Georges Clairin, de Jules Bastien Lepage, du studio Downey, affiches de Mucha, réclame pour Lefèvre Utile, vitrail, sculpture réalisée par Sarah Bernhardt, broche créée par Lalique
Portraits de Nadar, de Georges Clairin, de Jules Bastien Lepage, du studio Downey, affiches de Mucha, réclame pour Lefèvre Utile, vitrail, sculpture réalisée par Sarah Bernhardt, broche créée par Lalique
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Claire Denis a adapté le roman éponyme que le journaliste Denis Johnson a écrit en 1986 pour raconter l'expérience qu'il a vécu au Nicaragua en 1984, lors de la révolution sandiniste... mais a transposé l'histoire en pleine pandémie du Covid...

Choisissant la langue anglaise qui est celle de ses deux interprètes, elle nous raconte la rencontre entre Trish (Margaret Qualley), une jeune journaliste américaine dont le passeport a été confisqué et Daniel (Joe Alwyn), un soit-disant businessman anglais fortuné...

Film de fuite, thriller, film politique, film d'amour... "Stars at noon" alterne les genres durant 2 heures 20 et nous plonge dans la moiteur corrompue d'une Amérique Centrale où les intérêts américains ne sont jamais loin...

Seul intérêt du film auquel on ne comprend pas grand chose : les très belles scènes érotiques entre les deux héros dont les corps fusionnent pour mieux se trahir...

Difficile de comprendre pourquoi le jury de Cannes a accordé le Grand prix à ce film en 2022 ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après les délicieux "Comme un avion" et "Les deux Alfred", Bruno Podalydès est en panne d'inspiration !

Il nous fait partager le quotidien de deux agents immobiliers de l'agence Wahou (et de leur stagiaire) qui font visiter une maison "d'exception" à Louveciennes et un appartement témoin à louer dans le "triangle d'or de Bougival" - à une  ribambelle de clients tous plus névrosés les uns que les autres...

Une série de sketchs pas vraiment drôles pour épingler les travers de nos contemporains, un casting XXL (Karin Viard, Sabine Azéma, Eddy Mitchell, Agnès Jaoui, Roschdy Zem, Denis Podalydès...) sous-utilisé, un film qui fait pschittt...

On sourit un peu mais surtout on oublie tout dès que l'on quitte le fauteuil du cinéma !

Un film bouche trou entre deux projets, écrit en un mois, tourné dans une belle et veille maison qui allait être mise en vente ?!

Encensé par Télérama et France Inter qui présentent le film comme une "comédie humaine", "Wahou !" n'est pour moi qu'un exercice de style vite fait, mal fait !

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