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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Télérama boude "Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu" A tort !

Je me suis risquée à voir le film de Philippe de Chauveron sur un sujet casse gueule : le racisme ordinaire d'une famille française traditionnelle, bourgeoise et catholique !

Divine surprise, le réalisateur de "L'élève Ducobu" (2010) nous fait sourire et rire un peu jaune (sans jeu de mots ?!), devant cette histoire de famille...

Car nous pourrions - nous ou nos cousins de province - être Claude et Marie Verneuil (Christian Clavier et Chantal Lauby), parents de 4 filles (Isabelle, Odile, Ségolène et Laure) qui se marient tour à tour avec l'élu de leurs cœurs...

La caméra survole les mariages des 3 aînées qui épousent respectivement un musulman Rachid, un juif David et un chinois Chao !

Les parents reportent leurs espoirs sur la petite dernière Laure qui se doit d'épouser un catholique pour pouvoir organiser un mariage digne de ce nom à l'église !

Charles est effectivement catholique mais également, comme le découvrent Claude et Marie, très beau et très noir !

Difficile de raconter les différentes péripéties du film qui slalome entre préjugés, jugements à l'emporte pièce, maladresses, engueulades, dépressions, remords et réconciliations ...

Le ton est léger, pétillant, les gendres se marrent bien entre eux, les belles familles apprennent à se connaître et tout finit par un banquet comme chez Astérix et Obélix !

A voir pour célébrer la France plurielle qui ne cesse de s'agrandir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Les critiques sont partagées pour "Un été à Osage County"

N'ayant jamais réussi à snober un film pour lequel Meryl Streep est à l'affiche, j'ai décidé de donner une seconde chance au film de John Wells qui a très vite été relégué dans les petites sales du quartier latin...

Que dire de ce drame familial qui oppose une mère vieillissante, malade et hystérique (Meryl Streep) à ses trois filles : Julia Roberts, Julianne Nicholson et Abigaïl Buslin venues soutenir leur mère à la mort de leur père (Sam Shepard)...

Nous sommes au fin fond de l'Amérique pauvre où les autochtones doivent gagner leur vie en défrichant des terres ingrates sous un soleil implacable... loin de la sophistication new-yorkaise ou européenne...

Difficile de se sentir proche des protagonistes du film qui sont dans l'excès des sentiments... jusqu'à en perdre la raison...

Pour ma part, je n'ai pas réussi à adhérer... et j'attends donc Meryl Streep dans un rôle plus probable !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"My sweet pepperland", voyage aux confins sauvages de l'Iran, de l'Irak et de la Turquie

Hiner Saleem signe un film sur le Kurdistan d'aujourd'hui dévasté par les guerres irakiennes...

Les paysages désolés sont magnifiques : ciel, montagnes, rocailles et moutons sont les seuls horizons de ces villageois coupés de la civilisation...

Les protagonistes du scénario, tous deux insoumis crèvent l'écran !

Baran (intense Korkmaz Arslan), jeune officier de police fraîchement débarqué à la frontière du pays pour rétablir l'ordre rencontre Govend (lumineuse Golshifteh Farahani); la belle institutrice du village qui essaie de se légitimer dans sa différence en fuyant sa famille d'hommes farouches...

Tous deux progressistes dans l'âme, ils vont devoir s'opposer au caïd local Aziz Aga et sa bande de combattants à la détente sensible... qui vivent de petits trafics

Le réalisateur nous parle aussi des résistantes kurdes de Turquie qui bivouaquent dans ce "far west" pour y trouver la liberté mais aussi souvent la mort !

La vie reprend au Kurdistan, irriguée par l'arrivée des pétrodollars mais le chemin est long vers la démocratie...

Allez voir ce film oriental, dépaysant et puissant qui nous parle de légalité, d'égalité et de laïcité et nous enchante par sa musique qui mêle le blues américain au son du hang dont joue merveilleusement Govend pour éloigner la tristesse qui la saisit (instrument traditionnel qui se rapproche du piano et des percussions)...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
Voir "Les impressionnistes" en privé au musée Marmottan

Le musée présente 100 œuvres impressionnistes rarement réunies car appartenant pour la plupart à des collectionneurs privés !

Corot, Boudin, Jongking, les précurseurs de l'impressionnisme ouvrent la voie à partir de 1863 à Manet, Monet, Degas, Pissaro, Sisley, Caillebotte, Berthe Morisot et Cézanne...

Paris et les bords de Seine, Giverny bien sûr, les plages de Normandie, les portraits de Degas et de Renoir... les peintres jugés décadents à leur époque nous en mettent plein les yeux...

L'exposition présente aussi de délicates esquisses de Renoir et de Berthe Morisot...

Dommage que les tableaux soient exposés dans un espace trop réduit qui nuit à la profondeur du champ !

Le visiteur aurait préféré que le fonds permanent du musée Marmottan Monet (par ailleurs très intéressant) cède la place à ces toiles d'exception !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Télérama aime "La braconne", pas moi !

Samuel Rondière signe un film de "transmission filiale" entre Danny : un voleur fatigué (excellent Patrick Chesnais) et Driss : un petit malfrat inculte (hésitant Rachid Youcef)...

Le vieux briscard et le débutant écument les espaces commerciaux qui mitent nos campagnes...

Ils attendent les pigeons qu'ils tentent de racketter avec plus ou moins de succès...

Les dialogues sont pauvres, le personnage de Driss n'est même pas sympathique...

Patrick Chesnais, qui tient le film à bout de bras, a visiblement hâte d'en finir comme son personnage !

Un film très bof que l'on peut zapper sans souci !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Apprenti gigolo" : John Turturro invite Woody Allen dans un film qu'il aurait pu signer

Deux amis, l'un libraire (savoureux Woody Allen) et l'autre fleuriste (excellent John Turturro) ont des problèmes d'argent...

Le premier propose au second de devenir son mac...

Le second, après un instant d'hésitation, se prête au jeu et fait le bonheur de ses clientes : Sharon Stone et ses copines friquées... et une veuve hassidim (improbable Vanessa Paradis)...

Ce film touche à tout a la couleur d'une comédie, l'odeur de New York mais le scénario est trop léger pour qu'on s'y attarde au-delà du clin d’œil !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Aimer, boire et chanter" et se souvenir de la filmographie de Resnais

la bande à Resnais : les "historiques" Sabine Azéma (égale à elle-même dans un rôle d'amoureuse), Michel Vuillermoz (excellent), André Dussolier (sous-utilisé dans le rôle d'un fermier peu probable), Hippolyte Girardot (en médecin débordé par la légère hystérie de son épouse) rejoint par deux nouvelles recrues Sandrine Kiberlain et Caroline Silhol... nous jouent la petite musique sucrée salée saupoudrée des habituels motifs de l'oeuvre du maître...

Dommage, dommage que la campagne anglaise du Yorkshire où se déroule l'histoire ne soit utilisée qu'en travellings entre les scènes de carton pâte des résidences des trois couples qui se font et défont sous nos yeux... alors que leur ami George (que l'on ne voit pas et qui fait fantasmer les trois héroïnes) se meurt d'un cancer...

Préférez les grands classiques de ce toujours jeune homme de 91 ans : Hiroshima mon amour (chef d'oeuvre repassé récemment sur Arte), L'année dernière à Marienbad (pour la voix de Delphine Seyrig); Mon oncle d'Amérique, Mélo, On connait la chanson...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Femme non-rééducable" : une pièce coup de poing à l'Atelier

Anna Politkovskaia a été assassinée le 7 octobre 2006 dans l'ascenseur de son immeuble à Moscou...

Anna Politkovskaia est la 21e journaliste assassinée depuis l'élection de Vladimir Poutine en 2000...

Anna Politkovskaia était une des rares journalistes russes à avoir persisté à couvrir le conflit tchétchène et à dénoncer les atteintes aux droits de l'Homme en Russie...

Anna Politkovskaia était la mère de deux enfants...

Anna Politkovskaia était journaliste...

Dans un décor minimaliste où les éclairages et les fumées rendent compte de l'horreur de cette guerre, les pleurs du violon sublime de Régis Huby nous envoûtent jusqu'à nous faire oublier que nous nous trouvons au théâtre de l'Atelier et non pas face aux juges, dans une église désaffectée ou encore dans la conscience d'Anna Politkovskaia quand elle apprend que les deux personnes qui ont accepté de témoigner dans un village martyre l'ont payé de leur vie...

Anne Alvaro dont la voix de théâtre est toujours proche du chavirement nous entraîne dans la solitude têtue de cette femme bien décidée à ne pas se laisser intimider, ébranler oui mais qui inlassablement "observe et raconte. Qui voit et qui dit"... jusqu'à y laisser à son tour la vie en rentrant chez elle avec ses sacs à provisions...

Anna Politkovskaia était une femme debout !

Pièce sublime à voir dans l'actualité toujours poisseuse de la Russie de 2014 !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Weekends" un petit film bancal malgré de bons interprètes

Anne Villacèque nous donne à voir l'histoire de deux couples amis qui s'entendaient si bien qu'ils ont acheté il y a 20 ans deux maisons mitoyennes au bord de la mer...

A l'approche de la cinquantaine, ils s'y retrouvent encore chaque weekend, s'invitant mutuellement...

Le film commence sur une scène un peu too much dans un supermarché où Christine (fragile Karin Viard) se fait insulter par une automobiliste qui lui reproche d'avoir pris la dernière place de parking !

Déstabilisée, elle parle de cet incident à ses amis qui l'écoutent d'une oreille distraite et à son mari Jean (lunaire Jacques Gamblin) qui visiblement est ailleurs... au point de la quitter le soir même !

Le film nous fait vivre ensuite les amours et désamours des quatre protagonistes et de leurs enfants suite à ce coup de tonnerre !

Christine s'effondre, Jean réapparaît très vite avec une autre femme, Sylvette (Noémie Lvovsky) et Ulrich (Ulrich Tukur) ne savent plus trop quelle attitude adopter...

La réalisatrice aurait du revoir les films de Sautet qui savait nous enjôler avec son élégante petite musique !

Ici hélas rien de semblable : le spectateur a du mal à s'intéresser à ces fades destins et à ces rebondissements parfois grotesques comme la crise d'angoisse de Jean quand il décide de reprendre le chemin du foyer conjugal !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Diplomatie" pour Paris et deux grands acteurs

Volker Schlöndorff a adapté la pièce de Cyril Gely en reprenant les mêmes acteurs : André Dussolier dans le rôle du consul suédois Raoul Nordling et et Niels Arestrup dans celui du gouverneur de Paris Dietrich von Choltitz

Nous sommes à l'hôtel Meurice dans la nuit du 24 au 25 août 1944...

Le général qui a reçu l'ordre d'Hitler de détruire Paris, ne dort pas...

Il convoque ses hommes pour les derniers préparatifs : miner tous les ponts de Paris sauf le Pont Neuf pour que l'armée allemande puisse se replier et les principaux monuments emblématiques de la capitale...

Le consul Nordling s'introduit dans son bureau par un escalier dérobé autrefois utilisé par la favorite de Napoléon III !

Leurs pourparlers vont durer une partie de la nuit, opposant les deux hommes dans un exercice de haute voltige diplomatique !

Face au général qui essaie de ne pas donner prise, le consul utilise toutes les feintes pour parvenir au but qu'il s'est fixé : empêcher que cet ordre absurde ne soit exécuté !

Il utilise tous les arguments : massacre des civils, futur des relations franco-allemandes mais Choltitz ne veut rien entendre : il est un soldat qui obéit aux ordres !

Nordling va finir par trouver l'ouverture qui va permettre de percer la cuirasse du noble prussien !

Le film mérite d'être vu pour la finesse des dialogues et la magnifique interprétation de nos deux acteurs qui vieillissent merveilleusement bien... sans oublier les vues de Paris depuis le balcon de l'hôtel !

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