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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Juste la fin du monde" : juste un film pour rien ?

Les critiques sont partagées entre crier au génie ou dénoncer un réalisateur mégalo...

Xavier Dolan change de registre...

Après le Québec et ses personnages déglingués, il adapte une pièce de Jean Luc Lagarce, écrite en réaction au tabou que représentait le sida dans les années 80... et fait jouer un quatuor de vedettes françaises : Gaspard Ulliel interprète Louis, le héros artiste intello qui rentre chez lui pour annoncer à sa famille qu'il a quittée depuis 12 ans qu'il va mourir, Vincent Cassel est Antoine, le frère qui ne sait parler qu'en éructant, Nathalie Baye est la mère fardée jusqu'au bout des ongles, Léa Seydoux est la soeur paumée et camée et Marion Cotillard est la belle sœur au grand cœur qui bafouille chaque fois qu'elle ouvre la bouche...

Le réalisateur multiplie les têtes à têtes en gros plans prolongés d'arrêts sur image au cas où le spectateur ne comprendrait pas le message...

Le film parait long parce qu'il ne se passe rien d'intéressant, parce que les personnages enfermés dans leurs névroses tournent en rond, parce que Louis ne quitte pas son regard triste ni son sourire en coin...

Est-ce que Xavier Dolan ne se reconnaîtrait pas en un Louis, souffrant et supérieur aux autres, qu'il renvoie dans leur médiocrité par sa seule présence ?

J'ai été très déçue par ce film mais allez le voir pour vous faire votre propre opinion !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un petit boulot" : un film mineur

Pascal Chaumeil adapte et Michel Blanc scénarise le roman de Ian Levison Un petit boulot...

Dans une ville ravagée par le chômage, Romain Duris, barbu ahuri en fin de droits, accepte de tuer l'épouse de Michel Blanc, bookmaker de seconde zone... puis de fil gaguesque en aiguille cousue de fil blanc devient tueur à gages...

Sous couvert d'une critique du capitalisme sauvage, le propos est mince et ne mérite pas que l'on s'y attarde ...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le fils de Jean" : un beau film identitaire :)

Décidément les québécois ont du génie !

Philippe Lioret adapte le roman : Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean Paul Dubois et nous emmène dans les forêts canadiennes, dans un chalet isolé au bord d'un lac où Mathieu "Le fils de Jean" (formidable Pierre Deladonchamps) "encadré" par Pierre, l'ami de Jean (tout aussi formidable Gabriel Arcand) fait la connaissance de ses deux "demi-frères"...

Le scénario parait simple : Jean meurt, Pierre prévient Mathieu de la mort de ce "père" dont il découvre l'identité, Mathieu décide de quitter la France pour Montréal où Pierre ne l'attendait pas... mais en fait le réalisateur tisse son histoire autour de ses deux héros qui va les opposer puis les rapprocher, dans un mouvement fluide et subtil qui englobe la femme de Pierre, Angie (merveilleuse Marie Thérèse Fortin) et sa fille Bettina (délicieuse Catherine de Léan)...

Les acteurs, accompagnés avec tendresse par le réalisateur, sont tous remarquables de justesse dans l'expression pudique de leurs sentiments...

La fin, que je ne vous raconterai pas, ouvre sur la possibilité d'un changement majeur chez ces personnages ordinaires qui baissent leurs barrières mentales pour mieux accueillir l'autre...

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Victoria" : de bons acteurs, un bon sujet et une comédie ratée ! !

La presse est unanime et même Télérama est d'accord pour célébrer le talent de Virginie Efira dans le rôle titre de Victoria et de Vincent Lacoste, Sam, son babysitter, ange gardien et amoureux transi....

Justine Triet signe une comédie dans laquelle son héroïne, une avocate quadragénaire, frise la crise de nerfs permanente, jonglant entre son ex David (Laurent Poitrenaux), ses deux filles, son ami Vincent (Melvil Poupaud) qui est accusé du meurtre de sa femme, des témoins pour le moins contestables (un dalmatien et un singe ???), des amants d'un soir, son psy et sa voyante...

Le film est loufoque, bavard, long et Virginie Efira pourtant très à l'aise dans toutes les situations que lui fait traverser la réalisatrice, nous épuise !

Une parodie de comédie ou une comédie parodique, à vous de choisir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Frantz" : j'aurais voulu aimer ce film...

François Ozon transpose son univers dans l'immédiat après guerre en 1919 où la France et l'Allemagne tentent de se remettre des massacres qui ont décimé leurs jeunesses respectives...

Le réalisateur a confié à Pierre Niney le rôle d'un soldat français Adrien, qui vient se recueillir sur la tombe de Frantz, son ami allemand au grand étonnement de sa fiancée Anna (fascinante Paula Beer) qui n'a jamais entendu parler de lui...

Le film très librement inspiré d'un drame peu connu d'Ernst Lubitsch Broken Lullaby, séduit par son esthétisme mais étonne par son étrange construction en deux parties, deux pays, l'opposition entre la campagne et la ville et surtout deux mensonges...

Curieusement, malgré le sujet et malgré le jeu excellent des acteurs principaux et secondaires (les deux parents de Frantz interprétés par Ernst Stötzner et Marie Gruber sont formidables), l'émotion ne passe pas...

Sans parler de la fin en forme de pirouette qui m'a laissée sans voix...
Dommage, dommage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Renata" : une tragicomédie sur l'appât du gain !

Pour se changer les idées, rien ne vaut la Comédie Bastille qui a le don de nous offrir des spectacles amusants avec des comédiens de talent pour la plupart inconnus du box office...

Au contraire des derniers spectacles ancrés dans la vie d'aujourd'hui, celui ci est tout à la fois intemporel et daté...

Nous sommes à Paris dans la maison bourgeoise d'un richissime patron juif argentin qui vient de mourir...

Son cadavre n'est pas encore froid que le couple de domestiques à son service (interprétés par Sophie Mounicot et Philippe Saïd) se demande comment capter l'héritage de Renata, sa riche et jeune veuve disparue des années auparavant...

Quatre personnages hauts en couleurs et un notaire (excellent Antoine Berry Roger) vont peupler le plateau pour notre plus grand plaisir... car il y a de la farce dans ce spectacle mais également du tragique... quand la fausse Renata (extraordinaire Sebastian Galeota) se pique au jeu au risque de s'y perdre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Au Grand Palais depuis hier et jusqu'au 15 janvier, 10 salles pour célébrer l'inventeur de La ligne claire..

L'aventure de Georges Remi commence en 1929 avec la publication dans le supplément Le petit vingtième des aventures de Totor le scout, très vite rebaptisé Tintin !

Très rapidement le succès de Tintin oblige le dessinateur à arrêter sa carrière de publicitaire pour se consacrer uniquement à son héros, auquel il tentera vainement plus tard d'échapper...

L'exposition alterne crayonnés, planches et vidéos pédagogiques pour mieux nous faire entrer dans le processus de création de ce bourreau de travail qui s'inspira de l'art cinématographique naissant...

A partir du Lotus Bleu et de sa rencontre avec Tchang, Hergé n'est plus seulement un auteur de comics, il voyage et se documente pour conjuguer l'art du raconteur d'histoires à celui de témoin de son temps...

6 ans avant Armstrong, Tintin marche sur la lune dans un album prémonitoire qui connaîtra un immense succès...

Et pour compléter l'exposition, un excellent DVD intitulé Hergé à l'ombre de Tintin qui donne envie de relire tous les albums...

 

Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc
Planches du Lotus Bleu etc

Planches du Lotus Bleu etc

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Publié le par Hélène
Publié dans : #voyages
Chapelle de Tadoussac
Chapelle de Tadoussac

Un très joli voyage le long de la rivière Saguenay nous a conduits dans l'embouchure du Saint Laurent jusqu'à Tadoussac !

Depuis Montréal, nous avons emprunté la route 155 qui serpente au cœur du parc national de la Mauricie : arrivée à Chambord au bord du Lac Saint Jean (son nom indien est Piékouagami ou lac plat = mer intérieure de plus de 1000 m2)

Visite du village historique de Val Jalbert (ancienne pulperie 1901-1927), où une belle promenade à pied vous amène à l'école Saint Georges, aux maisons d'ouvriers, à la poste et au magasin général... jusqu'au moulin et à l'impressionnante chute d'eau de Ouiatchouan (72 m soit 21 m plus haut que celles du Niagara !)

Sur la rive nord du Saguenay, le long de la route 172,étape à Saint Fulgence, porte d'entrée du fjord puis arrêt à Sainte Rose du Nord, village de maisonnettes blanches blotties au milieu d'une cuvette verte dominée par de hauts pitons rocheux où le panorama est à couper le souffle...

Route 172 again dans les grands espaces forestiers et superbe balade dans le parc du fjord de Saguenay dans le secteur de la baie Sainte Marguerite (à proximité de Sacré Coeur) : vue majestueuse au bout du sentier (7 km AR) !

Arrivée à Tadoussac, première municipalité canadienne à fêter ses 400 ans au confluent du Saguenay et du Saint Laurent : jolies maisons, vieille chapelle, hôtel mythique et baleines qui viennent se nourrir de krill et de petits poissons !

5 jours de road movie qui donnent envie d'y retourner !!!

Village historique de Val Jalbert et chute
Village historique de Val Jalbert et chute
Village historique de Val Jalbert et chute
Village historique de Val Jalbert et chute
Village historique de Val Jalbert et chute
Village historique de Val Jalbert et chute
Village historique de Val Jalbert et chute
Village historique de Val Jalbert et chute

Village historique de Val Jalbert et chute

Sainte Rose du Nord
Sainte Rose du Nord
Sainte Rose du Nord
Sainte Rose du Nord
Sainte Rose du Nord
Sainte Rose du Nord

Sainte Rose du Nord

Baie Sainte Marguerite
Baie Sainte Marguerite
Baie Sainte Marguerite
Baie Sainte Marguerite

Baie Sainte Marguerite

Tadoussac
Tadoussac
Tadoussac
Tadoussac
Tadoussac
Tadoussac
Tadoussac

Tadoussac

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'économie du couple" : hélas :((((

Joachim Lafosse déplace l'habituel conflit du divorce sur la maison...

Très jolie maison dans laquelle le couple a vécu ses plus belles années...

Elle c'est Marie (Bérénice Béjo au bord de la crise de nerfs permanente), fille de bourgeois et professeur...

Lui c'est Boris (Cédric Kahn, agaçant et immature), fils de "prolos" et architecte talentueux mais joueur irresponsable...

La maison a été achetée grâce à l'argent dont Marie a hérité mais a été entièrement rénovée par Boris...

Marie propose un tiers de la valeur de la maison à Boris pour qu'il puisse s'installer ailleurs... Boris veut la moitié..

Le couple se retrouve donc contraint de cohabiter en se partageant les jours pour les enfants...

Sur cette idée de départ assez faible, le réalisateur brode à l'infini, nous présentant tour à tour toutes les situations : les jours de Marie, les jours de Boris, les jours où l'organisation déraille, les moments où la mère de Marie prend le relais (excellente Marthe Keller), les jours où le couple s'engueule devant les enfants, devant les amis de Marie, le jour où les quatre se retrouvent comme avant, le temps d'une parenthèse, le jour où la petite fille gardée par son papa atterrit aux urgences...

Bref le film qui dure 1h40 tourne en rond... jusqu'à son issue... prévisible...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Guibord s'en va-t-en guerre" : gentiment loufoque mais étonnament juste

Le réalisateur québécois Philippe Falardeau trousse une fable politique dans laquelle le héros Guibord (excellent Patrick Huard), obscur élu indépendant d'un comté menacé de révolte amérindienne, se retrouve par le jeu démocratique, détenteur de la voix décisive qui va départager pacifistes et bellicistes...

En cas de vote "pour la guerre au Moyen Orient", l'exécutif lui permet un poste de ministre, ce qui lui permettrait de régler ses problèmes locaux.... mais s'il "obéit", sa fille le menace de quitter le pays...

Face à ce dilemme, l'ex champion de hockey qui a raté sa carrière par peur panique de l'avion, navigue entre le pouvoir et le terrain, grandement aidé par le bon sens de son épouse (géniale Suzanne Clément) et l'inventivité de son improbable stagiaire Souverain (irrésistible Irdens Exantus), brillant étudiant haïtien en sciences politiques, féru de Jean Jacques Rousseau...

Le scénario satirique à souhait est un excellent révélateur des mœurs politiques de ceux qui nous gouvernent et de l'absurdité du système...

A voir absolument pour regarder différemment les querelles picrocholines des présidentielles françaises à venir !

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