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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Femme puissante, Léa Drucker assume ses 55 ans avec maestria !

Dans le dernier film de Charline Bourgeois-Tacquet, elle incarne Gabrielle, une chirurgienne maxillo-faciale, chef de service dans un hôpital public à Paris, au sommet de son art...

Fille et petite fille d'une lignée de médecin célèbre, Léa Drucker avoue avoir eu du se préparer pour ce rôle qui demande notamment une extrême agilité des mains, ce qu'elle ne possède pas dans la vie de tous les jours...

Elle a préparé cette interprétation avec la même exigence que celle qu'elle a développée pour son fabuleux précédent rôle d'enquêtrice de l'IGPN dans "Dossier 137" en 2025...

Ce qui m'a fascinée dans ce film, c'est que tout semble réussir au personnage de Léa Drucker : immense professionnelle, elle forme un couple durable et épanoui avec Henri (Charles Berling) et réussit à dépasser les vicissitudes endurées aujourd'hui par toute la profession hospitalière...

Mais sous  ces dehors parfaits, le spectateur saisit tout de suite les failles qui la traversent : ce n'est pas tant le fait qu'elle n'ait pas d'enfant mais les raisons pour lesquelles elle n'en a pas eu - car ce n'est pas uniquement faute de temps ou parce que sa carrière la comble, c'est beaucoup plus complexe...

L'habile scénario nous amène peu à peu au cœur de la vie de cette femme, sur les épaules de laquelle, l'équilibre de toute une famille repose...

Si je n'avais qu'un point à critiquer, ce n'est pas tant l'idylle qu'elle tisse avec Mélanie Thierry, jeune écrivaine venue la regarder opérer pour nourrir le livre qu'elle écrit, mais c'est la place donnée à cette histoire, certes révélatrice dans le portrait de Gabrielle mais qui, de mon point de vue,, aurait pu être traitée avec plus d'ellipses ! 

Un film à voir absolument pour Léa Drucker mais pas que ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Écrit par Fanny Herrero et Lison Daniel, réalisé par Emilie Noblet et diffusé sur Netflix, le film constitue une suite de l'excellente série télévisée "Dix pour cent" diffusée sur France 2 entre 2015 et 2020...

Après quatre saisons et six ans d'absence, nous retrouvons avec grand plaisir une large partie de sa distribution originale, complétée par des invités jouant leur propre rôle tels que George Clooney, Eva Longoria, Laetitia Casta, Vincent Macaigne et Laurent Lafitte... 

Après la fermeture de l'agence artistique ASK, Andréa Martel (Camille Cottin) s'est reconvertie dans la réalisation et s'apprête à tourner son premier long métrage...

Mais quelques jours avant le début du tournage, Laurent Lafitte son acteur principal se désiste, ce qui oblige Andréa à se rapprocher de Noémie Leclerc (Laure Calamy), devenue productrice de télévision et à reformer autour d'elle son ancienne équipe d'agents pour sauver son projet...

Peinant à retrouver le rythme et la forme d'humour de la série, le scénario empile les problèmes rencontrés par Andréa tant dans sa vie professionnelle que personnelle...

Le tournage se révèle catastrophique et contrairement à "Comédie française" dont le sujet était assez proche, on frôle ici la caricature : les acteurs sont toujours aussi bons chacun dans son rôle mais la durée trop courte du film le fait ressembler à une saison compactée, enchaînant crises sur crises et gags sur gags...

Je vous conseille, si vous ne l'avez pas encore fait de voir la série qui, elle, était brillamment construite !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Difficile de critiquer Arthur Harari depuis "Anatomie d'une chute" et pourtant...

Je suis allée voir son dernier opus malgré les critiques négatives et j'en suis ressortie complètement déprimée !

Toutes les images sont laides voire sales, les deux acteurs Léa Seydoux et Niels Schneider, l'une déformée par des rondeurs post-accouchement et l'autre décharné, ont le visage fermé du début à la fin du film, le sexe qui est à l'origine du transfert du corps de l'un dans l'autre est brutal et sans la moindre douceur, la succession des scènes est totalement déconnectée de la réalité qu'elle nous indiffère et la démonstration est tellement conceptuelle qu'un spectateur, même s'il reste éveillé, a du mal à suivre...

A part une belle idée : photographier la banlieue d'aujourd'hui pour essayer de mieux comprendre son évolution et retrouver les traces du passé... le scénario n'offre aucun moment d'émotion ni aucune logique dans laquelle on pourrait s'inscrire pour s'intéresser au destin des personnages...

Je ne recommande pas "L'inconnue" mais je laisse à chacun(e) l'espoir de trouver un moment de grâce dans ce long (très long métrage) qui n'est guère aimable ! 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Né et élevé en Oklahoma, le réalisateur Andrew Patterson n'a jamais quitté son État natal et a passé plusieurs années à travailler auprès de la Nation Choctaw. 

Il nous propose un film très original qui combine le western, une étrange histoire de vol de miel et la revanche d'une jeune femme autochtone...

Au cœur de ces terres reculées, le héros Amziah King (formidable Matthew McConaughey) est un personnage charismatique au talent musical inné qui veille sur une bande de marginaux passionnés de bluegrass, tout en supervisant la plus importante exploitation apicole de la région.

Lorsque sa fille adoptive Kateri (délicieuse Angelina LookingGlass qui fait ses débuts à l'écran), réapparaît soudainement après plusieurs années, Amziah y voit l’occasion de renouer les liens et de bâtir avec elle une entreprise familiale.

Mais il se heurte à des rivaux sans pitié qui n'hésitent pas à lui voler ses abeilles et son miel...

Alternant concerts improvisés, initiation à l'apiculture et road movies pour remonter la trame de l'histoire et trouver le responsable du drame qui frappe Amziah et Kateri,  le film nous fait pénétrer durant plus de deux heures dans un monde inconnu et fascinant dont tous les personnages crèvent l'écran par leur authenticité...

A voir pour ses interprètes mais pas que...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier opus de Ryusuke Hamaguchi a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026 où il a été récompensé par un double prix d'interprétation féminine ex-æquo pour ses deux formidables interprètes : Virginie Efira dont la palette de jeu semble infinie et Tao Okamoto, une délicieuse et brillante liane japonaise qui a commencé sa carrière de comédienne comme mannequin.

Le réalisateur s'est inspiré d'un livre de correspondance entre deux femmes japonaises (une philosophe atteinte d'un cancer et une anthropologue) :  "Quand la vie prend un tournant inattendu"- et a choisi de transposer cette fiction en France afin de bénéficier de conditions financières et de travail plus adaptées qu'au Japon.

Durant 3 heures 15, le cinéaste nous fait partager le difficile quotidien de Marie-Lou (Virginie Efira), directrice d'un EHPAD  qui tente de mettre en œuvre une nouvelle méthodologie de soins, basée sur la bienveillance :  l'Humanitude, qui privilégie un contact privilégié avec les résidents sur la base du regard, de la parole, du toucher et de la verticalité, et ce malgré les réticences de l'équipe malheureusement pas assez nombreuse pour consacrer plus de temps à des personnes aux capacités cognitives diminuées et des fonctionnaires de l'ARS qui lui opposent un manque de moyens financiers...

Sa rencontre avec Mari (Tao Okamoto), une gracieuse metteuse en scène de théâtre japonaise dont elle a vu la pièce poignante, va complètement changer son rapport aux autres et sa compréhension des difficultés qu'elle rencontre...

En effet les deux femmes, qui parlent chacune la langue de l'autre, vont connaître un véritable coup de foudre amical qui s'inscrit d'autant plus dans l'urgence de la discussion et de l'échange que Mari est atteinte d'un cancer en phase terminale...

Le film mosaïque nous propose une réflexion sur des sujets aussi différents qu'une analyse sociopolitique d'un capitalisme qui se meurt en détruisant la nature, l'organisation du travail dans un EHPAD, les méthodes de soins et leurs conséquences, la complexe cohabitation avec un jeune autiste, la puissance de la création artistique, la naissance des vocations de soin, la complémentarité des cultures, la force de la curiosité et l'art de la conversation... 

Beaucoup de délicatesse, pas de pathos, des moments amusants comme lors de séances d'hyper-relaxation en plein air où tous les résidents âgés "affalés", s'accordent des moments de caresses et de massage des pieds, des personnages secondaires finement analysés dont l'infirmière en chef enfermée dans ses compétences techniques...

Un film à voir absolument pour ses deux interprètes mais également pour son atmosphère à nulle autre pareille ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Dans sa troisième exposition à la galerie BLEU, Marie-Luce Gouraud nous fait partager son idée du bonheur sur la côte Atlantique...

Elle se qualifie elle-même de peintre des vacances car ce qu'elle cherche relève d'un état d'esprit...

Il s'agit de retenir « l'instant paisible » selon ses propres mots, cette sensation à l'origine de l'expression italienne farniente, comme une douce oisiveté qui permet de profiter de chaque minute de vie dans un total relâchement...

Diplômée en architecture des Beaux-Arts de Nantes, elle exerce d'abord le métier d'architecte d'intérieur, puis pendant plus de dix ans celui de décoratrice en studio photo. Enrichie de cette dernière expérience, elle retient l'importance du cadrage qu'elle utilise dans ses toiles.
De belles demeures au bord de l'eau des terrasses magnifiques autour d'une piscine où recevoir ses amis et profiter de la lumière qui filtre à travers la végétation fleurie...

La chaleur est là mais promet des après-midi de détente ou des baignades dans une eau limpide...

A voir jusqu'au 15 septembre à Saint Jean de Luz 

"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été
"Marie Luce Gouraud" : une certaine idée du bonheur de l'été

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film de Cristian Mungiu a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026 où il a remporté la Palme d'or et le prix du Jury œcuménique.
C'est la deuxième Palme d'or du réalisateur roumain après "4 mois, 3 semaines, 2 jours" en 2007. 
 
L'histoire se se déroule en Norvège où les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village enclavé au bout d'un fjord surmonté de blocs rocheux froids et hostiles...
Cristian Mungiu ne nous donne pas la raison de l'exode roumain mais très vite la famille détonne dans une société très progressiste où la parole de l'enfant est reine...
Ils se lient d'amitié avec leurs voisins, les Halberg et les deux jeunes filles des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes.
Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.
Le scénario nous confronte aux attitudes radicales des différents protagonistes..
Le service d'Aide à l'enfance, saisi par l'école, sans enquête préalable approfondie, dessaisit brutalement les parents Gheorghiu de leurs enfants y compris du petit dernier encore allaité par sa mère...
Face à cet arbitraire, le couple réagit chacun à sa façon : la mère Lisbet (toujours aussi formidable Renate Reinsve) tente de comprendre et cherche une alliée chez sa voisine Mia (passionnante Lisa Carlehed), tandis que le père Mihaï (Sebastien Stan très ambigu) se rapproche de sa communauté catholique et alerte les media...
Quant au mari de Mia, qui est également le supérieur hiérarchique de Mihaï, il tente de temporiser sans vraiment y réussir et perd pied face à la colère de sa fille en pleine crise d'adolescence...
Le spectateur français s'étonne de tant d'agressivité de la part de l'administration norvégienne y compris du corps judiciaire face à ce couple, certes extrémiste dans son éducation religieuse mais dont la culpabilité n'est pas concrètement prouvée... et surtout de la décision des parents dans les dernières scènes du film...
 
Le débat est intéressant mais personnellement, je suis ressortie mal à l'aise, ne comprenant pas pour qui le cinéaste prenait partie comme s'il nous livrait brutalement sa vision du monde sans analyse ; dans son message, j'ai compris : voici comment se comporte la société moderne, à vous d'observer et de juger si vous le souhaitez...
Vous me direz ce que vous en pensez mais pour ma part, avant même d'avoir vu les autres films primés à Cannes, je ne trouve pas que "Fjord" méritait une Palme d'or ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

 

A Saint Jean de Luz, à la galerie Portal, Magi Puig qui affectionne les couleurs de l'Afrique du Nord, nous emmène cette année en Asie, au coeur de l'Inde, terre de contrastes, de couleurs et de traditions millénaires.

 

Dans une palette riche et variée, il nous offre la beauté des paysages et plus particulièrement des bords de mer, l'effervescence des villes, les silhouettes élégantes dans leur sari aux couleurs vibrantes...

 

Le peintre espagnol nous invite à découvrir la magie d’un pays fascinant à travers une vingtaine de tableaux ! 

"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
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"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
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"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le cinéaste américain Cole Webley signe ce premier long métrage sur un thème méconnu que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas "spoiler" le film...

Il nous invite dans la voiture brinquebalante d'un père veuf qui réveille un matin ses deux enfants : Charlie 6 ans, Ella 10 ans et leur chien Rex - pour traverser le Midwest, direction le Nebraska...

Alors que les deux enfants découvrent des paysages inconnus et vivent quelques moments magiques avec leur père,  Ella s'inquiète très vite et à raison de la finalité de ce voyage...

Le film repose entièrement sur le jeu des trois acteurs : le père interprété par John Magaro (malheureux, mutique mais profondément humain), le visage en coeur de la petite fille à la maturité précoce et la bouille ronde du petit garçon qui ne pense qu'à jouer...

A voir pour toucher du doigt la pauvreté d'une certaine Amérique où une famille aimante peut rapidement perdre ses repères ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
La réalisatrice allemande Eva Trobisch au eu l'idée du film en regardant une émission de télé-crochet où elle a été bouleversée par la réaction d’une famille en coulisses. 
Pour situer son récit, la cinéaste a choisi la ville de Greiz, en Thuringe, une cité de l’ex-Allemagne de l’Est aux élégants boulevards Art nouveau désertés, pour montrer un visage méconnu de son pays. 
Eva Trobisch a voulu donner à chaque membre de la famille de Léa (délicieuse Frida Hornemann dont c'est le premier rôle au cinéma), une place à part entière - exigence qui confère au film un format de puzzle en construction...
Elle nous raconte l'histoire de Léa,16 ans, qui a un talent pour le chant et se prépare à participer à une émission de téléréalité - elle a un petit frère, une grande amie, des parents récemment divorcés, une tante qu’elle admire et des grands-parents qui gèrent un hôtel au passé glorieux aujourd’hui menacé par la faillite. 
A l'instar de Good bye Lenin (2003) que le film n'égale pas, Home stories nous offre une réflexion complexe sur la difficulté qu'ont les habitants de l'ex RDA à trouver leur juste place entre l'Allemagne réunifiée et l'ostalgie !

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