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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Mikaël Chirinian a adapté et mis en scène le livre éponyme de Melissa da Costa qui nous raconte le dernier voyage qu'a décidé de faire Emile (émouvant Audran Cattin), 26 ans, à qui les médecins ont diagnostiqué un Alzheimer précoce...

A bord de son van, il embarque Joanne (formidable Blanche Sottou), une étrange jeune femme qui a répondu à son annonce explicite sur internet...

Tout semble séparer les deux jeunes gens : Emile, hyperactif et paniqué par le sort qui l'attend, ne cesse de parler... Face à lui Joanne, répond par monosyllabes et se plonge très souvent dans la méditation en pleine conscience pour éloigner un passé que l'on devine douloureux et qui se manifeste par des sonneries intempestives de son téléphone, sur lequel l'appelle un mystérieux Léon...

Une récitante (délicieuse Laetitia Franchetti) nous lit le journal que tient Emile sur le conseil de Joanne pour se souvenir de son voyage...

Joanne et Emile vont bien évidemment s'apprivoiser mais l'habile scénario nous surprend de bout en bout, tant les deux personnages qui se dévoilent peu à peu se révèlent attachants et émouvants ! 

Un très joli moment de théâtre joué par trois jeunes comédiens dont le naturel nous emporte !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour la première fois de sa carrière, László Nemes réalise un film dont il n'a pas signé le scénario. Séduit par la lecture du script rédigé par le scénariste Olivier Demangel, le réalisateur hongrois y a vu une véritable «mission». Il s'agit également pour lui d'un projet personnel, conçu comme une lettre d'amour à la France, pays où il est venu s'installer en 1989.

Il a volontairement choisi de nous raconter le parcours de Jean Moulin à partir de son arrivée à Lyon, mandaté par de Gaulle pour unifier les réseaux de résistance français...  

Autant la première partie du film montre peu d'intérêt puisqu'elle est  constituée d'une suite de saynètes pour "camper le décor" de l'arrestation à venir, autant la seconde partie est inutilement "gore" dans l'étalage des tortures subies par cet homme remarquable qui est mort sans avoir parlé...

Seules sont passionnantes les scènes entre Jean Moulin et Klaus Barbie interprété par un Lars Eidenger, brillantissime dans son rôle de salaud psychopathe...

Le problème du film est que celui dont on retient l'interprétation est le "méchant" que l'on est tenté "d'admirer", alors que Gilles Lellouche peine à trouver la bonne distance et compose un personnage en retrait : visage fermé, menton en avant, héros quasi mutique qui, après avoir annoncé qu'il n'aurait pas le courage de résister à la torture, prouve le contraire mais ne convainc pas, tant son jeu semble "maîtrisé" pour tenter d'être à la hauteur de son modèle...

Malgré l'ambition du scénario, le spectateur trouve le temps long (2h14) et n'arrive pas complètement à adhérer à la figure du héros que fut Jean Moulin !

Quel dommage ! 

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Publié le par Jean-Louis
Publié dans : #cinéma

Cette nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo par le réalisateur Fred Cavayé décrit assez fidèlement les protagonistes de cette histoire qui s’attache à suivre le destin de Jean Valjean, incarné par Vincent Lindon.

Le charisme et l’inébranlable volonté dont le héros fait preuve pour surmonter toutes les difficultés qui se présentent à lui sont admirables et je dois dire que son jeu m’a littéralement cloué dans mon fauteuil.

Au XIXe siècle, Jean Valjean sort du bagne après 19 années d'incarcération, pour avoir volé du pain.  L’ancien forçat vit alors sous la nouvelle identité de Monsieur Madeleine, devient le maire de son village et s’efforce de faire le bien autour de lui.

C’est ainsi qu’il vient en aide à Fantine (Noémie Merland) une ouvrière qui, très malade, va mourir en laissant seule sa fille, la toute jeune Cosette, que sa mère a confié aux Thénardier, un couple d’aubergistes, pensant qu’ils lui apporteraient attention et soins.

Mais les Thénardier (Camille Cottin méconnaissable de méchanceté et Benjamin Lavernhe veule, menteur et imposteur en se déclarant ancien combattant) exploitent et maltraitent Cosette.

Jean Valjean – Monsieur Madeleine - apprend cette triste nouvelle et décide alors s'occuper de Cosette et de l'élever comme sa propre fille.

Mais il subit un nouveau coup du destin avec la mise au jour de son passé de bagnard par l’inspecteur Javert (Tahar Rahim) qui va le traquer et dénoncer ce qu’il considère comme une imposture inacceptable.

Le film détaille les péripéties de la poursuite obsessionnelle de Javert dont nous apprenons la raison de la détresse psychologique qui le hante depuis son enfance.

C’est une épopée qui se regarde sans lassitude grâce à la force de l’interprétation de tous ses interprètes et je ne peux que vous le conseiller.

Il est bon dans les temps troublés que nous vivons de pouvoir se plonger dans ces aventures où l’action conduite par les bons sentiments et le désir de justice triomphe de la méchanceté.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Fan inconditionnelle de Robert Guédiguian, je me suis précipitée pour voir son dernier film où il introduit Juliette (Marilou Aussilloux), une femme d'aujourd'hui dans sa bande acteurs fétiches et amis de toujours : Ariane Ascaride (toujours aussi formidable), Gérard Meylan (toujours aussi subtil), Jean-Pierre Darroussin (excellent dans un rôle inquiétant) et Grégoire Leprince-Ringuet (figure à la fois moderne et classique)...

L'héroïne, 30 ans, semble avoir tout pour elle : un poste prestigieux dans la finance, une belle maison, une vie rythmée par les voyages et les amours de passage. Lorsqu’elle est agressée par son responsable hiérarchique, son monde bâti sur la complexité du vécu d'une transfuge de classe s’effondre.

L'idée originale du film provient d'un événement insolite : un cahier manuscrit découvert par hasard dans un carton jeté sur le trottoir. C'est Serge Valetti, le coscénariste et ami du réalisateur, qui est tombé dessus. Le carnet racontait l'histoire d'une femme élevant l'enfant née d'une relation adultère de son mari avec une servante en Algérie. Ce récit a servi de point de départ pour façonner les thèmes de la filiation et l'histoire de Juliette.

Dans ce film choral, Robert Guédiguian est toujours le militant qui défend avec objectivité la classe ouvrière mais il prend une nouvelle dimension en épousant la cause des femmes violentées...

Passionnée par l'évolution que vit Juliette qui sort de sa bulle de golden girl et renoue avec des vraies valeurs telles que la sororité et la solidarité familiale, je suis ressortie de la projection avec le sourire aux lèvres : heureusement que Robert Guédiguian existe dans ce monde de brutes ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le titre du film s'inspire d'une nouvelle de l'écrivain allemand Wilhelm Jensen retraçant l'obsession d'un archéologue pour un bas-relief de femme marchant, baptisée Gradiva .

La réalisatrice Marine Atlan explique avoir découvert ce récit par les travaux de Sigmund Freud sur l'interprétation des rêves, où Pompéi devient le théâtre de l'inconscient.

Accompagnés par leur professeure de français latin, Madame Mercier (formidable Antonia Buresi), un groupe d'élèves de Terminale part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve.

Afin d'ancrer le récit dans un réalisme saisissant, Marine Atlan et sa co-scénariste ont d'abord rencontré une classe de banlieue pour adapter le langage du script. Elles se sont ensuite greffées à un véritable voyage scolaire organisé avec un lycée parisien, suivant le trajet exact du scénario. Cette immersion de cinq jours leur a permis de capter sur le vif l'énergie, les tensions et les échanges informels des adolescents, donnant naissance à plusieurs scènes clés du film.

Pour constituer le groupe d'élèves, la directrice de casting a arpenté pendant deux ans la sortie des lycées et les écoles de théâtre à la recherche de visages singuliers. Les deux principaux interprètes masculins ont été repérés de manière insolite : Colas Quignard qui interprète Toni a été repéré lors du voyage scolaire d'immersion, tandis que Mitia Capellier-Audat (James) a été croisé dans une manifestation : la cinéaste leur a fait répéter des scènes de films où des adolescents jouent des rôles importants pour qu'ils s'imprègnent d'une culture cinématographique plurielle...

Elle a composé son panel d'acteurs en multipliant les profils : Toni est le beau gosse à qui tout réussit et qui attire aussi bien les jeunes femmes que les jeunes gens - James, le cancre, ouvertement homosexuel, issu d'un milieu défavorisé s'est construit sur une fable d'après ses origines italiennes pour tenir debout - quant à la troisième héroïne Suzanne (Suzanne Gerin), elle campe une élève intelligente mais qui n'arrive pas à trouver sa place dans la classe...

Nous les suivons durant 2 heures 1/2, partageant leurs découvertes de Naples et de Pompéi, leurs disputes, leurs histoires d'amour, leurs débats sur la méritocratie et Parcoursup, leurs relations complexes avec cette professeure passionnée et passionnante mais un peu désabusée pour vraiment s'intéresser à leurs tourments...

Le film, certainement trop riche, peine à trouver ses marques dans la première partie mais est bouleversant dans son final, s'achevant comme un véritable thriller psychologique...

C'est un beau portrait de la jeunesse actuelle dont on a souvent beaucoup de mal à comprendre les échanges tant leur langage est précipité...

C'est malheureusement et malgré sa richesse, un film dont la longueur nous fait par moments perdre de vue le propos ambitieux de la réalisatrice...

A voir pour son originalité et son authenticité ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026 où il a été récompensé du prix du scénario.

J'ai longtemps hésité à aller le voir car il est centré sur la figure d'Henri Marre, incarné par un Swann Arlaud à contre emploi.

Fascinée par cet acteur et ce dès sa participation magistrale dans le film "Petit paysan" de 2018 qui a eu trois César..., la perspective de le regarder pendant 2h39 interpréter un médiocre collaborateur pendant l'Occupation, me dérangeait beaucoup... mais je me suis quand même décidée et je ne sais pas si je le regrette ou non...

L'idée du film est née quand une tante du réalisateur Emmanuel Marre lui a transmis les lettres de ses arrière-grands-parents. Il y a découvert que son aïeul avait réellement servi le régime de Vichy et rédigé le traité Notre salut. 

Swann Arlaud est certes "parfait" dans ce rôle d'arriviste falot qui ne pense qu'à sa carrière, négligeant sa femme Paulette (fascinante Sandrine Blanche qui aurait dû avoir le premier rôle tant elle est vivante et moderne) et ses trois enfants...

Enchaînant les lâchetés successives, il perd peu à peu tout ce qui restait d'humain en lui et semble ne même pas s'en apercevoir...

C'est glaçant, écœurant... mais malheureusement très certainement fidèle aux parcours d'un certain nombre de français qui se sont jetés dans les bras du Maréchal Pétain, au nom de la France, mais surtout pour être sur le devant de la scène !

Les critiques ont encensé le film en disant que c'était une œuvre de salut public mais j'aurais aimé qu'Henri Marre soit entouré de plus de personnages divisés par le doute pour que la pilule soit moins amère...

Le cinéma français ne cesse de revisiter la période de la seconde guerre mondiale, ce qui traduit pour moi un malaise face à la situation historique actuelle de notre pays  et plus largement de l'Europe, mais j'avoue voter pour les deux monuments que constituent les volets de la "Bataille de Gaulle" !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film, présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026, où il a obtenu le Grand Prix, marque le retour d'Andréi Zviaguintsev, neuf ans après "Faute d'amour". Durant cette période, le réalisateur a traversé une épreuve particulièrement grave : à l’été 2021, il a été hospitalisé en urgence en Allemagne après avoir été gravement atteint par le Covid-19. Plongé dans un coma artificiel, il a ensuite passé plusieurs mois en rééducation. C’est durant cette période qu’il a appris le déclenchement de la guerre en Ukraine et qu'il a décidé ne pas retourner en Russie.

Le scénario qui se déroule en 2022, date du début de l'opération militaire spéciale menée par le président russe, a pour ambition de nous montrer l'odieuse réalité de l'enrôlement autoritaire et brutal de la jeunesse russe - tout en s'inspirant du film réalisé par Claude Chabrol en 1969 : "La femme infidèle", dont il souhaitait transposer l’histoire dans la Russie contemporaine. 

Gleb (Dmitri Mazourov), chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina (ravissante Iris Lebedeva) et leur fils Serioja dans une belle maison entourée d'un parc dans une ville de province...

Le réalisateur dénonce dans "Minotaure" une Russie patriarcale bourgeoise profondément arriérée où les hommes, à l'image de Vladimir Poutine, se comportent en autocrates tant dans leur vie professionnelle que personnelle et jouissent d'une totale impunité dans une société gangrénée par la corruption...

Je ne sais pas si c'est la longueur du film (2h20) où le propos du cinéaste est noyé dans des scènes étirées à l'extrême qui enlèvent de la force à sa démonstration - ou bien le jeu insuffisamment puissant du principal acteur, censé incarner la figure du Minotaure, créature mythologique dominée par ses pulsions animales et instinctives, mais le résultat est décevant...

Encensé par la critique, le film doit représenter la France aux prochains Oscar !?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le projet est né de l'envie du réalisateur Marc Fitoussi de travailler à nouveau avec Isabelle Huppert, en lui faisant jouer un rôle à contre emploi. 

Dans ce film, l'actrice incarne Corinne Maclou, une figurante qui depuis des années peine à percer.

Dès les premières images, le ton est donné - Corinne qui arbore un look seventies avec une houppette dans les cheveux, se fait réprimander car elle se sert à boire au buffet des acteurs.

La mort dans l'âme, elle retourne avec les autres figurants mais se débrouille pour entrer en contact avec Sandrine Kiberlain qui incarne une vedette. Elle la flatte, lui remet un CV, lui parle de ses interprétations au théâtre...

Petit à petit, elle arrive à apprivoiser l'actrice adulée mais en réalité assez esseulée dans sa vie personnelle : un lien se crée entre les deux femmes, lien que critiquent tous les autres acteurs du film, ne comprenant pas l'attitude de Sandrine Kiberlain... 

Si Isabelle Huppert réussit plutôt bien à se glisser dans ce personnage très éloigné de sa réalité de grande figure du cinéma français, Sandrine Kiberlain, contrairement à son habitude, enchaîne les répliques attendues et n'est pas du tout crédible dans la relation à la fois méchante et ridicule qu'elle noue avec cette figurante sortie de nulle part...

Dommage ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après plusieurs courts-métrages remarqués, le réalisateur Julien Gaspar-Oliveri  signe son premier long-métrage où il ose enfin aborder son histoire personnelle....

"La frappe" commence sur des lents mouvements de caméra qui filme le grain d'une peau, non de deux peaux, celles d'un frère et d'une sœur qui dorment ensemble...

Enzo (Diego Murgia), 19 ans  a une gueule de gosse affamé de tendresse et Carla (Romane Fringeli), 20 ans regarde le monde avec une violence rentrée...

Quand leur père  Anthony (Bastien Bouillon impressionnant à contre-emploi), sort de 5 ans de prison pour fraude, les deux jeunes adultes réagissent de manière totalement opposée : Enzo, malgré la colère de sa sœur, l'accueille chez lui et se porte garant jusqu'à l'employer sur son stand de revente de petit électro-manager sur les marchés de la région Paca... Quant à Carla, elle coupe les ponts avec son frère...

Rien n'est dit et tout est dit...

Le film s'étire et nous englue dans le refus de Carla, l'apparent bonheur et la lente dérive mortifère de Diego et le mutisme d'Anthony...

La fin du scénario justifie le titre du film et finit de nous glacer devant les images des ravages causés par ce trauma que frère et sœur ont connu...

 

 

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Femme puissante, Léa Drucker assume ses 55 ans avec maestria !

Dans le dernier film de Charline Bourgeois-Tacquet, elle incarne Gabrielle, une chirurgienne maxillo-faciale, chef de service dans un hôpital public à Paris, au sommet de son art...

Fille et petite fille d'une lignée de médecin célèbre, Léa Drucker avoue avoir eu du se préparer pour ce rôle qui demande notamment une extrême agilité des mains, ce qu'elle ne possède pas dans la vie de tous les jours...

Elle a préparé cette interprétation avec la même exigence que celle qu'elle a développée pour son fabuleux précédent rôle d'enquêtrice de l'IGPN dans "Dossier 137" en 2025...

Ce qui m'a fascinée dans ce film, c'est que tout semble réussir au personnage de Léa Drucker : immense professionnelle, elle forme un couple durable et épanoui avec Henri (Charles Berling) et réussit à dépasser les vicissitudes endurées aujourd'hui par toute la profession hospitalière...

Mais sous  ces dehors parfaits, le spectateur saisit tout de suite les failles qui la traversent : ce n'est pas tant le fait qu'elle n'ait pas d'enfant mais les raisons pour lesquelles elle n'en a pas eu - car ce n'est pas uniquement faute de temps ou parce que sa carrière la comble, c'est beaucoup plus complexe...

L'habile scénario nous amène peu à peu au cœur de la vie de cette femme, sur les épaules de laquelle, l'équilibre de toute une famille repose...

Si je n'avais qu'un point à critiquer, ce n'est pas tant l'idylle qu'elle tisse avec Mélanie Thierry, jeune écrivaine venue la regarder opérer pour nourrir le livre qu'elle écrit, mais c'est la place donnée à cette histoire, certes révélatrice dans le portrait de Gabrielle mais qui, de mon point de vue,, aurait pu être traitée avec plus d'ellipses ! 

Un film à voir absolument pour Léa Drucker mais pas que ! 

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