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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film de Cristian Mungiu a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026 où il a remporté la Palme d'or et le prix du Jury œcuménique.
C'est la deuxième Palme d'or du réalisateur roumain après "4 mois, 3 semaines, 2 jours" en 2007. 
 
L'histoire se se déroule en Norvège où les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village enclavé au bout d'un fjord surmonté de blocs rocheux froids et hostiles...
Cristian Mungiu ne nous donne pas la raison de l'exode roumain mais très vite la famille détonne dans une société très progressiste où la parole de l'enfant est reine...
Ils se lient d'amitié avec leurs voisins, les Halberg et les deux jeunes filles des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes.
Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.
Le scénario nous confronte aux attitudes radicales des différents protagonistes..
Le service d'Aide à l'enfance, saisi par l'école, sans enquête préalable approfondie, dessaisit brutalement les parents Gheorghiu de leurs enfants y compris du petit dernier encore allaité par sa mère...
Face à cet arbitraire, le couple réagit chacun à sa façon : la mère Lisbet (toujours aussi formidable Renate Reinsve) tente de comprendre et cherche une alliée chez sa voisine Mia (passionnante Lisa Carlehed), tandis que le père Mihaï (Sebastien Stan très ambigu) se rapproche de sa communauté catholique et alerte les media...
Quant au mari de Mia, qui est également le supérieur hiérarchique de Mihaï, il tente de temporiser sans vraiment y réussir et perd pied face à la colère de sa fille en pleine crise d'adolescence...
Le spectateur français s'étonne de tant d'agressivité de la part de l'administration norvégienne y compris du corps judiciaire face à ce couple, certes extrémiste dans son éducation religieuse mais dont la culpabilité n'est pas concrètement prouvée... et surtout de la décision des parents dans les dernières scènes du film...
 
Le débat est intéressant mais personnellement, je suis ressortie mal à l'aise, ne comprenant pas pour qui le cinéaste prenait partie comme s'il nous livrait brutalement sa vision du monde sans analyse ; dans son message, j'ai compris : voici comment se comporte la société moderne, à vous d'observer et de juger si vous le souhaitez...
Vous me direz ce que vous en pensez mais pour ma part, avant même d'avoir vu les autres films primés à Cannes, je ne trouve pas que "Fjord" méritait une Palme d'or ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

 

A Saint Jean de Luz, à la galerie Portal, Magi Puig qui affectionne les couleurs de l'Afrique du Nord, nous emmène cette année en Asie, au coeur de l'Inde, terre de contrastes, de couleurs et de traditions millénaires.

 

Dans une palette riche et variée, il nous offre la beauté des paysages et plus particulièrement des bords de mer, l'effervescence des villes, les silhouettes élégantes dans leur sari aux couleurs vibrantes...

 

Le peintre espagnol nous invite à découvrir la magie d’un pays fascinant à travers une vingtaine de tableaux ! 

"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité
"Magi Puig, au cœur des couleurs de l’Inde » : une exposition empreinte de spiritualité

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le cinéaste américain Cole Webley signe ce premier long métrage sur un thème méconnu que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas "spoiler" le film...

Il nous invite dans la voiture brinquebalante d'un père veuf qui réveille un matin ses deux enfants : Charlie 6 ans, Ella 10 ans et leur chien Rex - pour traverser le Midwest, direction le Nebraska...

Alors que les deux enfants découvrent des paysages inconnus et vivent quelques moments magiques avec leur père,  Ella s'inquiète très vite et à raison de la finalité de ce voyage...

Le film repose entièrement sur le jeu des trois acteurs : le père interprété par John Magaro (malheureux, mutique mais profondément humain), le visage en coeur de la petite fille à la maturité précoce et la bouille ronde du petit garçon qui ne pense qu'à jouer...

A voir pour toucher du doigt la pauvreté d'une certaine Amérique où une famille aimante peut rapidement perdre ses repères ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
La réalisatrice allemande Eva Trobisch au eu l'idée du film en regardant une émission de télé-crochet où elle a été bouleversée par la réaction d’une famille en coulisses. 
Pour situer son récit, la cinéaste a choisi la ville de Greiz, en Thuringe, une cité de l’ex-Allemagne de l’Est aux élégants boulevards Art nouveau désertés, pour montrer un visage méconnu de son pays. 
Eva Trobisch a voulu donner à chaque membre de la famille de Léa (délicieuse Frida Hornemann dont c'est le premier rôle au cinéma), une place à part entière - exigence qui confère au film un format de puzzle en construction...
Elle nous raconte l'histoire de Léa,16 ans, qui a un talent pour le chant et se prépare à participer à une émission de téléréalité - elle a un petit frère, une grande amie, des parents récemment divorcés, une tante qu’elle admire et des grands-parents qui gèrent un hôtel au passé glorieux aujourd’hui menacé par la faillite. 
A l'instar de Good bye Lenin (2003) que le film n'égale pas, Home stories nous offre une réflexion complexe sur la difficulté qu'ont les habitants de l'ex RDA à trouver leur juste place entre l'Allemagne réunifiée et l'ostalgie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie (toujours aussi délicieuse India Hair) prend la route vers le Sud-Est au volant de sa Clio pour accomplir le vœu de la vieille dame : remettre une caisse de vieux vinyles disco à Titou dont elle ne connait que la ville de résidence : Cavalière !

Elle prend la route et atterrit dans un café où la serveuse Marina (rayonnante Raya Martigny) lui réserve immédiatement un accueil chaleureux : bien sûr qu'elle connait Titou !

La caméra de la réalisatrice Avril Besson accompagne Charlie qui va peu à peu découvrir le passé de sa mère (décédée d'un cancer du sein) et s'intégrer à la petite communauté de la station balnéaire qui vit au ralenti en hiver...

Sa rencontre avec Titou, caviste rêveur, excellemment interprété par Eric Cantona, va lui ouvrir l'univers de sa mère : le disco où elle excellait, ce qu'ignorait sa fille...

Hébergée par Marina, elle va peu à peu découvrir une femme blessée maisaidante et passionnée qui, autrefois, rêvait de quitter la côte méditerranéenne pour la capitale...

Charlie va prendre le temps de les écouter et des relations amicales et amoureuses vont se tisser entre ces trois personnes qui vont constituer peu à peu une vraie famille pour la jeune femme qui n'en a plus...

Un très joli film, des acteurs très justes et une vraie tendresse pour les êtres les plus humbles ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son premier long métrage, la réalisatrice Hélène Rosselet-Ruiz s'est inspirée d'un épisode qu'elle a vécu pour imaginer le thème de son film. 

En effet, elle a travaillé durant un été comme femme de ménage pour une riche Saoudienne dont elle a progressivement compris qu’elle était la maîtresse d’un membre de la famille royale. Fascinée par les rapports de domination et le secret qui entouraient cette situation, elle a imaginé des années plus tard un huis clos dont la puissance grandit au fil des scènes. 

Si le point de départ est autobiographique, la cinéaste a rapidement souhaité dépasser le simple récit personnel en menant un important travail d’enquête auprès de femmes saoudiennes, de personnels d’hôtels de luxe et de conciergeries haut de gamme. 

Pour gagner sa vie, Laura (impressionnante Malou Khebizi) accepte un emploi 24h sur 24 au service de Souria (captivante Soundos Mosbah). Installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant, un riche prince saoudien, la jeune femme vit dans l’attente de ses visites qui se font de plus en plus rares. Tandis que Laura tente de s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, elle se rapproche peu à peu de Souria, comprenant que sous ses airs de femme fatale et capricieuse, la jeune beauté orientale est en réalité une victime. 

Trouvant un allié en la personne du garde corps du prince, Laura qui se destine à entrer dans l'armée, prend peu à peu conscience du piège dans lequel tous les trois sont enfermés : de bonne à tout faire corvéable, elle devient la confidente puis le recours des deux exilés...

Un film poisseux qui s'attaque avec finesse à un sujet rarement abordé, à voir pour le jeu subtil de ses trois acteurs  !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur français Safy Nebbou nous fait partager la détresse de Thomas (formidable Romain Duris) qui a décidé avec son épouse d'adopter Mapring, un enfant thaï âgé de 4 ans...

En effet si l'enfant établit rapidement une connivence avec sa nouvelle maman incarnée par la ravissante Cristiana Capotondi, il refuse tout contact avec Thomas et détruit les jouets que ce dernier lui offre pour tenter de l'amadouer...

Lorsque Cristiana meurt dans un accident de voiture, le père et l'enfant se retrouvent dans un face à face muet et hostile...

Désemparé, Thomas décide d'emmener l'enfant en Thaïlande pour retrouver sa mère biologique...

Au cours de ce voyage qui nous plonge dans la beauté sauvage de la Thaïlande non touristique, Thomas va devoir composer avec l'hostilité de son fils et la détresse économique de ce pays dont beaucoup d'habitants survivent dans des conditions économiques très précaires...

Accompagné par un guide bilingue , il va, au fil des rencontres et des péripéties, construire une vraie relation avec cet enfant qui n'est déjà plus thaï mais pas encore européanisé...

Un film émouvant où les émotions se lisent sur les visages jusqu'à la scène finale, poignante ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans cette seconde partie, le Général de Gaulle poursuit son pari fou : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue.

Peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés...

Des batailles sont livrées (et filmées de façon spectaculaire), le général défend pied à pied la place de la France face à l'Angleterre où Churchill est partagé entre son partenariat historique avec les Etats-Unis et sa conception distanciée de l'Europe...

De Gaulle va prendre tous les risques en s'appuyant sur le général Leclerc (formidable Niels Schneider), en tentant d'unifier la Résistance avec l'aide précieuse de Jean Moulin (Félix Kysyl charismatique), en s'opposant à la France vichyste en Algérie représentée par le général Giraud (Thierry Lhermitte),  en convaincant Eisenhower et Anthony Eden d'aider les forces françaises sur le terrain, en tenant tête à Roosevelt pour que la France ne devienne pas un vassal de l'Amérique...

Inlassablement il va se battre, ne rien lâcher avec une poignée de fidèles autour de lui comme René Pleven...

Le film se termine à la libération de Paris qui ne signe pas la fin de la guerre... mais en représente une étape emblématique...

Il faut vraiment aller voir ce deuxième volet pour admirer le talent de Simon Abkarian (plus vrai que nature dans l'incarnation du général) et la maestria du réalisateur Antonin Baudry qui nous plonge dans ces années inouïes qui ont décidé du destin de la France ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Pour les amoureux de la photographie, la galerie Catherine et Frédéric Portal expose à Saint Jean de Luz une vingtaine d’œuvres de Fabrice Michaudeau qui célèbrent tout à la fois la lenteur et le mouvement : prendre le temps de regarder la nature, s'imprégner de l'ambiance d'une ville, et capter le mouvement des vagues et de la vie urbaine !

 

Fabrice Michaudeau explique sa vocation et son ambition actuelle :

 

"Photographe indépendant, pendant plus de 20 ans j’ai construit ma carrière au sein de l’industrie de l’image. Ancien graphiste, j’ai su développer un regard précis, structuré et exigeant, que j’ai progressivement affiné en me consacrant à la photographie à plein temps.

 

Pendant plus de 10 ans, j’ai collaboré avec les plus grandes banques d’images internationales en produisant des photos riches et variées destinées aux marchés éditoriaux, publicitaires et institutionnels. Mon travail, à la fois rigoureux et créatif, a illustré des milliers de publications à travers le monde.

 

Établi depuis quinze ans au Pays basque, cette région, m’offre un environnement inspirant et propice à la création qui me permet de me recentrer aujourd’hui sur des projets plus personnels qui me tiennent à cœur, à la croisée de la photographie et de la création visuelle.

 

Ces nouvelles explorations marquent un retour à l’essentiel : raconter, avec sensibilité et justesse, ce qui nous relie à nos environnements, à nos gestes quotidiens, à nos territoires."

 

A voir jusqu'au 12 juillet !

 

Pays basque : la mer sublimée en sfumato face à la Rhune
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New York : l'énergie et la pureté architecturale de la station de métro World Trade Center
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gaya Jiji, syrienne émigrée en France, diplômée d'un master de cinéma s'est fait connaître par ses courts métrages : "L'étrangère" est son second long métrage...

Le film nous parle avec sensibilité de la difficulté à reconstruire sa vie en France quand on a fuit un pays en guerre...

Selma (magnétique Zar Amir, actrice iranienne, qui a remporté le prix d'interprétation à Cannes pour "Les nuits de Mashhad" aujourd'hui réfugiée en France et qui a appris ses répliques en arabe pour les besoins du film), est arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime.

Contrairement au magnifique "Souleymane" qui nous racontait le terrible quotidien d'un émigré sans papiers, l’œuvre de Gaya Jiji s'attache à la personnalité de Selma qui parle couramment français puisqu'elle enseignait notre langue dans son pays et à ses tourments intérieurs face au triangle amoureux dans lequel elle se trouve prise...

En effet, tombée sous le charme de Jérôme, un avocat (excellent Alexis Manenti) qui l'aide gratuitement à régulariser ses papiers, elle ne pense plus qu'à retrouver une vie normale et à faire venir son fils en France... quand son mari, censé être mort, réapparait soudainement dans sa vie...

Le dernier tiers du film qui nous montre cette femme, écartelée entre son nouvel amour, son fils et le père de son fils, est formidable d'émotions contenues : tout se lit sur le visage des deux hommes qui tour à tour espèrent, pleurent secrètement, doutent... mais c'est Selma qui a la clé de son avenir...

Un film à voir absolument ! 

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