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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice Elena Lopez Riera nous parle d'eau, d'une légende de son village autour de l'eau, de la connaissance que les femmes ont de l'eau...

Un univers très personnel qui s'inscrit dans les thèmes actuels : l'écologie et la puissance des femmes...

Dans une petite ville du Sud Est de l'Espagne traversée par un fleuve et une voie rapide, les jeunes trompent leur ennui l'été en buvant, fumant, dansant et draguant...

Les agriculteurs attendent et redoutent la pluie qui ne tombe que deux fois par an mais qui transforme le cours d'eau paresseux en torrent dévastateur...

Ana (Luna Pamies, une révélation), qui aide sa mère (Barbara Lennie) et sa grand-mère (Nieve de Medina) à tenir le bar du village, s'éprend de José (Alberto Omo), revenu épauler son père dans sa plantation de citrons..

Quand la pluie tant attendue s'annonce, la légende rattrape Ana...

Mêlant fiction, reportage et fantastique, le film est attachant mais austère et surtout trop long (1h44)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après son premier long-métrage The Father, dont le succès a reposé sur la présence magnétique d'Anthony Hopkins, le réalisateur Florian Zeller adapte une nouvelle fois au cinéma une de ses pièces, Le Fils. Créée en 2018, elle était jouée par Yvan Attal, Anne Consigny, Élodie Navarre et Rod Paradot.

Avec cet opus, le réalisateur s'attaque au sujet de la dépression adolescente : Zen McGrath incarne Nicholas, un jeune homme de 17 ans quasi mutique qui reproche à son père d'avoir quitté sa mère pour une femme plus jeune...

Durant 2 heures, la caméra s'attache à son visage de chien battu et l'on a beaucoup de mal à ne pas décrocher tant les scènes sont téléphonées...

Le jeu du père Peter (interprété par Hugh Jackman) est plus intéressant : l'homme à la cinquantaine séduisante, à qui tout sourit, dévoile peu à peu ses failles personnelles jusqu'à la scène finale (sans doute trop mélodramatique).

L'ex femme et la nouvelle sont caricaturales, quant à la prestation d'Anthony Hopkins dans la peau d'un père toxique, elle est superflue...

Florian Zeller est sans doute meilleur dramaturge que scénariste ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le pitch était séduisant dans sa dimension documentaire : nous parler de la Goutte d'or (entre Barbès et la porte de la Chapelle), de ses marabouts et des bandes de mineurs isolés venant de Tanger qui squattent le quartier depuis 2016...

Hélas à l'arrivée, le dernier film de Clément Cogitore ne ressemble à rien : Karim Leklou promène sa dégaine de gros ours ahuri dans des chantiers boueux, des appartements pouilleux ou des entrepôts miteux où il tente de survivre au milieu d'une faune qui s'agite dans tous les sens...

Si l'on comprend vite comment le marabout trompe ses clients, et que l'on s'ennuie vite, la seconde moitié du film survitaminée nous laisse perplexes face à la multiplication de scènes nocturnes violentes, sans queue ni tête pour le spectateur français puisque la plupart des dialogues sont en "deridja" (un dialecte marocain) et qu'ils ne sont pas surtitrés ???

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Une farce où les acteurs forcent leur jeu pour leur et notre plus grand plaisir, une parodie de film muet parlant, un thriller des années 30 où les femmes ont la part belle, un vaudeville anti-patriarcal...

Dans son nouvel opus, François Ozon, choisit de nous divertir en nous racontant l'histoire de deux femmes qui vont s'allier et monter une stratégie de défense mensongère dans un procès pour meurtre...

Madeleine Verdier (frivole Nadia Tereszkiwicz), une jeune et jolie actrice sans le sou et sans grand talent est accusée du meurtre d’un célèbre producteur.

Aidée par sa meilleure amie Pauline (intéressante Rebecca Marder), jeune avocate au chômage, elle est acquittée pour légitime défense...

Dès l'annonce du verdict, les rôles affluent pour Madeleine et les sollicitations pour Pauline... jusqu'à l'irruption inattendue de la vraie coupable en la personne d'Odette Chaumette (Isabelle Huppert), ancienne vedette du cinéma muet...

Autour du duo initial, le film nous offre une brochette d'acteurs : Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, André Dussollier, Dani Boon, Michel Fau, Régis Laspalès, Myriam Boyer...  qui en font des "tonnes" et nous entrainent dans leur goût du jeu cinématographique !

A voir pour passer un bon moment sans prétention...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un scénario implacable, une interprétation brillante pour dénoncer : un scandale d’État, la périlleuse posture des lanceurs d'alerte, la double peine des femmes victimes de viol...

Le réalisateur Jean-Paul Salomé s'est inspiré du livre éponyme de la journaliste Caroline Michel-Aguirre pour nous raconter l'histoire vraie de Maureen Kearney, syndicaliste chez Areva* qui, le 17 décembre 2012, est retrouvée chez elle ligotée à une chaise, la lettre A scarifiée sur son ventre et le manche d'un couteau enfoncé dans le vagin...

Maureen Kearney, brillamment interprétée par une Isabelle Huppert habitée par le rôle, était alors engagée dans un combat de David contre Goliath, pour dénoncer des transferts de technologique nucléaire entre la France et la Chine, via EDF...

Très solidement reconnue dans le milieu politique auprès notamment de Bernard Cazeneuve et d'Arnaud Montebourg, la battante fille et petite fille d'irlandaises militantes pour les droits de l'Homme, devait voir François Hollande l'après-midi du matin où elle a été agressée...

Lorsque Maureen Kearney porte plainte, soutenue par son mari (formidable Grégory Gadebois), sa fille, ses amis et ses collègues, la machine économico-politico-judiciaro-policière s'emballe et déraille... : l'histoire va durer 6 ans !

Totalement aligné avec le témoignage des différents protagonistes (cf un remarquable podcast de France Culture Les Pieds sur terre), le film est remarquablement servi par des acteurs talentueux : Marina Foïs dans le rôle d'Anne Lauvergeon, Yvan Attal dans celui de Luc Oursel (successeur d'Anne Lauvergeon à la tête d'Areva) et encore Christophe Paou dans celui d'Arnaud Montebourg, sans oublier l'interprète d'Henri Proglio...

Certains protagonistes de l'époque s'émeuvent et/ou dénoncent quelques oublis...

L'important était de porter cette histoire à l'écran pour faire connaître le combat et l'engagement sans faille de cette "femme courage" !

A voir absolument !

* représentante CFDT, elle occupait la fonction de secrétaire du comité de groupe européen et défendait à ce titre les 50 000 salariés du groupe

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sam Mendes nous fait un cadeau avec ce film magnifique qui parle de cinéma, d'un cinéma et de son équipe...

Lorsque Hilary (merveilleuse Olivia Colman), la responsable de l'Empire arrive au cinéma, elle ouvre les lumières qui révèlent tour à tour le grand hall Art Déco donnant sur le front de mer de Margate, une ville située sur la rive nord du Kent puis la somptueuse salle de spectacle habillée de rouge et d'or...

La rejoignent ensuite les ouvreurs(ses), les vendeurs de confiserie, le propriétaire de la salle Mr Ellis (incarné par un Colin Firth vieilli pour le rôle) puis le projectionniste Norman (interprété par le génial Toby Jones)...

Quand Mr Ellis embauche Stephen (extraordinaire Micheal Ward) pour renforcer l'équipe, le quotidien routinier d'Hilary s'illumine : loin de la relation toxique avec Mr Ellis, elle développe avec ce séduisant jeune homme noir une belle histoire d'amitié amoureuse et d'échange intellectuel qui lui ouvre de nouveaux horizons...

Par petites touches subtiles, le réalisateur britannique nous fait entrer dans la psyché fragile d'Hilary qui tente de garder un équilibre précaire que le moindre souffle fait vaciller...

Ancré dans la triste réalité des années Thatcher, le film par sa beauté formelle et ses personnages aux parcours dignes et poignants,  est une merveilleuse histoire de rédemption où la salle de cinéma fédère les individus qui se consacrent à cet art de lumière...

Un film à voir absolument pour ses précieux silences et sa bande son originale qui souligne la puissance créatrice de la fin des années 70 !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Placé sous la tutelle de la Commission des Monuments historiques, le musée, dont les collections couvrent l’histoire des arts depuis l’Antiquité jusqu’à la Renaissance, a rouvert ses portes en mai 2022 après sept années de travaux.

L’histoire de l’hôtel de Cluny et la fondation du musée au 19e siècle sont intimement liées à la famille du Sommerard. Conseiller-maître à la Cour des comptes, Alexandre du Sommerard (1779-1842) a réuni une vaste collection consacrée aux arts du Moyen Âge et s'est installé en 1832 dans une partie de l’hôtel. Après sa mort, l’État acquiert en 1843 l’hôtel de Cluny et ses collections, riches de près de 1 500 objets. La même année, la Ville de Paris cède à l’État les thermes gallo-romains et le dépôt lapidaire qu'il contenait, dont le Pilier des nautes.

Edmond du Sommerard, fils d'Alexandre, enrichit considérablement la collection et fait plusieurs acquisitions majeures comme la rose d'or et l'antependium du trésor de la cathédrale de Bâle, la tenture de La dame à la licorne, ou encore les couronnes wisigothiques de Guarrazar.

Après la Seconde Guerre mondiale, le parcours du musée est entièrement repensé. Tandis que les œuvres antiques sont présentées dans le frigidarium des thermes, les objets médiévaux sont exposés selon un fil thématique ; la découverte fortuite des têtes de la galerie des rois de Notre-Dame de Paris en 1977 donne lieu à l'aménagement d'une nouvelle salle pour les accueillir.

Entièrement repensé, le musée de Cluny réunit aujourd'hui deux bâtiments exceptionnels : les thermes antiques de Lutèce (fin du Ier siècle) et l'hôtel des abbés de Cluny (fin du XVe siècle).

La visite s'articule autour d'un parcours chronologique en progressant d'une salle à l'autre (22 salles) : un voyage à travers 1500 ans d'art et d’histoire pour découvrir une diversité de collections : sculptures, objets d'orfèvrerie, vitraux, peintures, tapisseries, enluminures et objets de la vie quotidienne...

N'hésitez pas à prévoir 2 heures de visite pour admirer la multiplicité des chefs d’œuvre exposés !

 

 

Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire

Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire

Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle

Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle

Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme

Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Et pour cela préfère la direction d'orchestre !

Zahia (formidable Oulaya Amamra), 17 ans, ne vit que pour la musique symphonique...

Bercée depuis l'enfance par les disques classiques que lui a fait écouter son père (Zinedine Soualem très touchant), la jeune fille vit la musique et s'inspire des sons de la vie quotidienne pour nourrir son inspiration...

Comme la plupart des films de la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar, le film est inspiré d'une histoire vraie, celle de Zahia Ziouani, une jeune fille de Stains qui a réussi à s'imposer dans le monde masculin des chefs d'orchestre (en France seuls 4% des chefs sont des femmes) et surtout qui a réussi à créer son propre orchestre symphonique Divertimento (OSD*) composé de soixante-dix instrumentistes...

Soutenue par sa sœur jumelle Fettouma (Lina El Arabi violoniste virtuose dans la vie, qui a appris le violoncelle pour le film), encouragée par ses parents qui à aucun moment ne doutent d'elle, soutenue par ses professeurs, élue par un chef d'orchestre iconique (interprété avec brio par Niels Arestrup), Zahia va fédérer autour d'elle des musiciens élitistes de sa classe de Terminale au lycée Racine et des élèves du Conservatoire de Stains en leur communiquant son amour de la musique et en leur faisant partager des œuvres transcendant les barrières de classe...

A leurs côtés des personnages secondaires dont le parcours intéresse et/ou émeut et des moments magiques comme un concert organisé dans une prison pour réconcilier un père et un fils ou comme la découverte d'un instrument par une jeune handicapée qui se l'appropriera grâce à des gommettes...

Un film good movie certes mais qui nous attache au combat de cette battante qui va tutoyer ses rêves les plus fous grâce à son travail acharné et une détermination chevillée au corps !

A voir absolument dans les salles où le film (sorti fin janvier) est encore distribué (à l'UGC Danton, la salle était pleine à craquer)...

-/-

* L'OSD propose des concerts mêlant diverses esthétiques (grand répertoire du XIXème et XXème siècles, musique française, musique de films, musique traditionnelle, jazz, création contemporaine...). Composé de soixante-dix instrumentistes, il se produit chaque année devant plus de 50 000 spectateurs. En marge de ces concerts, l’OSD impulse à travers un engagement pédagogique fort la rencontre entre les publics, les artistes et l’univers symphonique en proposant des actions de sensibilisation (concert éducatif, concert famille, concert-lecture, session de Diverticlasse, rencontres, atelier participatif, conférence illustrée, plume symphonique ...). En 2008, l'orchestre a créé l’Académie Divertimento afin d’encourager la pratique musicale collective à destination du jeune public (débutants, élèves de conservatoires et jeunes musiciens confirmés) et la rencontre avec le répertoire de l’orchestre en leur permettant de se produire aux côtés de musiciens professionnels, sous la baguette de Zahia Ziouani.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Raphaëlle Lémann met en scène avec talent Légitime Défense, le roman à succès de Stanislas André-Steeman et interprète le rôle de Belle Martin, autour de laquelle l'intrigue se joue.

Dans un très joli décor d'atelier d'artiste baigné de lumière, l'amour et la jalousie font le sel de l'enquête menée par le faussement débonnaire commissaire Maria.

Dans le jeu de dupes qui oppose Noël le mari, Belle l'épouse, Renée l'amie de Belle secrètement éprise de Noël, toutes les hypothèses sont ouvertes pour découvrir lequel de ces trois personnages a tué Paul Weybelrg, célèbre collectionneur d'art et séducteur invétéré...

Noël était-il au cinéma comme il l'affirme, Belle était-elle au chevet de sa mère et Renée était-elle seule chez elle sans pouvoir le prouver ?

Le commissaire soupçonne tout le monde et pousse à bout Noël qui se défend de plus en plus maladroitement...

Le concierge de l'immeuble Monsieur Elias ajoute son grain de sel et détourne l'attention pour notre plus grande confusion...

Des rôles assez subtils avec une mention particulière pour Renée, femme blessée qui porte le même parfum que Belle, cinq excellents acteurs qui entrent et sortent par la porte vitrée dans un savant ballet, un suspens bien mené jusqu'au bout de l'heure 1/2 que dure le spectacle...

Que demander de plus à un divertissement de qualité qui aurait sans doute mérité d'être un peu moins bavard et un peu moins classique pour complètement nous séduire...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Des œuvres d’art ancestrales provenant de toutes les régions du monde témoignent du pouvoir de l’imagination et de la créativité humaine, depuis la nuit des temps.

Cette exposition du Musée de l'Homme présente 97 pièces préhistoriques, issues de différentes collections européennes, dont certaines comptent parmi les plus anciennes (- 40 000 à - 35 000 ans) retrouvées à ce jour - et des centaines d’images numériques de peintures et de gravures.

On y découvre les Vénus paléolithiques, les outils décorés, les animaux sculptés (en ivoire, roche, os, bois de renne ou de cerf)… qui accompagnaient nos ancêtres dans leur vie de nomades.

Un deuxième espace propose une immersion dans l’art pariétal et rupestre du monde entier. Un espace numérique invite à contempler le foisonnement des œuvres qui ornent les parois et les roches de tous les continents. Des étroites grottes de Dordogne aux vertigineuses falaises chinoises, des îles indonésiennes aux canyons de l’Utah, des cavernes espagnoles aux abris sous-roche présents en Australie, sans oublier le site de la vallée Foz Côa au Portugal où les gravures rupestres dont déployées sur plus de 20 kilomètres.

Pour compléter le parcours, une seconde exposition Picasso et la Préhistoire permet de découvrir à quel point les artistes modernes et contemporains ont été inspirés par les œuvres des homo sapiens.

En 1922, la célèbre Vénus de Lespugue est découverte dans une grotte du Sud-ouest de la France. Le monde de l'art et le public se prend alors de passion pour l'art pariétal. 

Captivé par ces premières formes d'expression et de créativité, Picasso étudie ces œuvres et s'en imprègne, notamment durant l'entre-deux-guerres. Une quarantaine d'œuvres exposées (sculptures, gravures, tableaux et dessins) en témoignent.

A voir respectivement jusqu'au 22 mai et 12 juin 2023

Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur

Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur

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