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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer le dépôt légal ?

C’est François 1er en 1537 qui a institué le dépôt légal obligatoire et gratuit de tous les documents publiés ou produits sur le territoire national.

La BnF a pour mission de collecter ces documents, de les signaler, de les conserver et de les communiquer au public, dans le respect du droit de la propriété intellectuelle et de constituer ainsi un patrimoine irremplaçable pour la collectivité nationale dont il contribue à préserver la mémoire.

Depuis sa création, le dépôt légal a progressivement intégré en plus des livres et des périodiques (journaux, revues, bulletins, catalogues, etc.) les nouveaux supports et médias.

La BnF accroît aussi ses collections par des acquisitions auxquelles elle consacre une part importante de son budget : acquisitions courantes, notamment pour constituer une collection de référence dans le domaine étranger et acquisitions prestigieuses, patrimoniales, pour lesquelles elle est parfois aidée par des mécènes.

Le site Richelieu est le berceau historique de la Bibliothèque nationale de France et de ses collections exceptionnelles. C’est à l’origine le palais du cardinal Mazarin, construit au XVIIe siècle. En 1721, la bibliothèque du Roi y emménage.

En septembre 2022, il rouvre intégralement ses portes après douze ans de travaux de rénovation et de modernisation, et devient un lieu ouvert à tous au cœur de Paris. Il comprend une bibliothèque de recherche, un nouveau musée, un nouvel espace d’expositions temporaires, la salle Ovale gratuite et ouverte à tous, un jardin, une librairie et un café.

Le nouveau musée de la BnF occupe certains des plus beaux espaces du site Richelieu, comme la galerie Mazarin, la salle des Colonnes ou la salle de Luynes. Le parcours, à la fois chronologique, de l’Antiquité à nos jours, et thématique, se déploie sur 1 200 m².

Historiquement premier musée français avant le Louvre, le site Richelieu offre au regard près de 900 œuvres puisées dans les collections :  objets archéologiques, médailles, ainsi qu’une sélection de manuscrits, estampes, dessins, cartes géographiques, globes, partitions musicales, livres rares et costumes

Le visiteur peut y découvrir des œuvres rares comme le Grand Camée de France, le trône de Dagobert ou l’échiquier de Charlemagne ainsi que des manuscrits enluminés tels que le Sacramentaire de Drogon, ou des œuvres représentatives de moments fondateurs comme les Pensées de Pascal ou Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Ces pièces extraordinaires côtoient des estampes de Rembrandt à Picasso, des dessins de Sonia Delaunay, des photographies de Nadar à Capa, des objets et des costumes.

La salle Ovale : la construction de la salle Ovale a été entreprise en 1897 par Jean-Louis Pascal. Achevée en 1932 par Alfred Recoura, elle a été inaugurée en décembre 1936 par le président de la République Albert Lebrun.

Salle emblématique de la BnF Richelieu, la salle Ovale est ouverte à tous, gratuitement et sans limite d’âge. Parmi les 20 000 volumes disponibles en libre accès, une collection de 9 000 bandes dessinées.  

À la fois salle de lecture et lieu de visite et de médiation, la salle propose plus de 20 000 volumes en libre consultation et 160 places de lecture.

La salle Ovale propose désormais aux visiteurs de tous âges une documentation variée : un fonds de référence : dictionnaires, encyclopédies, ouvrages sur l’histoire de France et la généalogie - un corpus de plus de 2 000 œuvres de littérature française et une offre de documents pour découvrir les collections dites « spécialisées » des départements de la BnF présents sur le site Richelieu. Près de 6 000 livres imprimés ont été sélectionnés par les bibliothécaires pour comprendre la richesse et la diversité des trésors conservés sur ce site, qu’il s’agisse de vases grecs anciens, des premiers globes terrestres ou encore de costumes de scène.

La salle Labrouste : classée monument historique depuis 1983, cette salle réalisée entre 1861 et 1868 est le chef-d’œuvre de l’architecte Henri Labrouste.

Réservée aux étudiants en art, la salle sera bientôt interdite à la visite sauf à l’occasion des journées du patrimoine.

Henri Labrouste reprend le principe d’une structure métallique, expérimentée pour la bibliothèque Sainte-Geneviève, mais dans un registre formel totalement différent, rappelant ici l’Orient byzantin. La salle est éclairée par neuf coupoles revêtues de carreaux de faïence qui diffusent une lumière uniforme dans la salle. Les coupoles reposent sur des arcs en fer ajourés retombant sur seize colonnes de fonte élancées, contribuant à l’effet de légèreté extraordinaire de cet espace. En 1864, le paysagiste Alexandre Desgoffe réalisa les tableaux au-dessus des rayonnages latéraux qui représentent une nature verdoyante, destinés à inspirer aux lecteurs une sensation de calme et de détente. Trente-six médaillons d’hommes de lettres de tous pays ornent le pourtour de la salle.

Derrière la salle Labrouste, les deux cariatides monumentales du sculpteur Joseph Perraud marquent l’entrée du cœur fonctionnel des installations de Labrouste :  le grand magasin central. Créé en 1865, le magasin central des imprimés est à l’époque révolutionnaire dans sa conception. Il marque la séparation entre les espaces de lecture et les espaces de stockage mais reste cependant visible de la salle.

Avec quatre étages et un sous-sol, 2,30 m de hauteur par étage pour éviter les échelles, des niveaux en caillebotis pour que la lumière y pénètre depuis le toit vitré, des liaisons pratiques entre toutes les sections, ce magasin fera référence pendant de longues années. Il conservera les collections d’imprimés de la BnF pendant 130 ans avant leur déménagement en 1998 vers le site François-Mitterrand. Conçu pour abriter 1,2 million de volumes, le magasin est déjà insuffisant dès son inauguration. Mais sa conception verticale, sa proximité avec la salle de lecture et un ingénieux système de transport des ouvrages permettent une efficacité et une rapidité de services impossibles jusqu’alors.

La galerie Mazarin : vestige du palais Mazarin, la galerie éponyme, l’un des joyaux du site Richelieu, est le cœur battant du nouveau musée.

C’est l’un des très rares exemples de galerie baroque encore conservés en France. Parfaitement superposée à la galerie Mansart, située à l’étage inférieur, la galerie Mazarin a conservé en grande partie l’ordonnancement du XVIIe siècle. Elle est classée au titre des monuments historiques.

La galerie fut construite par François Mansart entre 1644 et 1646, à la demande de Mazarin, qui y installa ses riches collections de peintures et de sculptures.

-/-

 Je vous recommande vivement la visite guidée qui dure 1 heure 1/2 pour la modique somme de 9 euros !

Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier
Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier
Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier
Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier
Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier
Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier

Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier

Salle Ovale
Salle Ovale
Salle Ovale
Salle Ovale

Salle Ovale

Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Salle Labrouste, cariatide et magasin central

Salle Labrouste, cariatide et magasin central

Galerie Mazarin et portrait du Cardinal
Galerie Mazarin et portrait du Cardinal
Galerie Mazarin et portrait du Cardinal
Galerie Mazarin et portrait du Cardinal

Galerie Mazarin et portrait du Cardinal

Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes

Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes

Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
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Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908,  Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert

Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908, Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'actrice australienne Frances O'Connor s'essaie à la réalisation avec une biographie romancée d'Emily Jane Brontë...

Le film nous raconte la vie de la famille Brontë lorsque celle-ci se trouve réduite au père Patrick, au frère Branwell et aux soeurs Charlotte, Emily et Anne, après le décès de leur mère et de leurs deux sœurs ainées...

Élevés par un père pasteur qui a poussé ses études classiques jusqu'à l'université de Cambridge, les enfants bénéficient de sa culture et d'une grande liberté qui leur permet de laisser libre cours  à leur fertile imagination : parcourant la lande sauvage du Yorkshire, Branwell et ses soeurs se créent des mondes imaginaires, qu'ils mettent en scène dans des récits, des poèmes et des pièces de théâtre...

De ce formidable creuset sortiront deux chefs d'oeuvre : Les Hauts de Hurlevent écrit par Emily et Jane Eyre publié par Charlotte...

Le scénario, très classique de facture, s'attache aux pas d'Emily, la plus fantasque des sœurs, interprétée avec brio par l'actrice franco-britannique Emma Mackey.

Pour pimenter la trame, la réalisatrice "invente" une histoire d'amour entre Emily et un jeune pasteur frais émoulu de l'université et nous fait partager sa fièvre créatrice jusqu'à sa mort de tuberculose à 30 ans, alors qu'elle vient de mettre le point final à son manuscrit.

Le film que j'ai vu en avant-première, puisque sa sortie est programmée le 15 mars, m'a laissée dubitative quant à l'intérêt de faire un long (2 heures 10) portrait convenu de cette femme hors du commun dont le roman a bénéficié d'un grand nombre d'adaptations...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Freddie 25 ans, se retrouve à Séoul sur un coup de tête (un vol pour Tokyo annulé), dans son pays d'origine...

Conseillée par une amie qu'elle vient de rencontrer, la jeune femme accepte de se rendre au centre Hammond pour demander à rencontrer ses parents biologiques...

Freddie avait toujours promis à sa mère adoptive qu'elles iraient ensemble en Corée mais elle a deux semaines devant elle et décide de faire la démarche, presque malgré elle...

Adoptée bébé comme 220 000 enfants coréens par un couple de français, Freddie n'a de coréen que ses parents et son physique ; elle est française et ne parle pas la langue...

En constant porte à faux, Freddie dont le visage est typiquement coréen, étonne ses nouveaux amis par sa liberté et son originalité...

La jeune femme, au sourire rare, agit comme un aimant auprès de tous ceux qu'elle rencontre : amis, amants et bientôt son père et sa famille paternelle...

Égocentrée, insensible au remords de son géniteur et à l'inquiétude de ses parents français, elle poursuit sa quête au gré de ses changements d'humeurs...

Pour réaliser son film,  Davy Chou, s'est inspiré du parcours d'une amie Laure Badufle (née en Corée du Sud, adoptée en France à l’âge d’un an et retournée dans son pays de naissance pour la première fois à vingt-trois ans), tout en s'interrogeant sur sa légitimité à raconter cette histoire, en tant qu'homme, qui n'est pas coréen et qui n'a pas été adopté (il est né en France de parents cambodgiens).

Séduit toutefois par le sujet, il a fait appel à Park Ji-min, une plasticienne coréenne dont c'est le premier rôle au cinéma pour interpréter le personnage de Freddie...

Malgré un tempo lent et surtout quelques longueurs (le film dure 2 heures), Retour à Séoul nous offre une étude subtile et pas banale de la jeunesse d'aujourd'hui, qu'elle soit française, coréenne ou binationale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans la famille Asada, je demande la mère : un petit chignon sévère, des yeux rieurs derrière des lunettes, Junko (Jun Fubuki qui a joué notamment dans Tel père, tel fils), est infirmière en chef.

Je demande le fils aîné : Yukihiro (Satoshi Tsumabuki qui a joué entre autres dans The Housewife), est un garçon sérieux qui veille sur son petit frère et le tire d'affaires chaque fois qu'il fait un faux pas.

Je demande le père : lunaire mais d'une profonde gentillesse, Akira est un homme au foyer qui a fait ce choix pour privilégier la carrière de sa femme.

Quant au fils cadet, le héros du film, Masashi (sensible Kazunari Ninomiya), il est le préféré de ses parents qui lui passent toutes ses fantaisies et lui offrent des études de photographie.

Le réalisateur japonais Ryôta Nakano a choisi l'humour et et la tendresse pour nous raconter l'histoire vraie du photographe Masashi Asada qui s'est fait connaître pour ses portraits de famille touchants et son action de collecte et de nettoyage des milliers de clichés de famille retrouvés après le tsunami de Tôkohu en 2011.

Si la première partie du film nous fait sourire par son côté onirique et joyeusement loufoque, la seconde relative à l'après-tsunami nous fait réfléchir au poids émotionnel que représentent les albums de famille dans la conscience de soi !

Des acteurs principaux et secondaires formidables de vérité, un très joli film, à la fois intimiste et universel, qui aurait gagné en puissance en étant moins long (2h07)...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Todd Field a écrit le film spécialement pour Cate Blanchett qui, de son côté s'est investie à fond dans son interprétation de Lydia Tár, une cheffe d'orchestre avant-gardiste d’un grand orchestre symphonique allemand : l'actrice a appris l'allemand, a joué du piano (elle joue chaque note dans le film) et a entrepris un travail de recherches colossal.

Qui plus est, pour avoir été co-directrice artistique et co-présidente de la Sydney Theater Company avec son mari Andrew Upton, pendant presque 10 ans, la comédienne australienne savait ce que cela impliquait de diriger une grande institution culturelle.

Le film démarre sur les images d'un écran de téléphone portable où défilent les messages véhiculés sur les réseaux sociaux : le ton est donné !

Puis se poursuit par une longue masterclass savante durant laquelle Lydia Tár,  interviewée par un (vrai) journaliste du New Yorker déroule son CV d'exception et éblouit son auditoire par son érudition artistique !

Si tout le début du film nous montre une maestro au sommet de sa gloire, régnant sans partage sur son orchestre et son cercle personnel composé de son épouse (formidable Nina Hoss), premier violon et de son assistante Francesca (Noémie Merlant très convaincante), l'habile scénario distille les failles de la diva qui s'est construite à la force du poignet...

Accusée de harcèlement sexuel après le suicide d'une ancienne protégée, Lydia Tár voit l’establishment lui tourner le dos et la lâcher à la vitesse d'un tweet...

Tourné dans le prestigieux décor naturel de l'Orchestre Philharmonique de Dresde, habité par la musique de la 5e symphonie de Mahler, le récit nous envoûte et nous transporte dans l'univers mental de l'artiste qui se perd dans de longs couloirs, court la nuit pour fuir ses insomnies et tente de ne pas perdre l'amour de sa fille...

Un grand, foisonnant et long moment de cinéma (2h38), gâché au départ par un générique qui n'en finit plus et nous empêche d'entrer dans le film !

A voir pour son actualité, pour son audace et surtout pour les trois principales actrices - sans oublier la jeune violoncelliste prodige Olga Metkina interprétée avec maestria par Sophie Kauer dont c'est le premier rôle !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Lucas Andrieu, l'auteur de la pièce, nous interroge par la voix de Clara, jeune diplômée en psychologie qui regrette de ne pas avoir suivi son rêve de devenir danseuse...

Clara nous conte son passé et celui de Rosina, son arrière grand-mère qui a fui le Nord de l'Italie et le fascisme de Mussolini en 1919 et survécu à celui d'Hitler, après s'être réfugiée à Besse près de Toulon...

Rosina est une employée de maison dévouée qui régale ses maîtres des recettes léguées par sa mère Domenica...

Clara, après avoir été cadenassée par les exigences de ces parents, décide en 2019 de devenir elle-même en parlant de son histoire familiale...

Dans un décor habité par des caisses en bois qu'elle déplace au fil de son récit, la jeune et talentueuse Laëtitia Strus interprète tous les rôles, en traversant un siècle d'histoire contemporaine marqué par les guerres et les tyrannies...

Et nous interroge sur l'avenir de l'Europe et du monde après avoir découvert les non-dits qui pesaient sur sa famille et l'empêchait de prendre son envol...

Un beau texte basé sur des faits réels et une interprétation inspirée à découvrir jusqu'au 25 mars !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur italien Emanuele Crialese a choisi cette immense actrice pour incarner la "mère" dans cette œuvre autobiographique - et il ne pouvait trouver meilleure interprète...

Dès les premières images, nous plongeons dans la bulle maternelle que cette resplendissante femme crée autour de ses enfants : pour les protéger,  pour éloigner la douloureuse réalité d'une vie en apparence bourgeoise et banale, pour exister dans le système patriarcal des années 70 ?

Clara, mère de trois enfants, a tout pour être heureuse : un mari, un bel appartement à Rome, une chaleureuse tribu qui se réunit lors de parenthèses ensoleillées...

Sa fille aînée Adri (pour Adriana) interprétée par Luana Giuliani  une lumineuse jeune actrice, se livre à d'étranges rituels en attendant un signe... et ne quitte pas sa mère des yeux, prête à s'interposer pour lui apporter son soutien dès que Felice le père passe le pas de la porte...

Dans une ambiance de violence sourde et souterraine, la jeune fille androgyne qui se fait appeler Andrea cherche sa place et son identité dans un monde où les femmes sont oisives, où les mères doivent être adultes, où les garçons sont nécessairement virils et où l'amour homosexuel et interracial est interdit...

Il faut aller voir ce film peu aimé par la critique pour son originalité et sa poésie et surtout pour les portraits poignants de cette mère fragile et de ses enfants pleins de vie, abîmés par la relation toxique qui lie leurs parents !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sorti en salles le 2 novembre dernier, Le serment de Pamfir du réalisateur ukrainien Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk a été encensé par la critique...

Ne l'ayant pas vu à l'époque, j'ai profité du festival Télérama pour rattraper mon retard (j'avais vu tous les autres !)

Je suis sortie perplexe... ne sachant pas si je devais me joindre au concert de louanges ou exprimer mon embarras face à ce film à nul autre semblable, tourné avant la guerre dans la région natale du réalisateur : le Tchernivsti, au carrefour des cultures roumaine, moldave et arménienne...

Leonid dit Pamfir (formidable Oleksandr Yatsentyuk), véritable force de la nature, retrouve avec bonheur sa femme Olena et son fils Nazar après de longs mois d’absence en Pologne pour tenter d'échapper au climat de corruption qui gangrène l'ouest de l'Ukraine.

Dès les premières images, nous sommes projetés dans l'étrangeté de La Malanka, une fête traditionnelle ukrainienne qui a lieu dans la nuit du 13 au 14 janvier mais qui demande une longue préparation, carnaval où les hommes se masquent et se costument en bêtes (boucs, ours, loups...)

Lorsque Nazar incendie l'église pour que son père ne reparte pas travailler au loin, Pamfir se retrouve piégé dans un conflit de loyauté : ayant fait le serment d'être un bon mari et un bon père, il se voit contraint de replonger une dernière fois dans la contrebande pour dédommager le parrain du village...

Le scénario nous raconte une histoire de transmission aux accents tragiques en nous immergeant de force dans un bain de violence bestiale et de masculinité exacerbées par l'usage de drogues, dans un milieu rural où Dieu et ses prêtres cohabitent avec les rites païens et où les vaches doivent vêler dans l'obscurité...

Comment ne pas admirer ce premier long métrage pour sa maîtrise, son authenticité et son originalité ?

J'ai vu le film mais je suis restée en dehors : trop éloigné de la culture occidentale, pas aimable ?

Je ne sais toujours pas ?

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Publié le par Adeline
Publié dans : #expos

L’exposition a été initialement conçue en 2020 par le Victoria and Albert Museum de Londres. C'est une splendeur et il n'est pas nécessaire d'être un expert du Japon pour l'apprécier. Il suffit de regarder et d'admirer notamment les ceintures que l'on appelle Obi.

Le kimono symbolise le Japon à lui tout seul. Au détour d’une ruelle à Tokyo, à Kyoto , il n'est pas rare de croiser encore aujourd'hui des hommes, mais aussi et surtout des femmes vêtues dans ces tenues traditionnelles et magnifiques. C'est  l’ouverture du Japon au commerce extérieur, et notamment les années 1850, qui va lui permettre de s’exporter en Occident. Bien qu’il soit resté emblématique et caractéristique de l’identité du Japon, le kimono a su évoluer et il est aujourd’hui devenu une pièce incontournable de la mode. Vous en verrez de très beaux témoignages . Des écoles de samouraïs aux podiums, des acteurs de kabuki aux stars de la pop internationale, c’est désormais un vêtement qui transcende les catégories et les frontières. Il a inspiré un certain nombre de grands stylistes comme John Galliano ou Alexander McQueen, fascinés par la forme et les tissus de ce vêtement et des grands designers comme Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld ou Issey Miyake.

Les kimonos ont su évoluer dans le temps et continuent à inspirer de nombreux créateurs , une exposition à ne rater sous aucun prétexte.
Les kimonos ont su évoluer dans le temps et continuent à inspirer de nombreux créateurs , une exposition à ne rater sous aucun prétexte.
Les kimonos ont su évoluer dans le temps et continuent à inspirer de nombreux créateurs , une exposition à ne rater sous aucun prétexte.
Les kimonos ont su évoluer dans le temps et continuent à inspirer de nombreux créateurs , une exposition à ne rater sous aucun prétexte.
Les kimonos ont su évoluer dans le temps et continuent à inspirer de nombreux créateurs , une exposition à ne rater sous aucun prétexte.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'affiche était tentante !

Un film réalisé par Marc Fitoussi (auteur de la série 10%), un trio d'actrices épatantes : Laure Calamy, Olivia Côte et Kristin Scott Thomas, un décor de rêve : les Cyclades...

Hélas, trois fois hélas, la comédie promue par l'ensemble de la critique est à la fois poussive et boursouflée !

Les tempéraments des deux amies d'enfance (Laure Calamy et Olivia Côte), sont caricaturaux : la première est ultra extravertie et en fait des tonnes (alors qu'elle est capable d'un jeu très subtil comme dans Annie Colère, la seconde est super déprimée au point de plomber toute l'ambiance du film...

Heureusement que le personnage plus subtil de Kristin Scott Thomas sauve la dernière partie du film...

Seuls les paysages sont sublimes et donnent envie de lever l'ancre...

Vous me direz si vous avez aimé !

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