Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'acteur et réalisateur, qui s'est toujours interrogé sur l'identité au sens large dans son travail, se questionne sans se cacher derrière des artifices sur sa place, en tant qu’homme de 50 ans, dans la société et dans sa famille.

Avec Reste un peu, il a voulu signer une sorte de journal intime, à l'instar de Nanni Moretti qu'il apprécie beaucoup... et c'est très réussi !

Pour illustrer le côté intimiste de son film, le réalisateur s'est entouré d'acteurs non professionnels : ses parents Régine et David et sa sœur Judith mais également le Père Barthélémy curé de Sainte Cécile à Boulogne, Sœur Catherine, l'écrivaine et femme rabbin Delphine Horvilleur et Pierre-Henri Salfaty, professeur de talmud, réalisateur et scénariste.

Après 3 ans passés aux Etats-Unis, Gad Elmaleh rentre en France pour retrouver sa famille et ses amis mais pas que...

Fasciné par la Vierge Marie depuis son enfance à Casablanca où ses parents juifs séfarades lui avaient interdit de rentrer dans l'église du Sacré Coeur, il souhaite se convertir au catholicisme et se prépare au baptême avec trois autres catéchumènes...

La caméra suit l'acteur Gad Elmaleh dans ses échanges avec ses proches et ses référents religieux : le futur baptisé doute et l'exprime en toute honnêteté, partagé entre son désir d'aller jusqu'au bout du chemin et son regret de peiner ses parents...

Le film est un petit miracle (sans jeu de mots) d'équilibre, traversé par de délicieuses notes d'humour et habité par des acteurs au parler vrai...

Les parents de Gad Elmaleh sont formidables de tendresse et d'inquiétude, quant à Gad lui-même il révèle toute la profondeur de son jeu en nous faisant partager sa crise spirituelle de la cinquantaine...

La salle de cinéma était archi-comble et les kippas attestaient de l’œcuménisme du thème abordé !

A voir absolument !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Julien Rambaldi a voulu rendre hommage aux nounous qui sont souvent les seuls véritables points de repère des enfants dont les parents sont soit séparés soit et/ou surbookés...

La caméra zoome sur le périphérique parisien et nous fait découvrir la population bigarrée qui tente de survivre aux portes de la capitale...

Angèle (formidable Eye Haïdara), jeune femme ivoirienne qui vend des sacs à la sauvette, se retrouve bien en peine de rembourser son "employeur" et de payer son "propriétaire" après avoir été arrêtée par la police...

Grâce à l'entremise d'une de ses amies Wassia (délicieuse Bwanga Pilipili), elle accepte un job de nounou dans les quartiers chics du 18e arrondissement et va bientôt se mettre en tête de défendre toutes ses consœurs qui se retrouvent au square d'Anvers...

Le film doit beaucoup au charme et à la tchatche d'Eye Haïdara qui confirme son talent découvert dans Le sens de la fête avec le regretté Jean-Pierre Bacri en 2017, mais pas que...

Les nounous sont toutes magnifiquement campées de même que les mères et plus particulièrement Léa Drucker qui excelle dans son rôle de superwoman proche du burn-out, la relation qu'Angèle noue avec le petit Arthur 10 ans dont elle a la garde - est pétillante de malice partagée, quant au scénario il ne cesse de nous amuser par son inventivité...

A voir absolument !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Valeria Bruni Tedeschi replonge dans ses souvenirs : élève à la prestigieuse école de théâtre fondée par Patrice Chéreau et Pierre Romans, elle avait 22 ans et comme ses camarades Agnès Jaoui, Vincent Perez, Marianne Denicourt... une furieuse envie de vivre.
Jouer pour vivre, vivre pour jouer, vivre vite et à tout prix, quitte à se perdre dans l’histoire d’amour toxique qui l’a passionnément attachée à Thierry Ravel, un acteur à fleur de peau, décédé à 28 ans d’une overdose. 
Dans son dernier film qu’elle a co-scénarisé avec Noémie Lvosky et Agnès de Sacy, la réalisatrice franco-italienne aujourd’hui âgée de 58 ans se rappelle avec une certaine nostalgie de l'insouciance de la seconde moitié des années 80 et de cette fascinante aventure théâtrale qu'elle a vécu aux Amandiers de Nanterre. 
Dès les premières images du film, nous sommes plongés dans une scène d’amour qui oppose deux jeunes acteurs talentueux : la première sélection des élèves comédiens sera féroce, seuls 40 seront retenus, parmi lesquels 15 seront élus pour monter Platonov de Tchekov. 
Face à l’exigence des deux maîtres et à l’émulation de leur méthode, les jeunes étudiants se jettent à corps perdu dans un jeu qui s’apparente à la fameuse école d’art dramatique Actors Studio, dirigée par Lee Strasberg 
Valeria Bruni Tedeschi a choisi l'incandescente Nadia Tereszkiewicz pour jouer son double et a confié à Sofiane Bennacer, dont c’est le premier grand rôle, la figure d’Étienne, l’amant au jeu intense, bientôt rongé par la drogue qu’il pense savoir maintenir à distance…
Louis Garrel compose avec talent un Chéreau manipulateur, sûr de son talent et de son charisme aux côtés de Micha Lescot excellent dans la peau d'un Pierre Romans légèrement dépressif et cocaïnomane. 
La réalisatrice s’est inspirée de Panique à Needle Park pour montrer le lien entre amour et drogue, si caractéristique de ces années-là dont la vitalité et la joyeuse légèreté allaient bientôt se fracasser sur les ravages du sida. 
Une brillante direction d’acteurs, un scénario inventif, une tension dramatique maintenue tout le long du film, que demander de plus à un bon film ?
On peut regretter un peu trop de pathos dans certaines scènes et certainement quelques partis pris… mais on ressort de la projection dynamisés par l’énergie vitale de cette jeunesse à laquelle tout semblait sourire !
A mon avis, un des meilleurs films de Valeria Bruni Tedeschi !
, 

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur catalan Albert Serra s'est inspiré des souvenirs de l'épouse polynésienne de Marlon Brando pour écrire son premier film contemporain dont l'action se déroule à Tahiti...

De Roller (Benoit Magimel magistral), Haut Commissaire de la République est le représentant de l'Etat français dans cette île paradisiaque corrompue par les effets nocifs des occidentaux...

Toujours tiré à quatre épingles dans un somptueux costume blanc, le haut fonctionnaire est très proche de la population locale dont il prend le pouls dans les réunions officielles et dont il partage les nuits fiévreuses et alcoolisées...

Quand un amiral débarque dans l'île avec une dizaine de marins en uniforme, les rumeurs vont bon train : on aurait aperçu un sous-marin dont la présence fantomatique annoncerait la reprise des essais nucléaires ; or depuis la signature en 1996 du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, la France s'est engagée à ne plus jamais en réaliser...

La caméra s'attache aux pas de Benoit Magimel dont elle suit la réflexion paranoïaque dans ses échanges avec les différents protagonistes de ses errances diurnes et nocturnes...

Difficile de transcrire l'atmosphère planante et poisseuse de ce film qui, durant 2h45, nous montre la beauté de la nature luxuriante de l'ile et nous égare dans de fausses pistes à la recherche d'une explication plausible à cet écheveau de complicités improbables...

De Roller n'arrive pas plus à gérer la situation que le spectateur à percevoir les tenants et aboutissants de ce tourment imaginaire qui saisit l'île de Tahiti...

A voir pour Benoit Magimel à qui le réalisateur a laissé toute liberté pour improviser... et si vous avez le temps...

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le théâtre Rive Gauche fait le plein avec cette adaptation du roman de Karine Tuil...

Sept acteurs interprètent avec talent les nombreux personnages de cette histoire d'usurpation d'identité...

Samir Tahar qui a décidé de s'extraire de sa cité par la méritocratie, est très déçu de ne pas réussir à se faire   embaucher à Paris, malgré de brillantes études de droit...

Il décide donc d'émigrer aux Etats-Unis et, pour ce faire,  emprunte les origines juives de son meilleur ami Samuel, nouvelle identité qui lui ouvre les portes des plus prestigieux cabinets d'avocats...

Tout sourit au nouveau Sam Tahar qui mène une brillante carrière au barreau de New-York, fait un beau mariage en épousant la fille de son principal associé et intègre, de ce fait, une des familles juives les plus puissantes du pays...

Mais sa célébrité médiatique va précipiter sa chute car Samuel, son ancien ami qui vit avec Nina son ancienne fiancée, va reprendre contact avec lui en le découvrant dans un reportage à la télévision...

De rebondissement en rebondissement, le jeune et brillant quadragénaire est rattrapé par son passé et se piège lui-même en aidant son demi-frère qui menace de tout dire à leur mère...

« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe et c'est ce qui arrive au triangle amoureux de Samir, Samuel et Nina confrontés à la grande Histoire du début de notre XXIe siècle...

Très fidèle au livre éponyme, la mise en scène de Johanna Boyé souffre toutefois malgré son brio, de certaines outrances qui, de mon point de vue, nuisent au déroulement du récit et tirent la représentation vers le théâtre de boulevard...

A voir jusqu'au 31 décembre !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Clovis Cornillac, qui s'est vu confier l'adaptation du second roman de la trilogie de Pierre Lemaître, réussit son pari : "mettre toute son énergie au service du film"...

Une pléiade d'excellents acteurs nous plongent dans l'histoire de la vengeance de Madeleine Péricourt (formidable Léa Drucker), fille de Marcel et sœur d'Edouard, la gueule cassée d'Au revoir là-haut...

Nous sommes en 1929, Madeleine réunit tout le gratin de la finance et de la politique pour l'enterrement de son père dont le catafalque trône au milieu de la magnifique cour de l'hôtel particulier des Péricourt...

Tout est prêt pour la cérémonie quand le drame survient : Paul 10 ans, le fils de Madeleine, choisit ce moment pour se défenestrer et atterrir sur le cercueil de son grand-père...

Madeleine fait courageusement face mais, mal conseillée par des hommes cupides, elle va perdre toute sa fortune...

La seconde partie du film nous raconte avec délectation la vengeance de cette femme bafouée par ceux en qui elle avait mis sa confiance... de manipulée, elle devient manipulatrice et trouve des alliés improbables en la personne de son ancien chauffeur interprété avec brio par Clovis Cornillac, de Léonce son ancienne gouvernante (délicieuse Alice Isaaz), de Vladi la nounou polonaise de son fils qui ne parle pas un mot de français, de Solange Gallinato (géniale Fanny Ardant), une diva dont s'est entiché Paul et qui va oser tenir tête aux nazis... 

Couleurs de l'incendie, c'est la revanche des femmes et des petites gens sur les pouvoirs installés : Olivier Gourmet excelle dans le rôle d'un député ridicule qui ne pense qu'à une chose : gagner suffisamment d'argent et à n'importe quel prix pour arriver à marier ses deux gourdes de jumelles et Benoit Poelvoorde incarne avec talent l'homme de confiance de la famille qui va trahir pour servir ses intérêts...

Du bel ouvrage, une belle reconstitution, un plaisant moment de cinéma même si l'on peut regretter que le film n'ait pas la puissance ni l'originalité de la réalisation d'Albert Dupontel dans Au revoir là-haut...

Voir les commentaires

…
Publié le par ADELINE
Publié dans : #voyages

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son dernier opus, James Gray revient sur son enfance juive à New York au début des années 80...

Le récit largement auto-biographique, nous conte l'histoire de Paul Graff (Banks Repeta) qui vit avec ses parents Esther (Anne Hathaway) et Irving (Jeremy Strong) et son frère aîné dans un appartement du Queens...

Comme James Gray, Paul 12 ans, n'aime pas l'école : la seule chose qui l'intéresse c'est le dessin mais ses parents veulent qu'il fasse des études comme son grand frère...

Dès son entrée au collège public de son quartier, il se montre insolent avec ses professeurs et se lie d'amitié avec Johnny (Jaylin Webb), un jeune noir qui ne pense qu'à une chose : fuir son triste quotidien et travailler à la NASA...

Lorsque Paul et Johnny sont surpris en train de fumer un joint, le jeune garçon prend conscience que son statut de blanc de la classe moyenne va le mettre à l'abri d'une punition trop sévère, contrairement à son ami Johnny...

A partir de ce moment, Paul va entrer en "résistance" contre le système, n'écoutant plus que son grand-père Aaron (génial Anthony Hopkins), dont la vie résume à elle seule les drames européens du milieu du XXe siècle...

Un grand film pour se replonger dans les années 80 avec en filigrane l'élection de Reagan, la crainte d'une guerre nucléaire et les tensions raciales mais surtout pour se passionner pour le questionnement identitaire de cet adolescent au visage d'ange !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

En 2022 Molière fête ses 400 ans !

Pierre-Olivier Scotto (auteur) et Jean-Philippe Daguerre (auteur et metteur en scène) ont souhaité lui rendre hommage à travers cette aventure fictive, largement inspirée de la vie de la troupe de l'Illustre Théâtre de Molière avant son arrivée à Versailles...

Huit comédiens (quatre femmes et quatre hommes) habités par l'amour du théâtre, nous emmènent en 1656 sur les routes de France jusqu'à Béziers où la troupe doit se produire mais la peste fait rage...

Madeleine Béjart (Charlotte Matzneff) et Marquise Du Parc s'entremettent pour que l'évêque les laissent jouer car la troupe est exsangue ; bon prélat, ce dernier n'exige qu'une seule chose : que Molière écrive en 12 jours une pièce originale en 5 actes et en vers...

Secondé par Léo (Geoffrey Palisse), un jeune homme du XXIe siècle qui s'est retrouvé accidentellement plongé dans ce creuset dont il est un fervent admirateur, Jean-Baptiste Poquelin (Stéphane Dauch) va écrire Le dépit amoureux et sauver la troupe...

Servi par le jeu des acteurs qui pétillent de vie et d'intelligence et par une mise en scène qui fait la part belle au panache et à l'émotion, le spectacle célèbre la vie de troupe et le génie des saltimbanques animés par une seule passion : "faire rire les honnêtes gens".

Le spectacle très joyeux fait le plein de spectateurs au Lucernaire !

A voir jusqu'au 31 décembre...

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de son premier long métrage Girl qui avait obtenu en 2018  la Caméra d'Or et le Prix d'interprétation Un Certain Regard au Festival de Cannes,  le réalisateur belge Lukas Dhont a voulu continuer à explorer son enfance de garçon pas comme les autres...

Léo (Eden Dambrine) et Rémi (Gustav De Waele) sont à 13 ans des amis inséparables : ils passent tout leur temps libre ensemble et partagent leurs nuits sans que leurs parents y trouvent à redire...

Quand leur amitié purement enfantine se heurte au collège aux regards et aux commentaires des autres, Léo décide de s'éloigner de Rémi en se conformant aux codes de son genre : élargir son cercle d'amis et intégrer une équipe de hockey, se rapprocher de son frère aîné et aider ses parents dans les travaux des champs...

Quand le drame survient, Léo se jette à corps perdu dans le sport et se rapproche de la mère endeuillée de Rémi (Emilie Dequenne) pour tenter de dépasser sa culpabilité...

Si l'idée de départ était intéressante, le film souffre d'un scénario elliptique et répétitif qui nuit à l'émotion ; des scènes esthétisantes étirées à l'infini, une caméra qui filme en gros plans les regards des deux garçons ne suffisent pas à faire un bon film...

On peut s'interroger sur ce qui a motivé le jury de Cannes 2022 à gratifier Lukas Dhont du Grand Prix ???

Voir les commentaires

…

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog