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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Loin des clichés qui entourent sa personnalité, l’exposition Frida Kahlo, au-delà des apparences propose aux visiteurs d’entrer dans l’intimité de l’artiste, et de comprendre comment elle s’est construite une identité à travers la manière de se présenter et de se représenter.

Pour la première fois en France et en étroite collaboration avec le Museo Frida Kahlo, l’exposition rassemble plus de 200 objets provenant de la Casa Azul, la maison où Frida est née en 1907 et a grandi : vêtements, correspondances, accessoires, cosmétiques, médicaments, prothèses médicales..

Ces effets personnels ont été mis sous scellés au décès de l’artiste, en 1954, par son mari le peintre muraliste mexicain Diego Rivera, et ont été redécouverts cinquante ans plus tard, en 2004. Cette précieuse collection - comprenant des robes traditionnelles Tehuana, des colliers précolombiens que Frida collectionnait, des exemplaires de corsets et de prothèses peints à la main... - est présentée, avec des films et photographies de l’artiste, pour constituer un récit visuel de sa vie hors-normes.

L’exposition retrace la manière dont l’artiste a façonné, tel un manifeste, son image nourrie par son héritage culturel et par son expérience du genre et du handicap : c’est, en effet, à la suite d’un grave accident, survenu à l’âge de 18 ans, que Frida se consacre à la peinture et adopte le vêtement traditionnel qui lui permet d’affirmer sa mexicanité.

La visite se prolonge avec une exposition, présentée du 15 septembre au 31 décembre 2022, qui aborde l’influence de l’artiste sur la mode contemporaine et la façon dont elle demeure, encore de nos jours, une icône et une source d’inspiration pour les designers, parmi lesquels Alexander McQueen, Jean Paul Gaultier, Karl Lagerfeld...

A voir jusqu'au 5 janvier : je vous conseille de retenir un créneau plutôt matinal car l'exposition est très (presque trop) fréquentée !

Robes de Tehuana constituées de huipiles (tunique traditionnelle brodée), de rebozos (châles), jupes et volants
Robes de Tehuana constituées de huipiles (tunique traditionnelle brodée), de rebozos (châles), jupes et volants
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Robes de Tehuana constituées de huipiles (tunique traditionnelle brodée), de rebozos (châles), jupes et volants
Robes de Tehuana constituées de huipiles (tunique traditionnelle brodée), de rebozos (châles), jupes et volants

Robes de Tehuana constituées de huipiles (tunique traditionnelle brodée), de rebozos (châles), jupes et volants

Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York

Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York

Par ordre chronologique de 1931 à 1953 : Le faiseur de fruits, Fuasse couche à Détroit, Naissance, Ma robe était pendue là, Passionnément amoureux, Habillée pour le paradis, Le coeur, Moi et ma nourrice, Ce que l'eau m'a donné, Elle joue seule, Ils demandent des avions et n'ont que des ailes, Le cadre, Le square est à eux, Pitahayas, Survivant, Frida Kahlo peignant les deux Frida, Suicide,  Portrait fille de Tehuacan, Colonne brisée, L'arbre de l'espérance, Autoportrait, Pourquoi voudrais-je des pieds alors que j'ai des ailes
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Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50
Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50
Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50
Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50
Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50
Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50

Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50

1998 robe hommage de Jean-Paul Gaultier

1998 robe hommage de Jean-Paul Gaultier

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Difficile de critiquer Jafar Panahi, ce grand réalisateur iranien arrêté en 2010 pour "propagande contre le régime" et détenu durant deux mois, condamné à vingt ans d'interdiction de réaliser ou d'écrire des films et de voyager, emprisonné depuis juillet 2022 pour purger la peine de 6 ans à laquelle il avait été condamné en 2010...

Pour Aucun ours, il a effectué un long travail de repérage pendant trois mois et a trouvé le décor de son film dans un village près de Tabriz, à proximité des frontières de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie. Mais la présence de l'équipe a été dénoncée auprès des autorités, la forçant à fuir pour poursuivre le tournage dans d’autres villages alentour...

J'ai trouvé le scénario confus : dans un village iranien proche de la frontière, un metteur en scène est témoin d’une histoire d’amour tandis qu’il en filme une autre...

La mise en scène mollassonne ne m'a pas non plus convaincue : beaucoup de palabres dans le village autour du non respect d'obscures traditions patriarcales...

En bref, j'aurais aimé saluer le courage du cinéaste mais je me suis ennuyée !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un soi-disant thriller gastronomique... en réalité du grand n'importe quoi !

Le réalisateur Mark Mylod, responsable de treize épisodes de la série Succession, nous propose un repas indigeste, grotesque et gratuitement violent...

L'idée lui en venue en déjeunant dans un grand restaurant situé dans une petite île, après le départ du bateau la reliant au continent...

Il est parti de cette angoisse ??? pour nous raconter l'histoire improbable d'un chef talentueux interprété par un délirant Ralph Fiennes, qui décide de "régaler" ses 12 richissimes et snobissimes convives d'une farandole de plats, dans une mise en scène qu'aurait pu signer une mauvaise Agatha Christie...

Car il n'y a aucun suspense... on comprend vite que personne ne sortira vivant de ce jeu de massacre, sans trop d'ailleurs comprendre pourquoi et s'en fichant complètement...

Anya Taylor-Joy, révélée dans la série Le jeu de la dame, est amusante dans le rôle d'une invitée pas invitée mais les autres personnages sont caricaturaux et méritent bien leur sort tant ils sont bêtes et méchants...

Faites un détour et préférez une autre cantine !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'acteur et réalisateur, qui s'est toujours interrogé sur l'identité au sens large dans son travail, se questionne sans se cacher derrière des artifices sur sa place, en tant qu’homme de 50 ans, dans la société et dans sa famille.

Avec Reste un peu, il a voulu signer une sorte de journal intime, à l'instar de Nanni Moretti qu'il apprécie beaucoup... et c'est très réussi !

Pour illustrer le côté intimiste de son film, le réalisateur s'est entouré d'acteurs non professionnels : ses parents Régine et David et sa sœur Judith mais également le Père Barthélémy curé de Sainte Cécile à Boulogne, Sœur Catherine, l'écrivaine et femme rabbin Delphine Horvilleur et Pierre-Henri Salfaty, professeur de talmud, réalisateur et scénariste.

Après 3 ans passés aux Etats-Unis, Gad Elmaleh rentre en France pour retrouver sa famille et ses amis mais pas que...

Fasciné par la Vierge Marie depuis son enfance à Casablanca où ses parents juifs séfarades lui avaient interdit de rentrer dans l'église du Sacré Coeur, il souhaite se convertir au catholicisme et se prépare au baptême avec trois autres catéchumènes...

La caméra suit l'acteur Gad Elmaleh dans ses échanges avec ses proches et ses référents religieux : le futur baptisé doute et l'exprime en toute honnêteté, partagé entre son désir d'aller jusqu'au bout du chemin et son regret de peiner ses parents...

Le film est un petit miracle (sans jeu de mots) d'équilibre, traversé par de délicieuses notes d'humour et habité par des acteurs au parler vrai...

Les parents de Gad Elmaleh sont formidables de tendresse et d'inquiétude, quant à Gad lui-même il révèle toute la profondeur de son jeu en nous faisant partager sa crise spirituelle de la cinquantaine...

La salle de cinéma était archi-comble et les kippas attestaient de l’œcuménisme du thème abordé !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Julien Rambaldi a voulu rendre hommage aux nounous qui sont souvent les seuls véritables points de repère des enfants dont les parents sont soit séparés soit et/ou surbookés...

La caméra zoome sur le périphérique parisien et nous fait découvrir la population bigarrée qui tente de survivre aux portes de la capitale...

Angèle (formidable Eye Haïdara), jeune femme ivoirienne qui vend des sacs à la sauvette, se retrouve bien en peine de rembourser son "employeur" et de payer son "propriétaire" après avoir été arrêtée par la police...

Grâce à l'entremise d'une de ses amies Wassia (délicieuse Bwanga Pilipili), elle accepte un job de nounou dans les quartiers chics du 18e arrondissement et va bientôt se mettre en tête de défendre toutes ses consœurs qui se retrouvent au square d'Anvers...

Le film doit beaucoup au charme et à la tchatche d'Eye Haïdara qui confirme son talent découvert dans Le sens de la fête avec le regretté Jean-Pierre Bacri en 2017, mais pas que...

Les nounous sont toutes magnifiquement campées de même que les mères et plus particulièrement Léa Drucker qui excelle dans son rôle de superwoman proche du burn-out, la relation qu'Angèle noue avec le petit Arthur 10 ans dont elle a la garde - est pétillante de malice partagée, quant au scénario il ne cesse de nous amuser par son inventivité...

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Valeria Bruni Tedeschi replonge dans ses souvenirs : élève à la prestigieuse école de théâtre fondée par Patrice Chéreau et Pierre Romans, elle avait 22 ans et comme ses camarades Agnès Jaoui, Vincent Perez, Marianne Denicourt... une furieuse envie de vivre.
Jouer pour vivre, vivre pour jouer, vivre vite et à tout prix, quitte à se perdre dans l’histoire d’amour toxique qui l’a passionnément attachée à Thierry Ravel, un acteur à fleur de peau, décédé à 28 ans d’une overdose. 
Dans son dernier film qu’elle a co-scénarisé avec Noémie Lvosky et Agnès de Sacy, la réalisatrice franco-italienne aujourd’hui âgée de 58 ans se rappelle avec une certaine nostalgie de l'insouciance de la seconde moitié des années 80 et de cette fascinante aventure théâtrale qu'elle a vécu aux Amandiers de Nanterre. 
Dès les premières images du film, nous sommes plongés dans une scène d’amour qui oppose deux jeunes acteurs talentueux : la première sélection des élèves comédiens sera féroce, seuls 40 seront retenus, parmi lesquels 15 seront élus pour monter Platonov de Tchekov. 
Face à l’exigence des deux maîtres et à l’émulation de leur méthode, les jeunes étudiants se jettent à corps perdu dans un jeu qui s’apparente à la fameuse école d’art dramatique Actors Studio, dirigée par Lee Strasberg 
Valeria Bruni Tedeschi a choisi l'incandescente Nadia Tereszkiewicz pour jouer son double et a confié à Sofiane Bennacer, dont c’est le premier grand rôle, la figure d’Étienne, l’amant au jeu intense, bientôt rongé par la drogue qu’il pense savoir maintenir à distance…
Louis Garrel compose avec talent un Chéreau manipulateur, sûr de son talent et de son charisme aux côtés de Micha Lescot excellent dans la peau d'un Pierre Romans légèrement dépressif et cocaïnomane. 
La réalisatrice s’est inspirée de Panique à Needle Park pour montrer le lien entre amour et drogue, si caractéristique de ces années-là dont la vitalité et la joyeuse légèreté allaient bientôt se fracasser sur les ravages du sida. 
Une brillante direction d’acteurs, un scénario inventif, une tension dramatique maintenue tout le long du film, que demander de plus à un bon film ?
On peut regretter un peu trop de pathos dans certaines scènes et certainement quelques partis pris… mais on ressort de la projection dynamisés par l’énergie vitale de cette jeunesse à laquelle tout semblait sourire !
A mon avis, un des meilleurs films de Valeria Bruni Tedeschi !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur catalan Albert Serra s'est inspiré des souvenirs de l'épouse polynésienne de Marlon Brando pour écrire son premier film contemporain dont l'action se déroule à Tahiti...

De Roller (Benoit Magimel magistral), Haut Commissaire de la République est le représentant de l'Etat français dans cette île paradisiaque corrompue par les effets nocifs des occidentaux...

Toujours tiré à quatre épingles dans un somptueux costume blanc, le haut fonctionnaire est très proche de la population locale dont il prend le pouls dans les réunions officielles et dont il partage les nuits fiévreuses et alcoolisées...

Quand un amiral débarque dans l'île avec une dizaine de marins en uniforme, les rumeurs vont bon train : on aurait aperçu un sous-marin dont la présence fantomatique annoncerait la reprise des essais nucléaires ; or depuis la signature en 1996 du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, la France s'est engagée à ne plus jamais en réaliser...

La caméra s'attache aux pas de Benoit Magimel dont elle suit la réflexion paranoïaque dans ses échanges avec les différents protagonistes de ses errances diurnes et nocturnes...

Difficile de transcrire l'atmosphère planante et poisseuse de ce film qui, durant 2h45, nous montre la beauté de la nature luxuriante de l'ile et nous égare dans de fausses pistes à la recherche d'une explication plausible à cet écheveau de complicités improbables...

De Roller n'arrive pas plus à gérer la situation que le spectateur à percevoir les tenants et aboutissants de ce tourment imaginaire qui saisit l'île de Tahiti...

A voir pour Benoit Magimel à qui le réalisateur a laissé toute liberté pour improviser... et si vous avez le temps...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le théâtre Rive Gauche fait le plein avec cette adaptation du roman de Karine Tuil...

Sept acteurs interprètent avec talent les nombreux personnages de cette histoire d'usurpation d'identité...

Samir Tahar qui a décidé de s'extraire de sa cité par la méritocratie, est très déçu de ne pas réussir à se faire   embaucher à Paris, malgré de brillantes études de droit...

Il décide donc d'émigrer aux Etats-Unis et, pour ce faire,  emprunte les origines juives de son meilleur ami Samuel, nouvelle identité qui lui ouvre les portes des plus prestigieux cabinets d'avocats...

Tout sourit au nouveau Sam Tahar qui mène une brillante carrière au barreau de New-York, fait un beau mariage en épousant la fille de son principal associé et intègre, de ce fait, une des familles juives les plus puissantes du pays...

Mais sa célébrité médiatique va précipiter sa chute car Samuel, son ancien ami qui vit avec Nina son ancienne fiancée, va reprendre contact avec lui en le découvrant dans un reportage à la télévision...

De rebondissement en rebondissement, le jeune et brillant quadragénaire est rattrapé par son passé et se piège lui-même en aidant son demi-frère qui menace de tout dire à leur mère...

« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe et c'est ce qui arrive au triangle amoureux de Samir, Samuel et Nina confrontés à la grande Histoire du début de notre XXIe siècle...

Très fidèle au livre éponyme, la mise en scène de Johanna Boyé souffre toutefois malgré son brio, de certaines outrances qui, de mon point de vue, nuisent au déroulement du récit et tirent la représentation vers le théâtre de boulevard...

A voir jusqu'au 31 décembre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Clovis Cornillac, qui s'est vu confier l'adaptation du second roman de la trilogie de Pierre Lemaître, réussit son pari : "mettre toute son énergie au service du film"...

Une pléiade d'excellents acteurs nous plongent dans l'histoire de la vengeance de Madeleine Péricourt (formidable Léa Drucker), fille de Marcel et sœur d'Edouard, la gueule cassée d'Au revoir là-haut...

Nous sommes en 1929, Madeleine réunit tout le gratin de la finance et de la politique pour l'enterrement de son père dont le catafalque trône au milieu de la magnifique cour de l'hôtel particulier des Péricourt...

Tout est prêt pour la cérémonie quand le drame survient : Paul 10 ans, le fils de Madeleine, choisit ce moment pour se défenestrer et atterrir sur le cercueil de son grand-père...

Madeleine fait courageusement face mais, mal conseillée par des hommes cupides, elle va perdre toute sa fortune...

La seconde partie du film nous raconte avec délectation la vengeance de cette femme bafouée par ceux en qui elle avait mis sa confiance... de manipulée, elle devient manipulatrice et trouve des alliés improbables en la personne de son ancien chauffeur interprété avec brio par Clovis Cornillac, de Léonce son ancienne gouvernante (délicieuse Alice Isaaz), de Vladi la nounou polonaise de son fils qui ne parle pas un mot de français, de Solange Gallinato (géniale Fanny Ardant), une diva dont s'est entiché Paul et qui va oser tenir tête aux nazis... 

Couleurs de l'incendie, c'est la revanche des femmes et des petites gens sur les pouvoirs installés : Olivier Gourmet excelle dans le rôle d'un député ridicule qui ne pense qu'à une chose : gagner suffisamment d'argent et à n'importe quel prix pour arriver à marier ses deux gourdes de jumelles et Benoit Poelvoorde incarne avec talent l'homme de confiance de la famille qui va trahir pour servir ses intérêts...

Du bel ouvrage, une belle reconstitution, un plaisant moment de cinéma même si l'on peut regretter que le film n'ait pas la puissance ni l'originalité de la réalisation d'Albert Dupontel dans Au revoir là-haut...

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Publié le par ADELINE
Publié dans : #voyages

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