Le Petit Palais présente, pour la première fois en France, une grande rétrospective dédiée au peintre anglais Walter Sickert (1860-1942), conçue en partenariat avec la Tate Britain.
Pourquoi quatre-vingts ans après sa mort ?
Ce retard est peu explicable à moins qu’il ne soit une conséquence du fait qu'il est malaisé de le caractériser en raison de la diversité des sujets qu'il peint et des nombreux styles qu'il s'approprie au fil des années.
Sa qualité d’artiste britannique elle-même, quoique confirmée par son passeport, ne l’est pas si nettement par sa vie. Il naît à Munich, en Allemagne, d’un peintre d’origine danoise et d’une mère anglo-irlandaise qui a grandi en France, à Dieppe.
Sa première éducation artistique, après quelques années où il exerce le métier de comédien, se passe à Londres, à la Slade School of Fine Art.
Dès 1882, il est introduit dans l’atelier de Whistler (1834-1903), lui-même de nationalité américaine et aussi présent à Paris qu’à Londres. Venu dans la capitale pour y transporter un tableau de Whistler qui doit être accroché au Salon de la Société des artistes français, il rencontre Edgar Degas, en avril 1883.
Dieppe devient à partir de 1885 et pour une vingtaine d’années le lieu de prédilection de Sickert. Il y séjourne aussi souvent que possible, avant de s’y établir à demeure, de 1898 à 1905, ce qui ne fait qu’accentuer sa proximité avec ses contemporains français impressionnistes.
Comme eux, il trouve les motifs de ses paysages dans les vieux quartiers de Dieppe et, comme eux encore, regarde longuement la mer et le ciel. Autre similitude : il se rend souvent à Venise, entre 1894 et 1904, comme Manet et Whistler avant lui et Monet après.
Il s’inscrit exactement dans l’idée de peintre de la vie moderne, telle qu’elle est énoncée par Baudelaire, en 1863 : un artiste qui tient la chronique de ses contemporains et scrute la ville, ses rues, ses immeubles et ses lieux de plaisir nocturne, comme des scènes de music-hall ou, plus tard, des nus, présentés de manière prosaïque dans des intérieurs pauvres de Camden Town.
L'artiste n'a pas beaucoup peint Paris mais à Londres le personnage solitaire perdu dans une rue la nuit et l'éclairage de la scène (Maple Street, 1916), ou bien à Dieppe les lumières d'un café vu de la rue (Nuit d'amour, 1920) font incroyablement penser aux atmosphères de l'Américain Edward Hopper (1882-1967).
Si Walter Sickert a multiplié les genres, ses choix de couleurs aussi virtuoses qu’étranges (j'ai particulièrement aimé ses "rouges") ainsi que ses cadrages originaux et déroutants caractérisent toute son œuvre.
Personnellement je n'ai pas du tout apprécié ses dernières créations : en effet à partir de 1914 l'artiste change radicalement sa façon de travailler. Il se met à peindre en grand format à partir de photographies dont il reporte les tracés agrandis sur la toile, ou bien en projetant directement l'image sur la toile avec une lanterne. Ces œuvres sont tirées de la presse, du cinéma, du monde du spectacle.
Une exposition très complète, malheureusement pas très bien éclairée de mon point de vue (le musée explique que c'est pour protéger les tableaux), à découvrir jusqu'au 29 janvier 2023.
Photo, auto-portraits, portraits de commandes et portraits de ses nombreuses maitresses
Dieppe : café, salle de baccarat, salle de spectacle et église St Jacques
Fête foraine et scènes de music hall
Londres : scènes d'extérieurs et scènes d'intérieurs (dont sa toile la plus connue "L'ennui" de la vie conjugale))
Venise, Paris rue Notre Dame des Champs, marine (Angleterre)
Quel bonheur de retrouver Laure Calamy dans ce beau rôle de femme courage !
La réalisatrice Blandine Lenoir s'empare de l'histoire d'un combat de femmes... et d'hommes (quelques jeunes médecins courageux), qui ont contribué à favoriser le débat sur l'avortement et surtout le vote de la loi Veil en 1975...
Nous sommes en 1973, Annie (Laure Calamy) se retrouve enceinte alors qu'elle a déjà 2 grands enfants : avec l'accord de son mari, elle fait appel au MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception) de sa ville de Nevers pour avorter avec la toute nouvelle technique de l'aspiration...
Annie est une femme "ordinaire", ouvrière dans une usine de matelas : elle est dévouée à son mari et à ses enfants et n'a pas confiance en elle...
Réconfortée par la chaleur et la tendresse qui émanent de ce groupe de femmes courageuses, elle se découvre plus forte qu'elle ne le pensait et réalise qu'elle peut se rendre socialement utile !
Laure Calamy met tout son talent au service de cette cause et elle nous séduit une fois de plus par sa présence et son naturel !
Elle est entourée par un cercle d'actrices formidables : Zita Henrot est magnifique dans un rôle d'infirmière au grand cœur qui n'a pas la langue dans sa poche, India Hair est sensationnelle dans un rôle de femme médecin aux gestes précis et doux, quant à Rosemary Standley (chanteuse du groupe Moriarty), qui incarne une bénévole, elle nous bouleverse lorsqu'elle chante des mélodies cristallines aux femmes candidates à l'avortement pour les aider à traverser cette épreuve !
Un film essentiel alors que l'inscription de l'avortement dans la constitution est actuellement en discussion à l'Assemblée Nationale...
Christophe Honoré qui a 52 ans, nous fait revivre l'année de ses 17 ans lorsque sa vie a été bouleversée par le décès subit de son père...
S'ensuit une longue dissertation sur le deuil vécu par son alter ego (Paul Kircher), son frère ainé (Vincent Lacoste) et sa mère (Juliette Binoche)...
Le pathos est au rendez-vous mais pas l'émotion tant le propos du cinéaste se fait insistant, complaisant et même dérangeant : est-ce vraiment nécessaire de nous montrer tant de scènes de sexe y compris tarifé avec un adulte, alors que les media et la société s'attaquent enfin au fléau de la pédophilie ?
Les critiques encensent le film et le jeune interprète qui a 20 ans dans la vraie vie, mais qui peine à nous convaincre de son chagrin en alternant les moues de tristesse et les sourires éblouissants...
Quant à Vincent Lacoste, il ne trouve à aucun moment la bonne distance de grand frère : trop proche dans ses rapports potaches ou trop distant dans sa morgue de jeune actif...
J'ai décidément beaucoup de mal avec ce réalisateur qui, pour moi, ne se renouvelle guère, creusant de film en film (14 en 20 ans) son sillon d'homosexuel mal dans sa peau...
En collaboration avec le musée Munch d’Oslo, le musée d’Orsay consacre une exposition au célèbre peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944) dont l’œuvre dans son ampleur – soixante ans de création - et sa complexité demeure pourtant en partie méconnu.
Un voyage au cœur de la carrière d’Edvard Munch, une rétrospective qui mélange l’expressionnisme, l’art moderne, l’impressionnisme, le réalisme, le symbolisme ou encore le postimpressionnisme.
L’exposition présente une centaine d’œuvres, peintures, mais aussi dessins, estampes ou encore blocs gravés, rendant compte de la diversité de la pratique de l'artiste.
Le peintre a élaboré d'une manière poétique, philosophique et structurale le cycle de la vie, de l'amour et de la mort, comme le titre de l'exposition le laisse transparaitre. Ses œuvres sont en grande partie inspirées par les philosophies vitalistes de Friedrich Nietzsche et d'Henri Bergson.
Pour la Frise de la vie, Munch organise ainsi son discours autour de l'amour, puis élargit à d'autres mouvements de l'âme tels l'angoisse, le doute existentiel et la confrontation à la mort. Pour lui l'humanité et la nature sont les éléments de ce cycle, et représentent une éternelle renaissance.
Le processus créatif singulier de Munch le conduit à réaliser de nombreuses déclinaisons d'un même motif, mais aussi plusieurs versions du même sujet.
L'autoportrait qu'il pratique tout au long de sa carrière souligne ses traumatismes d'enfance (Munch avait 5 ans lors du décès de sa mère et 15 ans lors du décès de sa sœur ainée) - et ses doutes intérieurs qui l'amèneront à de graves épisodes dépressifs, comme une de ses sœurs qui demeurera internée durant presque toute sa vie.
A voir jusqu'au 22 janvier !
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En profiter pour voir ou revoir Rosa Bonheur (1822-1899) : 200 ans après sa naissance, le musée d'Orsay présente 200 œuvres de la peintre animalière (peintures, arts graphiques, sculptures, photographies), issues des plus prestigieuses collections publiques et privées d'Europe et des États-Unis, et pour certaines, récemment découvertes.
Frise de la vie : Angoisse, Désespoir, Jalousie, Le cri, Mélancolie, La lutte contre la mort (2), Puberté, Femme en pleurs
Autoportraits
Arbres au bord de la plage, Couples s'embrassant dans le parc, Enfants dans un paysage d'hiver, Jeunes filles arrosant des fleurs, Jeunes gens au bord de la plage, L'été au parc, Dames sur le pont, Nuit étoilée, Soirée sur l'avenue Karl Johan
Déclinaisons d'un même sujet : Le baiser, Jeunes filles sur le pont, Séparation
Rosa Bonheur : portraits de la peintre et portraits d'animaux
Rassemblées pour la première fois dans le cadre d’une exposition, près de 200 œuvres issues des collections du Mobilier national font revivre l’essence du « Chic » à la française.
De 1930 à la fin des années 1950, la majeure partie des décorateurs qui feront l’histoire de ces trois décennies du XXe siècle est appelée à collaborer avec le Mobilier national : André Arbus, Marc du Plantier ou Raphaël Raffel...
La figure du décorateur joue alors un rôle capital : véritable ensemblier, il conçoit la décoration comme un tout harmonieux et orchestre les métiers d’arts au service d’un projet global. L’art du raffinement s’appuie alors tant sur la préciosité des matériaux (parchemin, bronze doré, cristal, laque, etc.) que sur la recherche de la ligne, jusqu’à l’épure du design.
D’une qualité et d’une diversité remarquables, la collection du Mobilier national comprend aussi bien des meubles d’apparat, héritiers d’une longue tradition de luxe, que des pièces fonctionnalistes qui marquent la transition vers le design contemporain.
Le Mobilier national a confié la scénographie de l'exposition à Vincent Darré qui, pour convaincre les conservateurs et les équipes en place de soutenir son projet, l'a intégralement représentée à l'aquarelle en peignant tous les meubles dans ses décors.
Vincent Darré a conçu un parcours où le visiteur ne se contente pas de voir des pièces emblématiques des années 1930 à 1960, mais où il est invité à cheminer dans trois décennies de création à travers l'exposition universelle de 1937, la reconstitution de grands ensembles mobiliers tels que l’aménagement de l’hôtel Kinsky, l’appartement des souverains au château de Rambouillet et surtout les pièces d'apparat représentatives des mutations esthétiques impulsées par le président Auriol et son épouse, grands amateurs d'art...
Les années 1950, aux sources de la vague pop sont illustrées par le salon de Marc du Plantier et la chambre de Janette Laverrière !
Cette exposition est également l’occasion de mettre en valeur les savoir-faire d’une cinquantaine d’artisans et maîtres d’art qui ont contribué à la restauration des pièces exposées, révélant ainsi ces ensembles sous un jour nouveau. En effet, entre 2021 et 2022, le Mobilier national a engagé un programme de restauration d’une ampleur inédite d’une centaine de pièces de la collection de meubles et de luminaires des années 1930 à 1950. Ce programme a ainsi permis de soutenir une filière fragilisée pendant la crise et d’encourager l’activité de femmes et d’hommes qui font vivre un patrimoine immatériel inestimable.
A voir jusqu'au 29 janvier 2023
Esquisses projets de scénographie de Vincent Darré
Années 1930 : André Arbus...
Années 1940 : bureau de dame, antichambre de l'Elysée, Chateau de Rambouillet, salle de bains présidentielle, fumoir de l'Elysée, grand salon doré de l'Elysée, pavillon de chasse de Marly
Années 1950 : Marc du Plantier, Janette Laverrière, Jacques Quinet
Dans son 6ème long métrage, Roschdy Zem a voulu nous faire partager un événement qui a bouleversé sa propre famille : son jeune frère qui a été victime d'une commotion cérébrale, s'est mis à parler sans filtre social à son entourage, ce qui n'a pas été sans conséquence...
Dans la famille de cinéma qu'il s'est reconstitué, le réalisateur joue Ryad, le frère ainé qui a réussi sa vie comme journaliste sportif à la télévision mais ne prête guère attention aux autres...
Sami Bouajila interprète Moussa, le jeune frère de Ryad, directeur financier qui ne compte pas ses heures et qui s'occupe tendrement de ses 3 enfants depuis que sa femme l'a quitté...
Quand Moussa est victime d'un grave choc à la tête, il se retrouve défiguré par une énorme bosse frontale, état qui le fait dormir les 3/4 de son temps et invectiver ses proches dès qu'il émerge...
Moussa qui était le "gentil" dans cette famille nombreuse et très fusionnelle, devient le révélateur des dysfonctionnements de chacun...
Ce qui aurait pu être drôle, mais cela ne m'a pas du tout fait rire tant les personnages sont convenus : celui qui a réussi s'est fermé aux autres, Samia (Meriem Serbah), la "sœur" de la fratrie, est la seule à se dévouer, le jeune adulte, fils de Moussa, passe son temps libre devant des jeux vidéos débiles...
Sami Bouajila joue très bien mais son rôle de malade est quand même très ingrat...
Roschdy Zem fait du Roschdy Zem, quant à Maïwenn qui interprète la compagne de Ryad, elle est "trop parfaite" pour être vraie...
En conclusion, j'aurais bien voulu "aimer" ce film mais j'avoue être restée extérieure aux heurs et malheurs de cette tribu...
Le musée des Arts décoratifs met à l’honneur l’œuvre audacieuse et inspirante d’Elsa Schiaparelli, créatrice italienne, dont l’inspiration s’est nourrie d’une relation privilégiée avec les artistes du milieu de l’avant-garde parisienne des années 1920 et 1930.
L'exposition réunit 520 œuvres dont 272 costumes et accessoires de mode, mis en regard de 248 peintures, sculptures, bijoux, flacons de parfum, céramiques, affiches et photographies signées des plus grands noms de l’époque.
Novatrice, moderne, guidée par son goût du spectacle, Elsa Schiaparelli conçoit la mode comme un art et Paris comme une fête !
Liberté de créer, de dialoguer, d'être soi-même que l'on découvre dans les 6387 dessins de collection que la créatrice légua à la fin de sa vie à l'Union Française des Arts du Costume (UFAC), dessins que l'on peut découvrir dans la 1ère salle de l'exposition...
A son arrivée à Paris en 1922, Elsa Schiaparelli rencontre le grand couturier Paul Poiret qui l'encourage à se lancer dans la mode.
Très vite, la couturière tisse des liens privilégiés avec des artistes tels que Jean Cocteau, Salvador Dali, Van Dongen... et des photographes tels que Cecil Beaton et Man Ray...
Dès 1935, Elsa Schiaparelli installe ses salons de couture au 21 place Vendôme, ouvre une boutique au rez-de-chaussée dénommée "Schiap" et inscrit chacune de ses collections couture dans une thématique forte : "le papillon", "la musique", "le cirque", "les signes du zodiaque"...
Dès 1936, la couturière sollicite Albert Lesage, fondateur d'un atelier de broderie pour embellir ses créations...
Cette grande rétrospective met également en lumière l’héritage du style Schiaparelli avec des silhouettes interprétées par de célèbres couturiers lui rendant hommage : Yves Saint Laurent, Azzedine Alaïa, John Galliano, Christian Lacroix...
A découvrir : les créations contemporaines de Daniel Roseberry (directeur artistique de la maison Schiaparelli depuis 2019), qui mêlent les codes historiques du surréalisme et la technicité expérimentale de la couture !
Une magnifique exposition (très fréquentée) à voir jusqu'au 22 janvier 2023 !
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A voir également dans la grande nef du musée, l'exposition "Années 80. Mode, design et graphisme en France" : 700 œuvres – objets, mobilier, silhouettes de mode, affiches, photographies, clips, pochettes de disques et fanzines – retracent cette époque frénétique synonyme d’éclectisme, où le postmodernisme ouvre tous les possibles artistiques.
Le clou de l'exposition est un audiovisuel des plus emblématiques films publicitaires de l'époque (Pliz avec Marie Pierre Casey, Jex Four avec Alice Sapritch, RATP T'as le ticket chic, Citroën Les chevrons sauvages...)
Loin des clichés qui entourent sa personnalité, l’exposition Frida Kahlo, au-delà des apparences propose aux visiteurs d’entrer dans l’intimité de l’artiste, et de comprendre comment elle s’est construite une identité à travers la manière de se présenter et de se représenter.
Pour la première fois en France et en étroite collaboration avec le Museo Frida Kahlo, l’exposition rassemble plus de 200 objets provenant de la Casa Azul, la maison où Frida est née en 1907 et a grandi : vêtements, correspondances, accessoires, cosmétiques, médicaments, prothèses médicales..
Ces effets personnels ont été mis sous scellés au décès de l’artiste, en 1954, par son mari le peintre muraliste mexicain Diego Rivera, et ont été redécouverts cinquante ans plus tard, en 2004. Cette précieuse collection - comprenant des robes traditionnelles Tehuana, des colliers précolombiens que Frida collectionnait, des exemplaires de corsets et de prothèses peints à la main... - est présentée, avec des films et photographies de l’artiste, pour constituer un récit visuel de sa vie hors-normes.
L’exposition retrace la manière dont l’artiste a façonné, tel un manifeste, son image nourrie par son héritage culturel et par son expérience du genre et du handicap : c’est, en effet, à la suite d’un grave accident, survenu à l’âge de 18 ans, que Frida se consacre à la peinture et adopte le vêtement traditionnel qui lui permet d’affirmer sa mexicanité.
La visite se prolonge avec une exposition, présentée du 15 septembre au 31 décembre 2022, qui aborde l’influence de l’artiste sur la mode contemporaine et la façon dont elle demeure, encore de nos jours, une icône et une source d’inspiration pour les designers, parmi lesquels Alexander McQueen, Jean Paul Gaultier, Karl Lagerfeld...
A voir jusqu'au 5 janvier : je vous conseille de retenir un créneau plutôt matinal car l'exposition est très (presque trop) fréquentée !
Robes de Tehuana constituées de huipiles (tunique traditionnelle brodée), de rebozos (châles), jupes et volants
Frida, 19 ans, photographiée par son père Guillermo Kahlo (photographe de profession), Frida 22 ans, Frida 32 ans photographiée par Nickolas Muray, Frida 39 ans à New York
Par ordre chronologique de 1931 à 1953 : Le faiseur de fruits, Fuasse couche à Détroit, Naissance, Ma robe était pendue là, Passionnément amoureux, Habillée pour le paradis, Le coeur, Moi et ma nourrice, Ce que l'eau m'a donné, Elle joue seule, Ils demandent des avions et n'ont que des ailes, Le cadre, Le square est à eux, Pitahayas, Survivant, Frida Kahlo peignant les deux Frida, Suicide, Portrait fille de Tehuacan, Colonne brisée, L'arbre de l'espérance, Autoportrait, Pourquoi voudrais-je des pieds alors que j'ai des ailes
Peintures votives, Corset peint, Lunettes des années 50
Difficile de critiquer Jafar Panahi, ce grand réalisateur iranien arrêté en 2010 pour "propagande contre le régime" et détenu durant deux mois, condamné à vingt ans d'interdiction de réaliser ou d'écrire des films et de voyager, emprisonné depuis juillet 2022 pour purger la peine de 6 ans à laquelle il avait été condamné en 2010...
Pour Aucun ours, il a effectué un long travail de repérage pendant trois mois et a trouvé le décor de son film dans un village près de Tabriz, à proximité des frontières de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie. Mais la présence de l'équipe a été dénoncée auprès des autorités, la forçant à fuir pour poursuivre le tournage dans d’autres villages alentour...
J'ai trouvé le scénario confus : dans un village iranien proche de la frontière, un metteur en scène est témoin d’une histoire d’amour tandis qu’il en filme une autre...
La mise en scène mollassonne ne m'a pas non plus convaincue : beaucoup de palabres dans le village autour du non respect d'obscures traditions patriarcales...
En bref, j'aurais aimé saluer le courage du cinéaste mais je me suis ennuyée !
Un soi-disant thriller gastronomique... en réalité du grand n'importe quoi !
Le réalisateur Mark Mylod, responsable de treize épisodes de la série Succession, nous propose un repas indigeste, grotesque et gratuitement violent...
L'idée lui en venue en déjeunant dans un grand restaurant situé dans une petite île, après le départ du bateau la reliant au continent...
Il est parti de cette angoisse ??? pour nous raconter l'histoire improbable d'un chef talentueux interprété par un délirant Ralph Fiennes, qui décide de "régaler" ses 12 richissimes et snobissimes convives d'une farandole de plats, dans une mise en scène qu'aurait pu signer une mauvaise Agatha Christie...
Car il n'y a aucun suspense... on comprend vite que personne ne sortira vivant de ce jeu de massacre, sans trop d'ailleurs comprendre pourquoi et s'en fichant complètement...
Anya Taylor-Joy, révélée dans la série Le jeu de la dame, est amusante dans le rôle d'une invitée pas invitée mais les autres personnages sont caricaturaux et méritent bien leur sort tant ils sont bêtes et méchants...