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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jean Becker adapte le roman éponyme de Georges Simenon paru en 1950, en resituant l'action dans les années 70 et en confiant le rôle principal à Depardieu !

Qui interprète le Jules Mangin du roman, vieil acteur en fin de vie, ravagé par l'alcool et le mal de vivre, exigeant du temps des autres : son habilleuse, son chauffeur, son meilleur ami, sa souffleuse... et s'étourdissant entre répétitions et représentations théâtrales pour ne pas se retrouver seul chez lui...

Difficile de ne pas reconnaître ce grand acteur que fut et que demeure par instants fugaces Gérard Depardieu, dans le portrait sans fard du héros du roman !

Entouré de trois acteurs talentueux : Fanny Ardant, Benoit Poelvoorde et Stéfi Celma (révélée dans la série 10%), le monstre sacré qu'est devenu Depardieu occupe tout l'écran et nous inquiète dans sa course éperdue vers sa propre perte...

La massive silhouette s'effondre plus qu'elle ne se pose, jamais désaltérée, jamais rassasiée, maladroite et touchante dans sa relation aux autres, orgueilleuse et égoïste, en un mot terriblement humaine !

Un film à voir à partir du 24 août pour Depardieu, pour la nostalgie qu'il nous inspire, pour le regret que son regard noyé nous renvoie...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #livres

Pour écrire sa première fiction sur le pouvoir en Russie, le politologue Giuliano da Empoli s’est inspiré de Vladislav Sourkov, longtemps conseiller de Poutine.

C’est en effectuant des recherches pour Les ingénieurs du chaos (JC Lattès, 2019), un essai – traduit en douze langues – consacré aux conseillers des leaders populistes, qu’il s’est familiarisé avec la figure de Vladislav Sourkov, dont son protagoniste est librement inspiré.

Vladislav Sourkov n’est pas un inconnu sur la scène internationale. Cet idéologue ayant conceptualisé les notions de « verticale du pouvoir » et de « démocratie souveraine » a occupé plusieurs fonctions dans l’administration présidentielle russe depuis le début des années 2000.

Dans Le Mage du Kremlin, Giuliano da Empoli retrace fidèlement les grandes lignes de sa carrière politique, jusqu’au dossier ukrainien, dont il fut chargé quelques mois avant l'annexion de la Crimée par les Russes en mars 2014 et l'intervention militaire dans le Donbass...

Giuliano da Empoli, lui-même ancien conseiller de Matteo Renzi et excellent connaisseur de la Russie, mène une enquête imaginaire. Et « retrouve » l’ex-conseiller au fin fond de la campagne moscovite, dans une villa à la Tchekhov, pour une nuit de confession. Son Vadim Baranov est-il proche du modèle ? Qu’importe, la culture et l’intelligence du personnage séduisent. Giuliano da Empoli lui invente un grand-père fasciné par Custine, l’écrivain français qui avait écrit en 1839 un portrait à charge de la Russie...

Pour Baranov, le destin des Russes est d’être gouverné par les descendants d’Ivan le Terrible. Grâce à l’oligarque Boris Berezovsky, qui a pris, sous Eltsine, le contrôle de la télévision d’État, il a rencontré à Saint-Pétersbourg « un blond pâle aux traits décolorés, portant un costume en acrylique beige » : le chef du FSB (ex-KGB). Baranov le convainc que les Russes ont « un désir de verticalité ».

"Coaché" par Baranov, Poutine se métamorphose et enfle jusqu'à devenir «le Tsar», écarte les oligarques pour reprendre le contrôle des richesses du pays, galvanise le peuple en promettant de mettre fin à la désintégration de la Russie.

Peu à peu, le récit, aussi passionnant qu'un roman policier, nous dévoile les dessous de l'ère Poutine en nous faisant entrer dans la tête du Tsar, exaspéré par la condescendance américaine, la perte de la Crimée, siège de la flotte militaire russe, et la «révolution orange» qui menace, par contagion, son propre pouvoir…

Écrit avant l’invasion russe en Ukraine en février dernier, Le mage du Kremlin est tristement prémonitoire, énonçant que « la première règle du pouvoir est de persévérer dans les erreurs, de ne pas montrer la plus petite fissure dans le mur de l’autorité ». La fascination pour le chaos est omniprésente !

A lire pour mieux comprendre que les Russes ne sont pas gouvernés par l'esprit de raison occidental !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur australien Baz Luhrmann s'est emparé de la légende d'Elvis Presley par le biais de la relation contrastée qu'il a entretenue avec celui qui l'a découvert et propulsé au niveau national et international : le colonel Tom Parker, que Tom Hanks interprète avec gourmandise !

Le film nous fait revivre l'ascension d'Elvis depuis son enfance pauvre à Memphis jusqu'à sa mort à 42 ans...

Austin Butler qui incarne Elvis n'a certes pas son épaisseur et son charisme mais il est néanmoins très convaincant lorsque son célèbre déhanchement déchaîne les passions de ses jeunes admiratrices !

L'acteur très talentueux interprète lui-même les premières chansons du King alors que les titres plus récents sont des enregistrements d'Elvis lors des concerts gigantesques qu'il a donné à l'International Hotel de Las Vegas...

Le contexte historique et musical du film qui traite du combat pour l'égalité des noirs donne toute sa profondeur à cette super production où le cinéaste n'a pas lésiné sur les décors (l'extérieur et l'intérieur de la maison d'Elvis Grace Land a été entièrement reconstituée), ni sur les costumes (Austin Butler porte à lui seul plus de 90 costumes différents ; la chef décoratrice a retrouvé les descendants des propriétaires du magasin Lansky Bros où dans les années 50, Elvis achetait la plupart de ses vêtements de scène). 

Mais c'est la relation quasi filiale entre le chanteur et son imprésario, qui s'est révélé être une belle crapule, qui donne sa véritable colonne vertébrale au film qui aurait mérité d'être un peu moins long (2h39) pour être encore plus passionnant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Saint Jean de Luz accueille Tito et Mulk et nous fait partager leur univers sur les cimaises de la galerie Portal, en version street art au Garage et dans une jolie salle de l'hôtel de la Poste !

Tito & Mulk est la rencontre entre deux passionnés de dessin, deux individualités en phase. Issus tous deux d’une formation en design graphique, ils se sont rencontrés sur les bancs d’une agence de publicité parisienne, où ils parsemaient l’open space de gribouillages impertinents.

Depuis, ils ne se sont plus quittés : passés rapidement de la feuille à la toile, ils s’attaquent désormais à des supports de plus en plus variés, comme des murs, des meubles et des sculptures, mais aussi à la réalisation d’installations et à la customisation d’objets issus de la pop et street culture.

Ils présentent désormais leur travail en galerie, et collaborent avec des marques prestigieuses comme Adidas, BMW et le Paris Saint Germain. Se réclamant du courant figuratif / narratif, ils plaisent également à se produire en live painting à différentes occasions

Ce duo explosif, dans sa première version tranchée noir/blanc, comme les deux artistes, s’accorde dans un jeu de « cadavres-exquis » où les mots s’emmêlent, véhiculent des idées fortes et sont partie prenante du dessin. Les références idéologiques pleuvent dans cet univers de BD, mangas, super-héros et monstres.

Une évolution vers la couleur voit apparaître des fonds parfois flashy dont l’effet en aplat met en valeur le graphisme et ajoute un impact émotionnel

Une version 3.0 voit naître de fines nuances de dégradés qui donnent de la profondeur au dessin

Leurs créations sont ainsi des visions de chaos, entretenue par la profusion des détails, dans une société vide de repères. Dans cette folie exacerbée, métaphore de la vie, Tito et Mulk dénoncent un ordre mondial chaotique ainsi que ses dérives sociales et tentent une voie de sortie, un chemin à suivre en créant une note d’harmonie et d’espoir face à la dureté de la vie.

A voir jusqu'au 7 août à la Galerie Portal

La fresque du garage sera quant à elle détruite fin août

 

 

Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk

Toiles de Tito et Mulk

Objet détourné et street art au Garage
Objet détourné et street art au Garage

Objet détourné et street art au Garage

Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition
Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition
Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition

Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son premier long métrage Noémie Merlant a improvisé !

Invitée par Gimi Covaci, un gitan qu'elle avait fait jouer dans son deuxième court métrage Shakira, à passer l'été en Roumanie dans sa famille, l'actrice/réalisatrice décide d'en faire un film avec les moyens du bord...

Elle incarne Jeanne, une jeune femme qui décide avec trois amies d'aller enterrer sa vie de jeune fille en Roumanie...

Le film démarre par un road movie où les quatre jeunes femmes, amies pour de vrai dans la vie, papotent et se chamaillent... Quand elles s'arrêtent au milieu de nulle part en Roumanie, pour une pause pique nique, elles sont accostées par deux frères qui leur demandent des cigarettes... Profitant de leur inattention, une bande de roms leur vole la voiture avec toutes leurs possessions...

Bons princes les deux frères vont leur proposer de les héberger à la dure, au grand dam de leur mère qui n'a pas du tout envie de les accueillir ni surtout de les nourrir...

Fasciné par Jeanne, Nino l'aîné des deux frères qui finit par avouer qu'il n'a que 17 ans, joue les go between entre sa famille et les quatre voyageuses...

Nino qui a vraiment vécu dans la rue place de la République en France durant son enfance, se révèle un compagnon gai et attentionné...

Après une trop longue première partie, le film prend vraiment toute sa dimension lors d'une échappée au bord de la mer où les cinq héros redeviennent de grands enfants joyeux et insouciants...

Construit à la va-vite (le tournage s'est effectué en 2 semaines), le film malgré quelques longueurs et maladresses, interroge la tolérance inter-raciale et redonne toute sa place à la culture tzigane au-delà des clichés...

A voir pour son originalité et pour Noémie Merlant, pierre angulaire du film, devant et derrière la caméra !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Deuxième volet d'une trilogie entamée avec Unidentified relégué en VOD fin 2021, le nouveau polar du réalisateur roumain Bogdan George Apetri nous entraîne dans son univers où les femmes sont victimes des hommes, qu'ils les abandonnent, les trahissent, les violent ou les tuent...

Composé en deux chapitres, le film se déroule en grande partie à bord de voitures : taxis ou véhicules de police qui sillonnent les routes de campagne ensoleillées qui relient le monastère où Cristina (Ioana Bugarin) s'est réfugiée depuis deux mois et l'hôpital de la ville voisine...

L'habile scénario nous révèle peu à peu les secrets de cette jolie et jeune novice qui pleure et tente vainement d'appeler un numéro qui sonne dans le vide... et de Marius (Emanuel Parvu), un flic obsessionnel et borderline chargé de l'enquête après le viol et le meurtre de cette dernière...

Le réalisateur dénonce la toxicité de tous les hommes, flics et assassins et nous perd jusqu'à la scène finale dans ses dédales personnels...

Un peu long (1h58), le film aurait mérité d'être plus resserré dans son intrigue, moins explicite dans la scène de l'agression et surtout moins manichéen !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Rodrigo Sorogoyen, réalisateur talentueux de El Reino et Que Dios nos perdone, nous fait émigrer dans les montagnes de Galice à l'instar d'Antoine (formidable Denis Ménochet) et d'Olga (Marina Foïs tout aussi formidable), un couple d'intellectuels français qui ont décidé de se reconvertir dans la culture maraîchère écoresponsable et  retapent gratuitement des maisons du coin pour favoriser le repeuplement du village où ne vivent plus que des hommes seuls et de vieilles femmes dures à l'ouvrage...

Les premières images du film montrent des "aloitadores" qui luttent et immobilisent les chevaux pour couper leur crinière et les marquer : le combat primitif entre les hommes et les bêtes donne le ton au scénario et annonce l'opposition entre les ruraux espagnols et le "français" Antoine...

Dans cette région reculée du nord ouest de l'Espagne, dans ce village en déclin, les habitants travaillent la terre et élèvent des troupeaux mais s'épuisent à survivre...

Quand Antoine et Olga commencent à bien gagner leur vie avec leurs tomates bio et refusent l'implantation d'éoliennes pour des raisons environnementales, les frères Anta et leur mère leur déclarent la guerre : larvée d'abord puis ouvertement hostile...

Déstabilisé par la violence, Antoine utilise les armes qu'il connait : les mots et les images... mais aveuglé par son sentiment de supériorité, il ne sait pas réagir à la haine qu'il suscite par ses positions rationnelles...

Terrifiant et étouffant le film semble reprendre sa respiration quand Olga et sa fille reprennent le combat à leur façon...

Le réalisateur nous propose un thriller très original et hyperréaliste mais sans doute, à mon goût, moins universel que ses réalisations précédentes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Dominik Moll est adapté du livre de Pauline Guéna :  18.3 - une année à la PJ, lui-même inspiré d'un dramatique fait divers : le meurtre d'une jeune fille brûlée vive..

A la PJ de Grenoble, l'équipe fête le départ en retraite de son patron et se réjouit de la nomination de Yohann (Bastien Bouillon extraordinaire dans ce rôle de flic rigoureux et taiseux) qui se retrouve confronté à un crime qui va le hanter durant des années puisque le coupable ne sera jamais retrouvé...

Dans cet univers masculin, où les hommes sont à la fois les prédateurs et les justiciers des femmes sur lesquels s'exercent la toxicité masculine, le réalisateur nous interpelle sur cette question éternelle : pourquoi les hommes brûlent-ils les femmes, depuis Jeanne d'Arc jusqu'à Clara, l'héroïne du film, en passant par les sorcières...

Yohann et son coéquipier Marceau (Bouli Lanners très émouvant) vont interroger tous les amants de passage de Clara : tous auraient pu la tuer mais aucun ne l'a fait...

Ils vont surtout s'interroger sur eux-mêmes, ébranlés par les témoignages de la meilleure amie de Clara et l'approche résolument féministe de la juge (excellemment interprétée par Anouk Grinberg)... puis plusieurs années après de sa nouvelle et jeune collègue...

Yohann et Marceau vont peu à peu perdre leurs repères : si Yohann retrouve un semblant d'équilibre en enchaînant les tours de piste dans le vélodrome local, Marceau quant à lui en pleine rupture sentimentale, va se laisser déborder par ses émotions et sa colère...

Film féministe qui fait la part belle aux portraits d'hommes, film noir encastré dans la montagne, film hanté par la violence masculine, La nuit du 12 révèle le talent de Dominik Moll qui s'empare avec réalisme et distance de ce thème très actuel et nous livre les clés de son univers personnel !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pourquoi confier le rôle principal à Wallace Shawn, un comédien intello ? dixit Woody Allen et comique ? dixit le même Woody ?

Je l'ai personnellement trouvé "mauvais" en soi-disant alter ego dans le 50e film de notre cher réalisateur : pas du tout intéressant ni convaincant dans le rôle de ce Mort Rifkin, romancier new-yorkais septuagénaire qui accompagne son épouse (de 20 ans plus jeune que lui), attachée de presse au festival de cinéma de San Sebastian.

Cette comédie sentimentale a une trame si mince que la présence de Woody aurait peut-être pimenté les triangles amoureux entre Sue, la femme de Rifkin (Gina Gherson au physique ingrat et au jeu très banal) et un jeune réalisateur français interprété par Louis Garrel, bellâtre contre lequel il ne peut plus rivaliser... et entre Rifkin et une jeune doctoresse (ravissante Elena Anaya), dont il tombe si amoureux qu'il s'invente des maux imaginaires pour pouvoir la revoir...

Le seul mérite de ce film est de donner envie de se perdre dans les rues vivantes de San Sebastian, ville qui se prête admirablement à la caméra du cinéaste !

Pour ma part Woody, j'attends ton prochain film avec impatience en espérant que tu sauras retrouver l'inspiration qui t'avais guidé pour Un jour de pluie à New York !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans des paysages oniriques où le brouillard et la neige se disputent la mer, le réalisateur coréen Park Chan- Wook nous fait partager l'envoûtement du policier Jang Hae-joon (excellent Park Hae-Il) pour Song Sore (fascinante Tang Wei), suspectée d'avoir tué son mari qui s'est prétendument jeté du sommet d'une montagne qu'il avait l'habitude d'escalader...

Loin de sa femme, scientifique au tempérament directif qui occupe de hautes fonctions au sein d'une entreprise étatique installée en bord de la mer, le flic citadin suit et espionne la belle et jeune veuve Song Sore dont il découvre le passé mystérieux...

Tel James Stewart attaché aux pas de Kim Novak chez Hitchcock, le héros oscille entre le professionnalisme qui le caractérise et le vertige que fait naître chez lui cette femme aux multiples visages...

Fragilisé par sa quête et les nuits sans sommeil, Jang Hae-joon éprouve de plus en plus de difficultés à garder sa lucidité face aux rebondissements de l'enquête et sombre dans la dépression, persuadé d'avoir échoué dans sa mission...

Dans la seconde partie du film, le policier, qui a rejoint sa compagne, se trouve à nouveau confronté à cette femme dont le souvenir l'a poursuivi durant toutes ces années : elle est désormais l'épouse d'un richissime et douteux homme d'affaires qui meurt à son tour...

Habité par le thème du suicide, le film récompensé par le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2022 est résolument original et esthétiquement parfait...

Une belle histoire d'amour impossible dont les dernières images n'ont pas fini de nous hanter pour notre plus grand plaisir de cinéphile !

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