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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022, où il a obtenu le Prix d’Interprétation Masculine pour Adam Bessa.

Lofty Nathan, le réalisateur américain d'origine égyptienne, tenait à témoigner de l'état d'esprit des jeunes tunisiens restés dans leur pays après la massive vague migratoire consécutive au Printemps arabe entre 2010 et 2011...

"Harka" a deux significations en arabe : la première est "brûler" puisque le film s'inspire du destin tragique de Mohamed Bouazizi, dont l'acte d'auto-immolation a été l'un des catalyseurs du Printemps arabe en Tunisie ; en argot tunisien "Harka" désigne aussi un migrant qui traverse illégalement la Méditerranée en bateau...

Le film, tourné dans la chaleur étouffante (50 degrés) de Sidi Bouzid où la Révolution de jasmin a démarré, nous raconte l'histoire d'Ali (fiévreux Adam Bessa), qui rêve d'un avenir meilleur mais survit en vendant de l'essence de contrebande...

Quand son père meurt et que son frère décide d'aller gagner sa vie dans la restauration à Hammamet, le jeune homme se retrouve seul responsable pour subvenir aux besoins de ses deux jeunes sœurs et ce, même si l'aînée travaille déjà comme femme de ménage...

Le sort s'acharne sur la famille bientôt menacée d'expulsion puisque Ali, même s'il a amassé une coquette somme d'argent, est incapable de rembourser les dettes contractées par son défunt père...

La caméra s'attache aux pas d'Ali qui se débat dans son combat impuissant contre la fatalité, entreprenant au péril de sa vie des trajets illégaux jusqu'à la frontière libyenne pour rendre service à son patron, s'opposant à son frère qui accepte d'être le "larbin" des riches occidentaux sur les plages d'Hammamet ou refusant d'épouser les rêves de son meilleur ami qui imagine que la fortune les attend à Berlin...

"Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil" chantait Charles Aznavour ???

Le film "Harka", malgré quelques maladresses et redondances, constitue un témoignage majeur pour tenter d'appréhender le piège dans lequel se retrouvent enfermés les espoirs d'une révolution qui n'a pas tenu toutes ses promesses !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier film de Cristian Mungiu a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2022 mais le réalisateur roumain est reparti les mains vides, alors que son second long métrage 4 mois, 3 semaines, 2 jours avait été couronné de la Palme d'or en 2007, et que ses précédentes réalisations : Au-delà des couronnes et Baccalauréat, avaient été respectivement encensés avec le Prix du scénario en 2012 et le Prix de la mise en scène en 2016...

R.M.N. trouve sa source d'inspiration dans une histoire réelle : avant la pandémie, certains propriétaires d’usines du Comté de Székely en Transylvanie, ont envisagé d’embaucher des travailleurs venus de loin, étant donné que les locaux étaient partis travailler en Europe occidentale...

A partir de cette trame le réalisateur roumain Cristian Mungiu tente de "radiographer" le cerveau d'un village roumain à la population multi-ethnique composée de minorités hongroises et allemandes, qui se dresse contre l'embauche de deux travailleurs sri-lankais dans la boulangerie industrielle qui offre des salaires trop bas pour les jeunes locaux...

Traité de "sale gitan" par son employeur en Allemagne, Matthias (formidable Marin Grigore), revient dans son village natal où il retrouve sa femme Ana (Macrina Barladeanu), qui élève seule leur fils qui est devenu mutique depuis une rencontre traumatisante dans la forêt qu'il traverse pour aller à l'école, sa maîtresse Csilla (délicate Judith State), qui co-dirige la boulangerie industrielle et son père, un vieux berger malade...

Tiraillé entre son amour pour son fils qu'il tente de reconquérir et son amour pour sa courageuse maîtresse qui fait face à l'hostilité croissante de la population paupérisée par les effets pervers des subsides de l'Union européenne et de la mondialisation, Matthias, homme taiseux et versatile, assiste impuissant à la montée du racisme de ses concitoyens...

Dans ce film manifeste, Cristian Mungiu dénonce dans une formidable scène (dix-sept minutes de plan séquence), qui réunit tous les habitants dans la salle communale, la désolante et absurde attitude qui relève de la peur atavique de l'autre, de l'étranger qui accepte de faire le travail dont on ne veut pas, et ce même s'il s’intègre avec succès dans la communauté...

Un film à voir absolument pour mieux mesurer les réalités et les enjeux de l'immigration européenne !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Prix du scénario à Cannes en 2022, le dernier film du réalisateur égyptien Tarik Saleh nous raconte l'histoire d'Adam, un simple fils de pêcheur, qui obtient une bourse pour intégrer la prestigieuse université Al-Azhar du Caire, épicentre du pouvoir de l'Islam sunnite. Le jour de la rentrée, le grand imam à la tête de l'institution meurt soudainement. Adam se retrouve alors, à son insu, au cœur d'une lutte de pouvoir implacable entre les élites religieuse et politique du pays.

Indésirable dans son pays depuis 2015, Tarik Saleh a pu, pour représenter Al-Azhar,  tourner son film dans la Mosquée Süleymanye d’Istanbul, un magnifique édifice bâti au XVIème siècle, dont le maître d’œuvre, Sinan, a formé l’architecte de la Mosquée Bleue.

Le film, critique acerbe des dérives du pouvoir autoritaire du maréchal al-Sissi, décrit avec précision l'action des services secrets bien décidés à influer sur l'élection en interne du successeur du grand imam en poussant un  candidat proche de leurs idées et en "déstabilisant" ses concurrents les plus dangereux...

Le réalisateur retrouve avec plaisir Fares Fares, son interprète fétiche dont nous avons découvert le talent dans Le Caire confidentiel : dans son dernier opus, le comédien qui a complètement changé de look, incarne le colonel Ibrahim, officier expérimenté de la Sûreté d'Etat, un personnage dur et cruel, vaguement désabusé mais dont l'humanité pourrait se réveiller devant l'ignominie de trop...

Ce dernier choisit Adam comme "taupe" en tablant sur sa naïveté, mais l'étudiant révèle toute son intelligence en se transformant en agent double voire triple, allant jusqu'à trahir son seul et réel ami...

De rebondissement en rebondissement, le scénario nous séduit et nous envoûte par son esthétisme et son inventivité !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski (84 ans), nous tend un miroir pour voir le monde des hommes à travers le regard de Tako, un âne sarde, pacifique, au pelage gris et aux grands yeux doux cernés de blanc...

Propriété d'un cirque ambulant et adorée par sa jeune maîtresse, Tako s'échappe à la faveur d'une manifestation de militants de la cause animale...

Livré à lui-même, il va profiter de sa liberté en trottinant dans de magnifiques paysages sauvages mais surtout, va devoir affronter la bêtise et la brutalité des hommes et femmes qu'il rencontre le long de ses chemins d'errance...

Le propos du film est de dénoncer le spécisme pratiqué depuis la nuit des temps par des hommes qui exploitent, torturent, consomment et abandonnent les animaux qui partagent leur espace vital...

Appelé EO dans le film qui signifie HiHan, Tako et ses cinq doublures vont plusieurs fois frôler la mort mais repartir de bon pied vers de nouvelles aventures à travers la Pologne, l'Autriche et l'Italie...

Les scènes oniriques et/ou dramatiques baignées de lumières rouges qui s'intercalent entre les différents chapitres du film et l'avant-dernier épisode avec Isabelle Huppert en guest star, mère incestueuse d'un prêtre pas très catholique, détournent le spectateur hypnotisé par le regard noir profond d'EO...

 

Un film original, démonstratif et puissant qui aurait gagné à être moins sombre y compris dans ses images, plus ambivalent et paradoxalement plus centré sur EO !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice Mia Hansen-Love s'est inspirée de la maladie de son père pour nous proposer ce film qui parle de la souffrance des proches d'un malade atteint de la maladie d’Alzheimer...

Sandra (Léa Seydoux), maman solo d'une petite fille, est particulièrement affectée par la santé déclinante de son père Georg (Pascal Greggory)...

C'est dans le contexte de la recherche d'un établissement susceptible d'accueillir dignement son père, grand intellectuel qui peu à peu perd la mémoire et ne peut plus lire, qu'elle rencontre Clément (Melvil Poupaud), un ami de jeunesse...

Durant presque deux heures, le film alterne de façon répétitive les scènes d'hôpital au chevet de Georg et les rencontres amoureuses entre Sandra et Clément... et très rapidement l'on s'ennuie beaucoup...

En effet même si nous sommes ravis de retrouver Pascal Greggory qui excelle dans ce rôle difficile, nous assistons sans surprise et sans plaisir à la renaissance de la relation entre Sandra et Clément : Léa Seydoux à contre-emploi, pas maquillée, fagotée dans un jean trop large, constamment au bord des larmes ne nous convainc guère ; quant à Melvil Poupaud, il a l'air absent, triste, décalé, jamais à la bonne place...

Sans parler de la mère de Sandra incarnée par une Nicole Garcia caricaturale...

Difficile de vous recommander ce film !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Quand Abel apprend que sa mère Sylvie, la soixantaine, est sur le point de se marier avec un homme en prison, il panique. Épaulé par Clémence, sa meilleure amie, il va tout faire pour essayer de la protéger. Mais la rencontre avec Michel, son nouveau beau-père, pourrait bien offrir à Abel de nouvelles perspectives…

Le pitch ne donne pas obligatoirement envie et pourtant le troisième long métrage de Louis Garrel est tout bonnement sensationnel...

Un scénario improbable sur un thème rebattu : le dernier casse avant la retraite, mais les personnages principaux et secondaires sont complexes et touchants et les comédiens sont tous formidables : Roschdy Zem crève l'écran dès les premières minutes du film quand il se lance dans une improvisation théâtrale en prison, Anouk Grinberg, qui revient enfin sur les écrans, est délicieuse dans sa fausse fragilité féminine, Noémie Merlant campe avec talent une jeune femme bien de son temps et faussement libertine ; quant à Louis Garrel il est épatant en fils débordé par le comportement de sa mère et englué dans le deuil de son épouse...

Le film n'est pas sans rappeler l'histoire de Louis Garrel et de sa mère, l'actrice et réalisatrice Brigitte Sy qui a animé des ateliers de théâtre en prison et s'est mariée avec un prisonnier mais dans L'innocent, le réalisateur se place du point de vue du fils...

En conclusion, un film intelligent, plein d'humour qui tantôt file à la vitesse des voitures et des camionnettes comme dans un polar, tantôt s'attarde sur les relations qui se tissent entre les protagonistes...

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Gérard Garouste réinvente la peinture et nous transporte dans son univers peuplé de mythes qui nous questionnement !

Le Centre Pompidou expose durant quatre mois 120 tableaux majeurs de l'artiste en grand format, pour la plupart inconnus du grand public car détenus dans des collections particulières...

L'exposition suit pas à pas le parcours de l'un des plus importants peintres français né en 1946, adepte d'une figuration sans concession...

Dès sa première période, au début des années 1980, l'artiste met en scène deux figures opposées et complémentaires qu'il a inventées la décennie précédente : le "Classique" et l'"Indien" - l'apollinien et le dionysiaque  - à l’œuvre selon lui chez chaque individu...

Il revisite l'histoire de l'art de façon magistrale à travers la mythologie grecque et les genres de la peinture. La figure, le portrait, la nature morte sont explorés  tour à tour dans d'immenses tableaux aux couleurs fabuleuses, dont la manière rappelle les peintres que Garouste a étudié : Tintoret, Le Greco...

La découverte d'un grand récit poétique La divine comédie de Dante, vient donner naissance à un nouveau corpus qui est pour l'artiste une introduction aux différents niveaux de lecture biblique. La série des Indiennes prolonge sur des supports de toile libre cette thématique...

Vers la fin des années 1990, Garouste conçois La dive Babuc, inspirée de Rabelais,, une œuvre circulaire monumentale peinte sur les deux faces,dont on ne découvre l'intérieur qu'à l'aide d’œilletons : au visiteur de réinventer le hiatus entre deux visions !

C'est également à cette période que l'artiste apprend l'hébreu et s'intéresse à la tradition exégétique juive à travers l'étude du Talmud et du Midrach : il se passionne pour les textes sacrés et la figure devient lettre !

Il revisite les textes bibliques et redécouvre Don Quichotte à la lumière de la thèse selon laquelle l'auteur aurait pu être un marrane, un juif d'Espagne converti de force au christianisme et pratiquant sa religion en secret...

A partir des années 2000, Garouste réalise plusieurs portraits familiaux (sa femme Elisabeth et ses deux enfants), ainsi qu'un autoportrait au masque de chien, symbole de l'intuition...

En 2005, le peintre réalise une série d’œuvres sur le thème de "l’Ânesse et la figue", les deux mots en hébreu ayant une proximité consonantique !

En 2007 il commence une nouvelle série introspective : "La Bourgogne, la famille et l'eau tiède" où il illustre ses difficiles relations avec son père dont il a découvert tardivement les activités troubles durant la guerre...

A la fin des années 2000, Garouste s'approprie le Faust de Goethe dont les personnages font l'objet d'une nouvelle série...

Dans la dernière salle (il y en a 18), le peintre conçoit en étroite complicité avec le philosophe et rabbin Marc Alain Ouaknin, une série intitulée Correspondances  autour de la figure de Kafka : il invente le concept d'art ancien-nouveau (ou Alt-Neu-Kunst) qui selon lui réunit son oeuvre et celle de l'écrivain tchèque...

Le Banquet, monumental triptyque réalisé en 2021, renvoie à de multiples clés de lecture : la fête de Pourim, qui célèbre le festin d'Esther, la figure de Kafka, le tableau La récolte de la manne du Tintoret...

Foisonnante, puissante, inspirante, torturée l’œuvre de Gérard Garouste a quelque chose à nous dire, d'où que nous nous situions ! 

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1987 : Indiennes
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1995-2000 : Les Pieux,, Don Quichotte, Adam et les trois lumières,  Il établira, L'Eve à la fontaine, Le Berger, L'Alliance, La croisée des sources, Le vieillard et la prostituée, L'Antipode
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Années 2000, portraits familiaux : Le mat et le fou, Portrait d'Elisabeth, Le masque de chien, La Mouche, Portrait de Stéphanie  - L'Anesse et la figue, Alma, Dina, L'Etudiant et l'autre lui-même, Isaïe d'Issenheim, Caved, Autoportrait Véronique, Le joueur de flûte, Marguerite-Elisabeth,
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Années 2010 : Le Pacte, le Rabbin et le nid d'oiseaux, Don Quichotte, Don Quichotte et les livres brulés, Pinocchio et la partie de dés, Le clown blanc et l'Auguste, La martre et l'écureuil (Kafka et Chouchani)
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2021 : La martre et la toupie, Aboulafia, Le Banquet,
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Publié le par Héléne
Publié dans : #théâtre

Berlin 1939, QG de la SS.

Le docteur Felix Kersten est convoqué par Heinrich Himmler qui souffre de terribles maux que même la morphine ne parvient pas à soulager : dès les premières séances, ce spécialiste en thérapie  manuelle diagnostiquera un désordre neuro-végétatif chez le Reichsführer et le soignera en apposant les mains sur son ventre...

Le docteur Kersten, devenu indispensable à Himmler, profitera de sa position privilégiée pour négocier en guise d'honoraires, la libération de 100 000 personnes de nationalités diverses dont environ 60 000 juifs ; il empêchera la déportation massive du peuple hollandais et à la fin de la guerre évitera la destruction des camps d'extermination qu'Himmler avait prévu de faire dynamiter lors de la retraite de l'armée allemande...

Antoine Nouel s'est inspiré de la vie du médecin de nationalité hollandaise, né en Estonie, dont Joseph Kessel avait rédigé une biographie romancée en 1960 Les mains du Miracle, pour écrire son spectacle...

Les spectateurs nombreux dans cette petite salle de théâtre applaudissent à tout rompre mais on est en droit de se demander ce qu'ils applaudissent : est-ce la mémoire de cet homme courageux, un juste parmi les justes ou le jeu des acteurs qui incarnent le dit docteur (Antoine Nouel), Himmler (Philippe Bozo) et son aide de camp (Franck Lorrain) ?

Pour ma part, j'ai trouvé le spectacle puissant dans son récit mais linéaire dans sa mise en scène et surtout pas très bien interprété par les deux acteurs incarnant la Gestapo : en effet, même si Philippe Gozo s'est bien grimé, à aucun moment on ne sent sa puissance ni sa dangerosité... Il accède à tous les désirs du docteur sans rechigner et quand il sent le vent tourner, multiplie les gestes en sa faveur sans beaucoup exiger en retour ?

Dommage qu'Antoine Nouel qui, lui joue très bien, ne se soit pas entouré de comédiens plus expérimentés : les trois acteurs sont en fait surtout connus pour leurs talents comme doublures ou voix off...

Un spectacle à voir jusqu'au 6 novembre pour dénoncer l'arbitraire nazi !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sébastien Marnier s'est inspiré de son vécu familial pour réaliser son troisième long métrage...

Les critiques qui encensent le film parlent volontiers d'un univers à la Chabrol, ou font référence à "8 femmes" de Ozon ?

Personnellement je ne suis pas du tout entrée dans l'intrigue et ce, dès les premières images où le réalisateur nous plonge dans un vestiaire d'ouvrières au sein d'une usine de salaison de poissons...

On y découvre Laure Calamy qui se rend ensuite dans une prison pour femmes où sa jalouse compagne purge une peine de 5 ans d'emprisonnement...

Le film démarre enfin quand Laure Calamy téléphone à son père enfin retrouvé, qui l'invite à venir le voir dans sa somptueuse villa à Porquerolles...

Changement de décor complet : nous sommes chez les utltra-riches, pris au piège, comme l'odieux patriarche Jacques Weber affaibli par un AVC, dans un gynécée peuplé de créatures toutes plus caricaturales les unes que les autres : Dominique Blanc incarne avec délectation l'épouse aux tenues extravagantes qui dilapide la fortune de son mari en achats inutiles, Doria Tillier incarne avec férocité la fille ainée qui ne pense qu'à hériter de l'empire familial, Agnès (Véronique Ruggia Saura), la bonne revêche est kleptomane et écoute aux portes, quant à Jeanne (Céleste Brunnquell), la petite fille, elle ne quitte pas son appareil photos...

Quand Stéphane (Laure Calamy dans un rôle inhabituel mais qu'elle interprète à la perfection), la transfuge de classe, se retrouve dans ce nœud de vipères, les cartes sont rebattues et les façades de respectabilité s'effondrent...

De rebondissement en rebondissement, nous assistons au dynamitage de cette famille dysfonctionnelle où les plus pourris ne sont pas ceux que l'on croit...

Sur une idée intéressante au départ, le scénario aurait pu être une réussite s'il n'était pas alourdi par des scènes inutiles et desservi par des moments de violence gratuits, et surtout si les personnages avaient quelque fond de vérité...

Mais trop c'est trop, d'autant que le film dure 2 heures qui m'ont semblé interminables...

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Comment George Clooney et Julia Roberts ont pu accepter de tourner dans un tel navet ?

J'imaginais naïvement que j'aurais plaisir à les revoir tous les deux, mais même pas !

C'est la productrice Sarah Harvey qui a proposé au réalisateur Ol Parker, avec lequel elle avait déjà travaillé, le scénario inspiré de l’histoire d’une de ses amies divorcée.

Georgia et David, un couple séparé depuis 25 ans, se retrouvent à Bali pour empêcher leur fille Lily (Kaitlyn Dever) de commettre la même erreur que la leur, à savoir se marier sur un coup de foudre avec Gede (Maxime Bouttier), un séduisant cultivateur d'algues...

Heureusement que la nature balinaise est belle (même si le film a été tourné en Australie, en grande partie épargnée par le Covid) 😉, car c'est vraiment le seul intérêt du film !

Le jeune couple est sympathique, la famille balinaise est attachante mais les parents de Lily sont de vraies caricatures d'américains : matérialistes, bourreaux de travail, soucieux de leur petit confort...

Si George Clooney cabotine avec une certaine légèreté qui est sa marque de fabrique, Julia Roberts ne trouve visiblement pas le bon ton ni la bonne distance par rapport à l'histoire...

A éviter même pour les inconditionnels des deux stars !

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