Catherine Shaub met en scène, au théâtre de Poche Montparnasse, le livre éponyme de Nicolas Bouvier qui fait le récit du voyage de six mois qu'il a effectué en 1953 à travers les Balkans, l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan, avec son ami Thierry Vernet (qui documentera l'expédition en dessins et croquis).
Samuel Labarthe, seul en scène, reprend les paroles de Nicolas Bouvier, un jeune homme de vingt-quatre ans, fils de bonne famille calviniste, qui a suivi des cours de sanscrit, d'histoire médiévale et de droit... et nous fait partager ce classique de la littérature helvète...
L'acteur, visiblement inspiré par le livre, résume ainsi le voyage dans le dossier de presse : "C'est un voyage qui donne des clefs, qui fait apparaître les remèdes aux maladies de nos sociétés"...
Sans doute devrais-je lire L'usage du monde avant de faire la critique de la pièce mais je n'ai malheureusement pas ressenti cette dimension, malgré le grand talent de Samuel Labarthe...
Le récit est concret, pragmatique avec un morceau de bravoure très drôle sur les mouches asiatiques, mais n'a pas la dimension humaniste promise qui m'avait initialement séduite...
Pas facile sans doute d'adapter un récit de voyage à une scène de théâtre sans un minimum de décor : derrière l'acteur, quelques images en noir et blanc et quelques sons pour illustrer le texte ne suffisent pas à nous faire voyager...
Le premier bataillon de tirailleurs a été créé par décret impérial en juillet 1857. Ce corps de militaires a été constitué au sein de l’Empire colonial français et composé de soldats africains, du Maghreb à l’Afrique subsaharienne. Ils ont participé à des moments de gloire – la défense de Reims en 1918 ou la bataille de Bir Hakeim en 1940 – comme à des tragédies telles que les terribles massacres commis par la Wehrmacht à leur encontre lors de la campagne de France.
Quant aux tirailleurs dits « sénégalais » (venus du Sénégal mais aussi de toute l’Afrique), ils sont montés au front, aux côtés des poilus de métropole. Ils étaient près de 200 000 à combattre, 30 000 sont morts sur les champs de bataille de la Grande Guerre, beaucoup sont revenus blessés ou invalides. Près de 150 000 ont été mobilisés durant la Seconde Guerre mondiale (les chiffres varient selon les sources). Ce corps militaire a été dissous en 1960.
L'histoire des tirailleurs reste encore méconnue et souvent oubliée des manuels scolaires.
L’idée du film est née en 1998 chez le réalisateur Mathieu Vadepied, lors de la mort du dernier tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye, à l’âge de 104 ans : enrôlé de force en 1914, il est mort la veille du jour où il devait recevoir la légion d’honneur promise par le président de la République, Jacques Chirac.
Le comédien Omar Sy, qui a rencontré en 2011 Vadepied, alors directeur de la photographie sur le tournage d'Intouchables, n'a eu de cesse d'accompagner l'écriture de Tirailleurs tout au long de ses dix années de développement.
Si l'idée de dénoncer les "rafles" opérées par l'Armée française en Afrique en 1917 est belle et généreuse, on ne peut que regretter que le film ne soit pas à la hauteur : trop simplificateur et surtout trop long...
Les rôles des différents protagonistes sont caricaturaux : le général est veule et vieillissant, le lieutenant (son fils) est exalté et "trompe la mort" pour impressionner son père, les tirailleurs sont soit "tire au flanc" soit très volontaristes à l'instar du fils d'Omar Sy, que ce dernier a volontairement suivi dans les tranchées pour le "protéger"...
Quant à Omar Sy, que je me réjouissais de revoir, il est tout simplement mauvais dans un jeu répétitif et prévisible...
Le parcours de l'exposition rassemble plus de 40 sculptures d’artistes internationaux de premier plan dont : George Segal, Ron Mueck, Maurizio Cattelan, Berlinde De Bruyckere, Duane Hanson, Carole A. Feuerman, John DeAndrea,…
Réalité, art ou copie ?
Le sous-titre de l’exposition fait référence à la célèbre œuvre de René Magritte « Ceci n’est pas une pipe », qui questionnait le rapport de l’art à la réalité.
L’artiste hyperréaliste tourne le dos à l’abstraction et cherche à atteindre une représentation minutieuse de la nature au point que les visiteurs se demandent parfois si la sculpture est vivante.
D’autres, au contraire, questionnent la notion de réalité : nouvelles technologies, représentations populaires détournées, déformations….
Des interviews passionnantes de certains artistes projetées en vidéo, permettent de mieux comprendre leurs démarches et surtout de découvrir leurs secrets de fabrication !
A voir jusqu'au 5 mars 2023 pour plonger dans l’univers troublant de l’hyperréalisme, un courant artistique qui transporte aux frontières du réel !
Difficile comme chaque année de se livrer à cet exercice périlleux !
L’année 2022 a été marquée par la sortie d’un grand nombre de films en salles : 280 !
Inutile de dire que je ne les ai pas tous vus mais il est vrai que j’évite en règle générale les blockbusters et que je ne me précipite pas pour regarder les films d’animation...
Parmi les 95 films (soit environ 8 films par mois) qui ont retenu mon attention en 2022, j’en ai sélectionné 28 dont 16 français et 12 étrangers.
Contrairement à l’année 2021, j’ai plus apprécié la production française que l’an dernier puisque dans ma liste des 10 favoris, vous trouverez 5 films français et 5 films étrangers (Egypte, Bhoutan, Etats-Unis, Espagne et Pakistan).
La sélection de Cannes ne m’a visiblement pas inspirée puisque j’ai boudé « Sans filtre » la palme d’or, « Huit montagnes » le prix du jury ex aequo, « Tori et Lolita », le prix du 75e et « Les nuits de Mashad », prix d’interprétation féminine.
J’ai donné la 1ère place de mon palmarès à « La Conspiration du Caire », prix du scénario et n’ai pas retenu dans ma short list « Eo », ni « Close » ni « Les bonnes étoiles ».
Sur la base des 95 films visionnés, je vous propose donc le classement suivant, reflet de ma propre subjectivité :
1. La conspiration du Caire : le réalisateur égyptien Tarik Saleh retrouve son acteur fétiche, le génial Fares Fares, pour nous plonger dans un somptueux thriller politico-religieux et mieux dénoncer les dérives du pouvoir autoritaire du maréchal al-Sissi.
2. L’innocent : pour son troisième long métrage, Louis Garrel renouvelle le thème rebattu « du dernier casse avant la retraite » en nous offrant un scénario pétillant d’humour interprété par des acteurs en état de grâce : Roschdy Zem, Noémie Merlant, Anouk Grinberg et lui-même en fils débordé par le comportement de sa mère et englué dans le deuil de son épouse
3. La nuit du 12 : film féministe qui fait la part belle aux portraits d'hommes, film noir encastré dans la montagne, film hanté par la violence masculine, La nuit du 12 révèle le talent de Dominik Moll qui s'empare avec réalisme et distance du thème très actuel de la violence faite aux femmes et nous livre les clés de son univers personnel.
4. L’école du bout du monde : le réalisateur Pawo Choyning Dorji nous propose un malicieux voyage initiatique aux confins du Bhoutan pour mieux nous parler de la spiritualité des habitants de son pays aux traditions ancestrales.
5. Le sixième enfant : le film de Léopold Legrand nous émeut et nous attache aux questionnements les plus intimes de deux couples, jusqu'à nous faire totalement épouser le désir d'enfant d'Anna (interprétée avec talent par une Sara Giraudeau dont le jeu d’actrice ne cesse de se déployer).
6. Armageddon Time : dans son dernier opus, James Gray revient sur son enfance juive à New York au début des années 80, en nous faisant partager ses prises de conscience adolescentes.
7. El buon patron: Javier Bardem crève l’écran dans le rôle du patron de PME que lui a confiéle réalisateur espagnol Fernando Leon de Aranoa, qui nous offre une critique toute en finesse des faux semblants du paternalisme.
8. Les passagers de la nuit : début des années 80 dans le Paris de Beaugrenelle, Charlotte Gainsbourg, dirigée par Mickaël Hers, est exceptionnelle et délicieuse dans ce rôle de maman poule / grande sœur de ses deux enfants désormais adolescents qui lui échappent.
9. Joyland : le fascinant premier long métrage du réalisateur pakistanais Saim Sadiq dénonce les ravages du patriarcat ordinaire au Pakistan en nous faisant partager les questionnements d’une famille traditionnelle où chacun tente de trouver la place qui lui correspond.
10. Reste un peu : entouré d’excellents acteurs non professionnels dont ses propres parents et sa sœur, Gad Elmaleh trouve le ton juste pour nous raconter avec humour et une grande sensibilité, sa conversion au catholicisme.
Et aussi
Deux films roumains très puissants : R.M.N.et Dédales,
Deux films très réussis sur le thème de la précarité de l’emploi des métiers de service : Les femmes du square et Ouistreham,
Un beau film coréen habité par le thème du suicide : Decision to leave,
Un film sensible sur la difficile reconstruction des victimes de l’attentat du Bataclan, avec Virginie Efira: Revoir Paris,
Un film délicieusement primesautier avec Sara Giraudeau : La page blanche,
Un film politique « intelligent » avec Reda Kateb et Isabelle Huppert : Les promesses,
Un film émouvant sur le désir d’enfant avec Virginie Efira : Les enfants des autres,
Et encore Nightmare Alley, L’étau de Munich, L’affaire Collini, De nos frères blessés, Pacifiction pour Benoit Magimel, En corps, La panthère des neiges, Downtown Abbey 2, Les Amandiers…
-/-
2022 fut, de mon point de vue, une grande année pour le cinéma même si la fréquentation des salles n’a pas retrouvé son niveau d’avant Covid (sauf pour Top Gun et Avatar 2)
Le premier long métrage du réalisateur pakistanais Saim Sadiq a été récompensé du Prix du Jury Un certain regard au festival de Cannes 2022 !
L'auteur s'est largement inspiré de son contexte familial pour dénoncer les ravages du patriarcat ordinaire au Pakistan...
Les premières images du film nous transportent dans un labyrinthique appartement lumineux où Haider, un beau jeune homme brun, joue à cache cache avec des enfants...
La voix autoritaire d'un patriarche en chaise roulante vient suspendre la magie de l'instant : Haider est réquisitionné pour tuer une chèvre... et trouver du travail... et faire un enfant à sa femme.... un fils de préférence contrairement à son frère aîné dont la femme ne donne vie qu'à des filles...
Dans cette maison où cohabitent plusieurs générations, chacun est sensé occuper la place que lui réserve la tradition pakistanaise : les femmes à la maison et les hommes au travail pour faire vivre la famille...
Quand Haider finit par dénicher un emploi de danseur dans un petit cabaret du nom de Joyland, son destin croise celui de Biba, une danseuse trans sensuelle et charismatique...
Écartelé entre des injonctions contradictoires : être l'époux de sa femme qu'il aime sincèrement ou se faire aspirer par cette rencontre magnétique, Haider se laisse piéger par les mensonges qu'il tisse jour après jour...
Un duo d'acteurs incandescents, des personnages secondaires magnifiques, une fascinante immersion dans la ville surpeuplée de Lahore, un questionnement universel sur la place respective de la femme et de l'homme dans un couple, une prise de conscience de l'importance des trans dans la société pakistanaise (dont le statut social était encore plus important avant la colonisation britannique puisqu'elles étaient associées à la poésie et aux bonnes manières), un scénario inventif , un tourbillon de couleurs... vous comprendrez en me lisant que j'ai adoré "Joyland" !
Le film de Martin McDonagh nous parle d'amitié entre deux hommes... ou plutôt de "désamitié", thème rarement abordé au cinéma...
Padraic (Colin Farell) et Colm (Brendan Gleeson) sont amis depuis toujours : l'amitié qui les lie n'a pas grand chose à voir avec celle de Montaigne et La Boétie immortalisée par l'exclamation « parce que c’était lui, parce que c’était moi ».
Nous sommes en 1920, la guerre civile fait rage en Irlande...
Padraic et Colm qui habitent l'île fictive d'Inisherin, à l'ouest de l'Irlande, passent leurs après-midi à boire des pintes au pub et à refaire le monde...
Quand Padraic, qui habite avec sa sœur Siobhan (formidable Kerry Condon), vient chercher Colm dans sa maison isolée au bord de l'eau, comme tous les jours, il ne comprend pas que son ami lui batte froid et refuse de le suivre...
Dérouté par la tentative d'explication de Colm qui déclare à Padraic qu'il veut désormais se consacrer à l'écriture de ballades qu'il interprète au violon, ce dernier, malgré la menace exposée par Colm de se couper les doigts si Padraic lui adresse encore la parole, ne peut pas se résoudre à accepter l'inéluctable...
Car cette amitié pour Padraic, c'est toute sa vie : il aime beaucoup sa sœur, son ânesse Jenny et son troupeau de vaches... et même le chien de Colm, mais il ne peut pas accepter que ce dernier le rejette parce qu'il le trouve soudain "creux"...
Il interroge sa sœur, le patron du pub, se rapproche de Dominic, l'idiot du village et tel un chien repoussé injustement par son maître, il repart sans cesse au front de cette amitié qui se dérobe...
Tourné dans le splendide décor naturel des îles d'Aran (Inishmore et Achill), le film magnifiquement interprété par les deux acteurs principaux, nous interroge sur la complexité des liens humains, au-delà de la différence d'âge...
Un voyage dans un paysage de pierres sur lequel ne pousse aucun arbre, une plongée dans une société "primitive" profondément formatée par le catholicisme, une ode au féminisme : les deux figures fortes du film sont la soeur de Padraic et Madame McCormick (Sheila Flitton), l'incarnation physique de la banshee, annonciatrice de la mort dans la mythologie irlandaise...
A voir malgré quelques longueurs (le film dure 1h58) et certaines images d'automutilation, d'une violence à la limite du supportable (et de mon point de vue inutiles) !
Le réalisateur sud-africain Oliver Hermanus a adapté le film éponyme de Kurosawa, en le transposant dans le Londres de 1953...
Bill Nighy incarne avec talent Williams, un "senior gentleman" anglais qui travaille à la Mairie de Londres...
Le spectateur est plongé dès le début du film dans l'imaginaire anglais : des messieurs en costume trois pièces et chapeau melon attendent le train qui va les mener comme chaque matin à la City...
Peter Wakeling (touchant Alex Sharp), est le petit nouveau qui va rejoindre l'équipe "chapeautée" par "Monsieur" Williams...
Tout ce petit monde partage un bureau dans le mythique bâtiment de County Hall où le tournage a pu être effectué...
Quand Williams apprend qu'il a un cancer et qu'il ne lui reste plus que 6 à 9 mois à vivre, il décide de profiter de ce délai pour réaliser tout ce que sa "bonne éducation" l'a dissuadé de faire jusqu'à présent...
Sa rencontre fortuite avec la jeune Margaret Harris (délicieuse Aimee Lou Wood), une ancienne employée de son administration, va lui ouvrir de nouveaux horizons...
Quand il retourne travailler après un court arrêt maladie, c'est un tout autre homme qui reprend les rênes de son service avec la complicité de Peter Wakeling...
Un acteur exceptionnel, des personnages secondaires attachants, de très jolis moments d'échanges, une ambiance extrêmement bien restituée... font de ce film un feel good movie... malgré une mise en scène un peu trop classique et quelques longueurs...
Le réalisateur islandais Hlynur Palmason s'est inspiré de sa propre vie (il a déménagé du Danemark vers l'Islande à l'âge de 8 ans), et de la découverte de daguerréotypes de la fin du XIXe siècle pour écrire son film...
Le film se déroule à l’époque où l’Islande était sous domination danoise.
Lucas, un jeune pasteur danois, pétri de savoir et d'idéaux, part en Islande avec pour missions de bâtir une église et de photographier les paysages et les habitants de cette terre presque inconnue à l'époque...
Débarqué sur la côte islandaise, Lucas choisit de traverser l'île pour rejoindre à pied la petite cité où il doit bâtir son édifice ; accompagné par Ragnar, un rude islandais, le missionnaire, encombré de ses appareils photographiques, parcourt, au péril de sa vie, des paysages splendides mais escarpés et dangereux...
Très assuré au départ, l'homme de Dieu perd peu à peu ses forces et ses repères d'autant que son interprète se tue en traversant à cheval une rivière tumultueuse...
Il doit sa propre survie à Ragnar et arrive épuisé physiquement et psychiquement au but de son voyage...
La seconde partie du film nous fait partager l'aventure collective de la construction de l'église où paradoxalement Ragnar s'implique non seulement physiquement mais également spirituellement...
Réalisé dans le format carré des débuts du cinéma, le film nous fait partager le vécu de ce voyage initiatique au sein de cette nature sauvage : volcan en éruption, montagnes aux arrêtes tranchantes, plaines aux herbes rases balayées par le vent, pluie battante (les islandais ont douze expressions différentes pour qualifier un temps "pluvieux")...
Dommage que Elliott Crosset Hove, l'acteur qui interprète Lucas, ne soit pas plus "charismatique" : il est évident, dès le départ, que ce jeune homme frêle et zélé n'a pas l'envergure de l'ambitieux objectif qui lui est confié...
Dommage également que la première partie consacrée au voyage soit si étirée car l'installation dans le village au sein de la communauté aurait mérité plus de développements...
Un film historiquement intéressant si l'on s'intéresse à une colonisation "Far West" à l'européenne, mais qui aurait mérité d'être moins long (2h23) et surtout plus profond et plus imprégné de "foi" !
Réalisateur à succès d'Alice et le Maire, Nicolas Pariser dit s'être inspiré d'Hergé et d'Hitchcock pour écrire une comédie d'espionnage...
Lors d'une représentation à la Comédie française, un acteur est empoisonné en pleine représentation...
Martin (Vincent Lacoste), membre de la troupe et témoin de l'assassinat, est rapidement soupçonné par la police et pourchassé par la mystérieuse organisation qui a commandité le meurtre. Aidé par une dessinatrice de bandes dessinées, Claire (Sandrine Kiberlain), il va tenter d'élucider ce mystère au cours d'un voyage très mouvementé de Bruxelles à Budapest.
Mêlant le burlesque du pastiche et les sujets sérieux tels la judéité des deux héros, le réalisateur n'a pas su, à mon avis, trouver le fil rouge de son film qui nous laisse sur notre faim...
Si le duo des acteurs fonctionne à la perfection, le scénario est trop confus pour nous séduire complètement !
The Opera Locos que l’on pourrait traduire par ces fous d’opéras, Maria, Txitxi, Ernesto, Carmen et Alfredo sont aussi dingues que passionnés.
Redoublant de talent et d’inventivité ils vont retracer en un peu plus d’une heure tous les airs d’opéras possibles et imaginables de façon aussi ludique qu’interactive.
Les 5 chanteurs interpréteront seul ou en groupe des mélodies que l’on connaît forcément même si nous n’arrivons pas toujours à identifier l’œuvre exacte. Une performance unique où s’enchaînent des airs les plus célèbres de l’Opéra (La flute enchantée de Mozart, Carmen de Bizet, Les contes d’Hoffmann d’Offenbach, Nessun Dorma tiré de Turandot de Puccini...), pimentés de quelques emprunts à la Pop.
On ne peut que souligner le travail impeccable qu’ont effectué ces cinq chanteurs français qui nous transportent d’univers en univers avec un accent italien plus vrai que nature. Au-delà de la qualité irréprochable des harmonies et de la puissance de leurs voix, on est épaté par la performance de l’association de ces chansons mythiques mélangées par moment avec des tubes de nos jours.
Rajoutez à cela de sublimes costumes, une mise en scène sobre et efficace ainsi que d’élégants jeux de lumières et vous obtiendrez une spectacle familial idéal pour découvrir ou redécouvrir des airs indémodables avec une distribution épatante délivrant un joli message d’amour et de tolérance.
Un spectacle grand public certes mais "feel good" , qui s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants. De toute façon une belle idée de sortie pour les fêtes.