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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son second long métrage, le réalisateur Diastème a voulu nous parler de la montée de l'extrême droite en France - en référence avec la montée du national socialisme dénoncée par Stefan Zweig dans son livre éponyme...

Nous sommes à l'Elysée (en réalité dans un château à Rambouillet et à la mairie de Rennes), aux côtés d'Elisabeth de Raincy (formidable Léa Drucker) qui termine un premier mandat et ne souhaite pas se représenter au grand dam de Franck, son secrétaire général (tout aussi formidable Denis Podalydès)...

Quand "Madame la Présidente" comprend que tout est perdu pour son camp politique : Gaucher son successeur désigné (Jacques Weber) est promis à un scandale sans précédent (il aurait touché de l'argent russe pour alimenter sa campagne) et les sondages secrets annoncent la victoire probable du candidat d'extrême droite Willem (Thierry Godard), elle ne sait plus qui écouter...

Son bras droit qui lui recommande un crime d'Etat pour éliminer la menace fasciste ou Didier, son premier ministre (Benjamin Biolay) qui lui suggère une manœuvre politique hasardeuse...

Ecrit avec l'aide des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet et de Christophe Honoré, le scénario hésite en permanence entre thriller politique et drame romanesque autour de la maladie de la présidente, des cauchemars de sa fille, de l'impossible amour de Franck à son égard, du dévouement de son garde du corps (Alban Lenoir)...

Dommage que l'action ne soit pas uniquement resserrée autour du suspens politique des trois derniers jours avant le scrutin , quand le destin de la France se joue dans ce palais crépusculaire où le téléphone ne cesse de sonner pour annoncer des catastrophes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En corps, je dirais plus volontiers en vie, en mouvement, en communion...

Cédric Klapisch nous raconte l'histoire d'Elise 26 ans, danseuse étoile qui se blesse et doit se réparer pour continuer à vivre selon son désir...

Elise est interprétée par une danseuse professionnelle Marion Barbeau qui crève l'écran : fraiche, vraie, elle est la révélation du film...

Autour d'elle, les autres danseuses classiques, sa famille composée de son père (interprété par Denis Podalydès) et ses sœurs, son masseur kinésithérapeute (François Civil un peu benêt dans ce rôle), et surtout la nouvelle troupe de danse contemporaine qu'elle rencontre lors d'un séjour en Bretagne dans une résidence pour artistes tenue par Muriel Robin, où elle aide une de ses amies qui tient un food truck avec son compagnon...

Cédric Klapisch filme avec talent le corps de ces danseurs classiques de l'Opéra de Paris et contemporains de la compagnie d'Hofesh Shechter qui occupent l'espace scénique qui  leur est offert ou qu'ils s'approprient...

Contrairement à Black Swan qui nous montrait les souffrances d'une danseuse, le réalisateur nous fait ici partager l'enthousiasme, la beauté, la force et la joie de ces jeunes danseurs qui trouvent leur raison d'être dans la pratique de leur art...

Un beau film sur la jeunesse, un peu long (2 heures), avec certains personnages un peu caricaturaux mais de très belles scènes de dialogue et de partage qui donnent une furieuse envie d'oser aller de l'avant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

C’est une des plus fabuleuses collections d’art privée de Paris ! Créée par les Néerlandais Fris Lugt et sa femme Jacoba Lugt-Klever dans le discret hôtel Turgot rue de Lille, la Fondation Custodia abrite plus de 80 000 œuvres sur papier, peintures, lettres d'artistes…

Dans l'exposition qui s'est terminée le 3 avril, la Fondation a réuni plus de 150 études à l’huile pour montrer l’essor de la peinture de plein air en Europe entre 1780 et 1870.

À la croisée de la peinture et du dessin, ces études de petit format étaient généralement exécutées sur papier. Peintes rapidement sur le motif, elles avaient pour objectif d’exercer l’œil et la main à saisir les fugitifs effets de lumière et de couleur. Parfois terminées ultérieurement en atelier, elles n’étaient toutefois pas conçues comme des œuvres finies destinées à être exposées ou vendues et n’étaient connues que d’un cercle très restreint d’amis, de collègues ou d’élèves.

L’esquisse de plein air à l’huile, sur papier ou sur toile, fut adoptée par des artistes originaires de l’Europe entière, et au-delà : Camille Corot, Rosa Bonheur, John Constable, William Turner, et bien d’autres encore.

Le parcours n’est ni chronologique, ni organisé par écoles, mais se structure autour des motifs abordés : arbres, rochers, l’eau sous ses multiples formes, volcans, ciels, toits, Rome et la campagne romaine, Capri.

                                                                                     -/-

La seconde exposition était consacrée à Charles Donker,  artiste néerlandais, né en 1940 à Utrecht.

D’abord regarder revient ainsi sur cinquante années de travail de Charles Donker, de ses eaux-fortes des années 1960 à ses aquarelles réalisées plus récemment un peu partout (en France, en Espagne, en Équateur, au Pérou ou en Israël…). Beaucoup de gravures représentent le bois qui borde l’atelier de Donker à Rhijnauwen aux Pays-Bas. Donker saisit ses paysages avec un remarquable sens du détail qui témoigne d’une fine observation, et nous les retranscrit dans l’atmosphère si particulière créée par la technique de l’eau-forte.

Les aquarelles réalisées par l’artiste dans les années 1990-2000, contrastent par leurs couleurs avec les autres œuvres de l’exposition. Elles font voyager le visiteur au sommet des Pyrénées, dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, mais surtout dans des paysages qui évoquent volontiers un monde imaginaire.

Peindre en plein air : Capri (anonyme), Lac de Garde (Bonington), Rome (Corot), Paris (Mozin), cour de ferme (Egg), cour en Italie (Granet)
Peindre en plein air : Capri (anonyme), Lac de Garde (Bonington), Rome (Corot), Paris (Mozin), cour de ferme (Egg), cour en Italie (Granet)
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Peindre en plein air : Capri (anonyme), Lac de Garde (Bonington), Rome (Corot), Paris (Mozin), cour de ferme (Egg), cour en Italie (Granet)

Eaux fortes Charles Donker : autoportrait, chouette hulotte, Hêtre dénudé, Portraits de sa femme (2)
Eaux fortes Charles Donker : autoportrait, chouette hulotte, Hêtre dénudé, Portraits de sa femme (2)
Eaux fortes Charles Donker : autoportrait, chouette hulotte, Hêtre dénudé, Portraits de sa femme (2)
Eaux fortes Charles Donker : autoportrait, chouette hulotte, Hêtre dénudé, Portraits de sa femme (2)
Eaux fortes Charles Donker : autoportrait, chouette hulotte, Hêtre dénudé, Portraits de sa femme (2)

Eaux fortes Charles Donker : autoportrait, chouette hulotte, Hêtre dénudé, Portraits de sa femme (2)

Aquarelles Charles Donker : Pyrénées, Forêt de nuages, Etude de bromélia, Saule mort, Maisonnette pour chouettes effraies, Refuge, Derrière la digue
Aquarelles Charles Donker : Pyrénées, Forêt de nuages, Etude de bromélia, Saule mort, Maisonnette pour chouettes effraies, Refuge, Derrière la digue
Aquarelles Charles Donker : Pyrénées, Forêt de nuages, Etude de bromélia, Saule mort, Maisonnette pour chouettes effraies, Refuge, Derrière la digue
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Aquarelles Charles Donker : Pyrénées, Forêt de nuages, Etude de bromélia, Saule mort, Maisonnette pour chouettes effraies, Refuge, Derrière la digue

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Qui est Lizzy ? Une aventurière, une femme enfant, une garce, une jeune fille sans défense, une menteuse, une délicieuse et ravissante créature, un Janus au féminin ???

C'est la question que se pose tout le long du film Jakob (Gus Naber), capitaine de cargos au long cours, en imaginant naïvement qu'un homme qui savait maîtriser les éléments marins, saurait "gérer" sa femme...

C'est sur le conseil de son fidèle cuisinier que Jakob décide de se marier et se met au défi d'épouser la première femme qui entre dans le restaurant où il partage un repas avec un de ses amis...

Et c'est ce qu'il fait ! A son grand étonnement la ravissante Française accepte sa demande et lui en tombe éperdument amoureux !

C'est sur cet improbable postulat que le film démarre et se poursuit durant 3 heures !

La réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi  adapte le roman de Milan Füst paru en 1958 et situe le film dans la très photogénique Hambourg, ville portuaire par excellence...

Durant 7 chapitres, Jakob, loin de se résigner et de renoncer à la chimère d'un amour partagé, tente par tous les moyens de (re)conquérir Lizzy dont il découvre peu à peu l'indifférence et l'imperméabilité à l'égard de ses sentiments, sa passion se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple...

Une réflexion passionnante sur le rapport homme / femme...

L'histoire d'un homme qui ne comprend pas sa femme pas plus qu'il ne perçoit les non dits, les enjeux des relations humaines en dehors de sa sphère professionnelle...

Une belle histoire dans des décors classieux qui aurait gagné à être resserrée pour être complètement  séduisante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Après les expositions consacrées aux Suédois Carl Larrson et Anders Zorn, le musée du Petit Palais poursuit sa passionnante exploration des artistes nordistes du XIXe siècle

Établi à Paris à partir de 1874, Albert Edelfelt (1854-1905) était considéré comme « le plus parisien des Finlandais et le plus finlandais des Parisiens ». Premier artiste finlandais à entrer dans les collections publiques françaises, il devient célèbre en 1886 avec son magistral Portrait de Louis Pasteur.

À travers un ensemble exceptionnel d'une centaine d’œuvres, cette première monographie française consacrée à Albert Edelfelt nous fait découvrir cet artiste typiquement nordique et profondément européen, influencé par le naturalisme, l'impressionnisme et la peinture historique de sa terre natale.

Portraitiste familial et mondain, il a représenté les enfants du tsar Alexandre III, Louis Pasteur et sa famille et les parisiennes qui l'enchantaient...

Chaque été le peintre retournait en Finlande, dans une maison en pleine nature et peignait la luminosité exceptionnelle du ciel du Nord !

Un très intéressant petit film nous décrit la genèse d'un de ses très jolis tableaux : enfants et nannies au jardin du Luxembourg...

A voir jusqu'au 10 juillet...

Autoportrait, portraits de ses soeurs, portrait de sa femme, Louis Pasteur, femme de Louis Pasteur, parisiennes, Jardin du Luxembourg, Paysages finlandais
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Une forte pression sociale s'exerce encore aujourd'hui au Japon, sur les jeunes filles qui ne sont pas mariées avant leurs 27-30 ans...

Yukiko Sode (36 ans), une des très rares réalisatrices japonaises, s'empare du sujet et nous fait partager l'"errance" d'Hanako (Mugi Kadowaki), toujours célibataire à 37 ans au grand dam de sa riche famille tokyoïte...

Après la rupture de ses fiançailles, elle se soumet à la tradition et accepte de se rendre à des rendez-vous arrangés...

Quand elle croit avoir enfin trouvé l'homme de sa vie en la personne de Koichiro (Kengo Kora), un avocat aristocrate promis à un bel avenir politique, elle réalise qu'il entretient une relation ambigüe avec Miki (Kiko Mizuhara), une ravissante jeune femme récemment installée à Tokyo pour tenter de gagner son indépendance...

Autour de ce trio, deux personnages "secondaires" de femmes "fortes" : la seule amie célibataire d'Hanako, violoniste de talent et l'amie de Miki qui vient de créer une petite entreprise,  rebattent les cartes du déterminisme social auquel sont confrontés riches et moins riches dans le Japon du XXIe siècle...

Un film un peu trop long (2h05), mais élégant et délicat qui fait l'éloge de la sororité comme source de réalisation de soi !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

« Nous avons toute la vie pour nous amuser, nous avons toute la mort pour nous reposer », chante en chœur la ­troupe au Théâtre La Pépinière.

La comédie de William Shakespeare, dans cette nouvelle traduction pétillante à souhait, a tout pour séduire tous les publics, et même les jeunes trentenaires qui riaient franchement dans la salle bondée un soir de semaine !

Je ne vous résumerai pas l'histoire improbable que vous pouvez lire sur tous les sites mais je vous recommande chaudement cette pièce où se mêlent aventure, amour, désir, amitié, passion, jalousie dans la nature sauvage…
L'exceptionnelle Barbara Schulz, dirigée par Léna Bréban, talentueuse metteuse en scène,  embarque avec elle une troupe de neuf jeunes et moins jeunes acteurs/chanteurs/musiciens dans un spectacle festif, inventif et joyeux.
Le spectateur sort de cette comédie joliment troussée avec une soudaine envie de chanter... et pourquoi pas de relire Shakespeare !



 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"De nos frères blessés" est d'abord un livre qui, en 2016, a reçu le prix Goncourt du premier roman que son auteur Joseph Andras a refusé !

C'est la compagne du réalisateur Hélier Cisterne, Katell Quillévéré, à qui l'on doit "Suzanne" et "Réparer les vivants", qui lui a parlé du livre en 2016...

Le film, co-produit avec l'Algérie,  a été tourné avant le Hirak de 2019 (manifestations anti-Bouteflika)...

Fernand Iveton, 30 ans, ouvrier et communiste comme son père, anticolonialiste, a été guillotiné à Alger le 11 février 1957 ; le garde des Sceaux François Mitterrand suivi par René Coty ont refusé de le gracier !

Comme a dit Jean-Paul Sartre : "Cet homme a déclaré et prouvé qu'il ne voulait la mort de personne, mais nous nous avons voulu la sienne et nous l'avons obtenue sans défaillance"...

Le film démarre sur les décapitations de deux militants nationalistes algériens Zabana et Ferradj en 1956... puis nous fait partager la rencontre de Fernand (Vincent Lacoste) et d'Hélène (Vicky Krieps) qui accepte de quitter sa famille en France, pour le suivre à Alger...

De très jolis moments d'intimité très vite occultés par la montée des tensions entre le FLN et les ultras de l'Algérie française...

Fernand, pied noir mais anticolonialiste convaincu, veut montrer sa solidarité avec les Algériens indépendantistes, mais il ne veut pas tuer ; il propose donc de déposer une bombe dans le vestiaire de son usine pour provoquer une panne d'électricité...  Repéré par son contremaître, il est arrêté et emprisonné et la bombe qui ne devait éclater qu'après le départ des ouvriers, est désamorcée...

Le scénario, tendu comme celui d'un polar, nous fait vivre les heures sombres de Fernand : torturé pendant 3 jours, lâché par le Parti Communiste, il sera jugé devant un tribunal militaire qui le condamnera à mort, pour l'exemple ? "Pour prouver à l'opinion arabe que la guillotine était aussi faite pour les Français ?" s'interroge Camus...

Pierre Vidal-Vaquet a lui aussi résumé ce destin tragique : "Fernand Iveton ne fut pas, à beaucoup près, le seul guillotiné de la guerre d'Algérie. Ils furent 222. Mais il fut le seul européen à mourir du fait d'une décision de justice, rendue au nom du peuple français" !

Un film remarquable de bout en bout, servi par deux acteurs magnifiques qui forment un couple soudé par l'amour face aux événements tragiques dont ils seront les héros presque malgré eux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"Pourquoi les femmes de l'île de Lewis portent-elles un chapeau pour aller à la messe le dimanche, alors qu'il y a du vent ?" demande Phil (Bouli Lanners) à son employeur, tout en enfonçant le pieu d'une clôture dans l'immensité de la lande écossaise...

Le ton est donné dès les premières images...

Le spectateur est immergé dans une communauté presbytérienne où les hommes travaillent dur et se délassent au pub le soir...

Quand Phil victime d'un accident cérébral rentre chez lui, il est pris en charge par Millie (Michelle Fairley), la fille de son employeur, célibataire endurcie, qui lui avoue très vite qu'ils étaient amants avant son AVC...

Pour son cinquième long métrage, l'acteur réalisateur Bouli Lanners s'est autorisé à filmer sa première histoire d'amour...

Et pas n'importe quelle histoire : une romance improbable entre un homme tatoué venu d'ailleurs et cette femme au visage dur, qui saisit sa chance pour échapper à l'austère pression sociale qui régit la vie de ces familles...

Un film lent battu par les vents, où le sourire de l'actrice se dessine au gré des rares éclaircies de la météo marine...

De l'éloge du mensonge comme catalyseur d'une histoire d'amour...

Pour les amoureux des landes écossaises et des personnages taiseux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L’exposition propose une redécouverte de l'œuvre de Charles Camoin (Marseille 1879 - Paris 1965), figure méconnue du fauvisme et réunit une centaine de peintures et dessins, dont certains inédits ou rarement montrés, et ce à l’emplacement même de l’un de ses ateliers, le 12 rue Cortot qu’il occupa en 1908.

Suivant un parcours chronologique : découverte de Paris et de la bohème montmartroise, inspiration de son Sud natal, période expressionniste, destruction d'une grande partie de ses toiles en 1914, mobilisation durant la première guerre mondiale... l'accrochage retrace l'évolution du geste pictural fondé sur la sensation colorée de l'artiste, grand admirateur des impressionnistes...

Bien que le peintre ait toujours revendiqué son indépendance artistique et une approche personnelle de son art, son œuvre partage avec celle de ses camarades Matisse, Marquet ou Manguin des spécificités communes : l’affranchissement de l’imitation du réel, la recherche d’une expression intuitive, la simplification des formes ou encore l’apparence d’improvisation rapide...

Un avant goût d'été dans un très charmant musée dont le jardin surplombe les vignes de Montmartre !

 

Charles Camoin : Paris Montmartre et la Seine, Portraits (autoportrait, blle endormie, indochinoise, créole, liseuse, Lola, la mère de l'artiste, Madame Matisse, Le Sud (Piana, Saint Tropez, Ramatuelle, Cassis, Marseille, Naples), Nature morte
Charles Camoin : Paris Montmartre et la Seine, Portraits (autoportrait, blle endormie, indochinoise, créole, liseuse, Lola, la mère de l'artiste, Madame Matisse, Le Sud (Piana, Saint Tropez, Ramatuelle, Cassis, Marseille, Naples), Nature morte
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