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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Jean Louis
Publié dans : #cinéma

Deuxième réalisation de John Patton Ford, ce film contient tous les ingrédients du drame en raison d’une série de meurtres frappant une famille très riche, exécutés par Becket, le fils de l’une des héritières, reniée après avoir été mise enceinte par un homme de condition modeste.

C’est donc ce fils, que l’on voit devenir adulte et vivre chichement d’un emploi ennuyeux et peu rémunérateur, qui décide de venger sa mère et de récupérer la fortune de la famille en supprimant méthodiquement tous ses membres.

Les premiers meurtres éliminent des héritiers, oisifs et présentant peu d’intérêt dans des épisodes d’une comédie noire joyeusement excentrique, avec des scènes d’enterrement répétées, et l’arrivée du FBI qui commence à s’intéresser à une telle hécatombe.

Nous voyons ensuite entrer dans la vie du héros deux femmes que tout oppose, la première, Julia, amie d’enfance qui renoue avec lui et va le piéger en imaginant un plan machiavélique, et la seconde, Ruth, avec laquelle il se fiance et se projette dans un avenir à deux.

La machination de la femme fatale vient bousculer la perspective du film et en rendre sa conclusion cynique et peu crédible.

La distribution réunit Glen Powell (Becket), Margaret Qualley (Julia), Jessica Henwick (Ruth), dans les rôles principaux, avec une mention spéciale à Ed Harris qui incarne le patriarche et le dernier membre survivant de la famille, lui-même éliminé dans une scène grandiose.

Au total, on ne s’ennuie pas, mais le déroulement des dernières péripéties, dont on ne saisit pas tout de suite la perversité sous-jacente, peut donner l’impression d’une fin quelque peu bâclée.

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Une rencontre improbable, des combines, des galères : bien malgré lui Jean (formidable Pierre Lottin qui confirme son talent révélé dans "En fanfare"), entre dans l'univers foutraque de Rose (toujours aussi délicieuse Sandrine Kiberlain)... la tendresse se tisse entre ces deux adultes cabossés vivant à la marge de la société ...

Rose, malgré son veuvage, est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres, ils sont fauchés. 

Jean, un homme solitaire et taciturne, trahi par sa compagne qui l'a quitté pour un autre,  vit de petits boulots depuis qu'il a perdu son emploi, et habite dans une caravane en bordure d'autoroute: résigné, il semble ne plus rien attendre de la vie...

Sous des dehors bourrus, il va peu à peu se trouver mêlé à l'histoire de cette mère courage qui élève seule ses trois enfants avec attention et amour...

Le film de Jean Pierre Leonetti nous embarque et nous fait sourire malgré le lourd contexte que Rose doit affronter : deux acteurs formidables de justesse, des enfants craquants, un scénario inventif pour nous rappeler que la solidarité est une valeur capitale !   

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sorti en janvier dernier, le film de la réalisatrice chinoise Chloé Zhao est adapté du livre éponyme de Maggie O’Farrell,  qui a décroché en 2020 le National Book Critics Circle Award et le Women’s Prize de la meilleure fiction...

Porté par deux formidables acteurs Jessie Buckley, qui vient de décrocher l'Oscar de la meilleure actrice et Paul Mescal, le film nous raconte la vie familiale méconnue de William Shakespeare, marquée par la mort de son fils Hamnet, frappé par la peste à tout juste 11 ans...

Durant 2 heures, nous partageons la vie de ce couple et de leurs trois enfants : Agnès fille de la forêt aux étranges pouvoirs transmis par sa mère et William, modeste répétiteur de latin qui en tombe éperdument amoureux...

Le film nous parle d’amour : d'un couple mais également d'un couple et de leurs enfants, de la difficulté à concilier deux tempéraments que tout oppos puisque William devra quitter l'univers fantastique de sa femme pour trouver l'énergie de se lancer dans sa carrière de dramaturge à Londres, de l'impossible deuil d'un enfant et surtout du pouvoir réparateur de l’art puisque c’est de cette épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel : Hamlet !

Un film à nul autre pareil à voir dans quelques salles Art et Essai !  

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Sur une scène habitée par le nez du fuselage d'un avion, Franck Desmedt réussit à nous embarquer dans l'histoire hors du commun de l'aviateur écrivain Antoine de Saint-Exupéry...

Face à son public captivé, l'acteur qui continue à incarner Joseph Kessel dans le même théâtre, nous raconte la vie de cet homme engagé...

Dans l'aventure de l'Aéropostale il transporte le courrier de Toulouse au Sénégal puis rejoint en 1929 son ami Henri Guillaumet en Amérique du Sud pour contribuer au développement du service jusqu'en Patagonie...

Parallèlement il se lance dans une carrière d'écrivain et publie en 1929 son premier roman, Courrier Sud puis en1931, Vol de nuit qui connaît un immense succès....

Il épouse Consuelo Suncin Sandoval de Gomez, à la fois écrivaine et artiste salvadorienne, avec laquelle il aura une relation à la fois passionnée et douloureuse, cette dernière ne comprenant pas qu'il ne reste pas à ses côtés et continue à se mettre en danger...

En quête d'absolu, il tente de battre des records comme celui de Saïgon où il échouera dans le désert et sera sauvé par des bédouins : il s'inspirera de cette expérience pour écrire Le petit Prince, qui commence par un pilote échoué dans le désert...

En 1936, entre 2 raids, il part comme reporter en Espagne pour couvrir la guerre civile puis en 1939, il sert comme capitaine dans l'Armée de l'Air... 

Alternant les registres, occupant toute la scène, Franck Desmedt incarne avec talent et émotion cet homme épris de liberté et d'absolu qui a nourri son œuvre de sa vie ! 

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film, moqué à tort par la critique, a une genèse touchante et singulière.

Il s'agit en effet d'un scénario écrit par Sophie Fillières, décédée le 31 juillet 2023. Pascal Bonitzer, qui a partagé la vie de la réalisatrice, a pris la suite de ce projet sur lequel la cinéaste avait commencé à travailler en 2020. A l'origine, elle devait le réaliser elle-même, avant d'être empêchée par la longue maladie qui l'a finalement emportée il y a deux ans presque jour pour jour.

Fabrice Luchini qui joue son propre rôle sous les traits de Robert Zucchini est merveilleux de passion et de sobriété !

Passionné par Victor Hugo, il ne vit que le pour "son" grand homme : sur scène, avec ses amis, son concierge, sa boulangère... il partage dans son phrasé inimitable, les citations qui accompagnent sa vie d'artiste tout comme sa vie de tous les jours...

Bouleversé par la douleur de l'écrivain qui a perdu sa fille chérie Léopoldine, l'acteur, doit "en miroir" reprendre contact avec sa fille Lisbeth (Marie Narbonne) qu'il n'a pas vu depuis de longues années : désespérée par l'abandon de son père, la jeune femme réapparait dans sa vie et exige de lui qu'il fasse le chemin vers elle...

Suivant les petits cailloux qu'elle sème sur son chemin, le misanthrope qui n'a de contact qu'avec son public et sa femme (Chiara Mastroiani), dont il est séparé géographiquement, va découvrir un univers totalement étranger au sien en s'immergeant dans la création artistique de jeunes amies de sa fille, qui sur un tout autre registre que le sien, s'intéressent aux femmes que Victor Hugo a aimées...

Tout en finesse,  le film de Pascal Bonitzer nous montre une autre facette de la personnalité de Fabrice Luchini, qui ne cesse de nous étonner par l'amplitude du registre de son jeu d'acteur et de conteur !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Ouverte en mars 2022 au cœur du 30, avenue Montaigne, La Galerie Dior célèbre le travail visionnaire de Christian Dior et de ses successeurs. Au gré d’un récit scénographique unique et renouvelé deux fois par an, la galerie musée symbolise à elle seule l’esprit de la haute couture parisienne autant qu’elle perpétue la mémoire de cette adresse historique.

Le début et la fin de l’exposition se positionnent autour d’un majestueux escalier entouré par une somptueuse vitrine sur 4 niveaux, garnie de robes miniatures et d’objets symboles de la marque dont les couleurs constituent une palette polychrome...

Le parcours très bien pensé et varié présente évidemment le travail de Christian Dior (dont le premier métier fut d'être galeriste), mais aussi les œuvres de ses successeurs : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianco Ferré, John Galliano, Raf Simmons... 

Très fréquenté par un public jeune et international, le lieu nécessite une réservation pour ne pas faire trop de queue ! 

 

L'escalier
L'escalier
L'escalier
L'escalier

L'escalier

Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50
Créations Dior des années 50

Créations Dior des années 50

Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène
Autres créations et mises en scène

Autres créations et mises en scène

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur américain Josh Safdie s'est inspiré d'un livre écrit par Marty Reisman, un prodige du tennis de table, pour nous plonger dans le New York des années 1950, où ce sport peu reconnu a fait naître une véritable sous-culture peuplée de magouilleurs, de génies et de marginaux. On pratiquait cette discipline dans des salles clandestines enfumées du Lower East Side , au cours de fêtes organisées sur les terrasses des immeubles, les dortoirs des prestigieuses universités de la côte Est du pays...

Nous suivons pendant 2h30, le parcours haletant de Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que remporter une finale mondiale contre un japonais surdoué est possible !

Timothée Chalamet , dont le talent s'affirme au fil des années, est entouré d'un casting peu connu du public français à l'exception de Gwyneth Paltrow qui interprète une célèbre actrice hollywoodienne qui fait son come back... 

Le scénario survitaminé nous entraîne dans une série d'anecdotes peuplées de personnages à la fois loosers et puissants qui s'inscrivent dans ce monde interlope qui ne recule devant rien pour faire de l'argent...

Brillamment filmées les parties de tennis de table, bien qu'un peu trop nombreuses, sont impressionnantes et participent à l'effet général de tourbillon généré par le film...

Trop long, trop speedé, trop dispersé, le film aurait mérité d'être plus ramassé autour du personnage central et de quelques protagonistes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Inauguré en 1925, le Théâtre de la Michodière célèbre cette année 100 ans de comédie, avec une pièce mythique de Sacha Guitry (1885-1957), “La Jalousie”. 

Ce texte délicieusement cruel, explore avec brio,  les ressorts de la jalousie… Entre dialogues ciselés, paranoïa immodérée et revirements jubilatoires, l'auteur s’amuse de l’hypocrisie et de la mauvaise foi des hommes comme des femmes...

Brillamment mise en scène par Michel Fau, dans des décors délicieusement rétros,  la pièce qui s'inscrit dans le registre du "Boulevard" n'a pas pris une ride !

L'excellent Michel Fau et Gwendoline Hamon qui interprètent le couple Blondel, s'amusent visiblement beaucoup de s'approprier ce texte tout en rouerie où les répliques fusent sur tous les registres du mensonge et de la dissimulation !

Geneviève Casile, qui interprète la mère de Madame Blondel, apporte une note supplémentaire de finesse nourrie de son expérience de grande bourgeoise qui connaît les ressorts complexes des relations de couples.. Quant à Alexis Moncorgé, il  confirme son talent dans le rôle de l'amant présupposé et..., sachant mettre à profit son célibat pour mieux joue de son physique avantageux ! 

Ce spectacle est un vrai régal et la dernière représentation d'aujourd'hui a été longuement applaudie ! 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Richard III revu par le talentueux metteur en scène des Faux British, Gwen Aduh, l'affiche était tentante...

Les premières scènes où le réalisateur peine à boucler son projet sont d'autant plus savoureuses que le plateau vide encombré des objets perdus du précédent spectacle nous laisse imaginer un grand Shakespeare à petit budget et bouts de ficelle...

Si les 6 acteurs ne ménagent pas leur énergie pour enchaîner cocasseries et pitreries, le scénario est tellement décalé et délirant qu'il finit par ne plus être drôle du tout : pour moi en tout cas, car le public de la salle du Théâtre de la Tour Eiffel riait de bon cœur !

A voir jusqu'au 29 mars ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film est le troisième long-métrage de la comédienne et réalisatrice Maryam Touzani après Adam (2019) et Le Bleu du caftan (2022).
La jeune cinéaste marocaine n'a que 46 ans et pourtant, elle décrit avec une grande justesse les ressentis propres aux personnes que la vieillesse tutoie...
Elle nous fait partager la gaieté espiègle de Maria Angeles, une espagnole de 79 ans, qui vit seule à Tanger où elle profite de sa ville et de ses chaleureux habitants.
Tout la ravit, le théâtre de la rue avec ses commerçants avec qui elle partage son goût pour les bonnes choses, son petit appartement, cocon ouvert sur les autres depuis son balcon fleuri, sa tendre complicité avec son amie Josefa, une nonne qui a fait vœu de silence...
Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu, car elle a besoin d'argent...
D'abord déstabilisée et profondément attristée par l'indifférence froide de sa fille qui lui révèle que l'appartement n'est pas à son nom, elle se ferme au dialogue et refuse de la suivre à Madrid...
Impuissante face au destin qui la frappe, elle accepte d'entrer dans une maison de retraite où elle s'étiole comme une plante qui n'est plus arrosée...
Déterminée à rester dans cette ville qui l'a vue grandir, Maria Angeles, aidée par toutes les personnes de son quartier,  va inventer un stratagème pour retourner dans sa maison et récupérer tous les objets qui la meublaient.
Maryam Touzani, qui tourne pour la première fois dans sa ville natale, s'est inspirée de sa grand mère andalouse pour nous offrir ce personnage solaire qui nous séduit par sa profonde humanité ! 

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