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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un soir d'été, Suzanne (Juliette Armanet), accompagnée de ses deux jeunes enfants, rend une visite impromptue à sa sœur Jeanne (Camille Cottin). Au réveil, Jeanne découvre sidérée le mot laissé par sa sœur. La sidération laisse place à la colère lorsqu'à la gendarmerie Jeanne comprend qu'aucune procédure de recherche ne pourra être engagée : Suzanne a fait le choix insensé de disparaître...

Le film de Nathan Ambrosioni nous fait partager le vécu de Jeanne et des deux enfants (10 et 6 ans) à fleur de visages...

Nous suivons avec émotion les réactions de cette jeune femme qui vient de se séparer de sa compagne Nicole (Monia Chokri) car elle ne voulait pas d'enfant avec elle et se retrouve du jour au lendemain en charge de sa nièce et de son neveu, complètement déboussolés par la disparition de leur mère, d'autant qu'ils sont orphelins de père...

Le scénario très subtil nous fait partager les émotions des personnages qui vont tenter de s'apprivoiser : les actrices sont toutes les trois excellentes et les enfants Gaspard et Margaux sont à croquer ! 

Un film à voir avant qu'il ne disparaisse des écrans ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Projeté en 1ère mondiale au festival international du film de Saint Jean de Luz en octobre dernier, le premier long métrage de Amine Adjina, diplômé de l'atelier scénario de la Femis, est un vrai bijou de tendresse, d'humour et de réflexion sensible sur les rapports entre parents et grands enfants, sur fond d'exil...

Il nous raconte l'histoire de Mehdi (Younès Boucif à la bouille craquante), né en France de parents algériens émigrés, qui, sous la houlette de Bernard (Gustave Kervern), est devenu un cuisinier de talent dans une brasserie lyonnaise...

Mais Mehdi, seul homme de la fratrie depuis le décès de son père, ne veut pas faire de peine à sa mère Fatima (incroyable Malika Zerrouki dont c'est le premier rôle au cinéma), en lui annonçant qu'il a renoncé à la cuisine de ses origines et surtout qu'il est fou amoureux de Léa (adorable Clara Bretheau), avec laquelle il projette d'acheter le restaurant...

Pour tenter de réconcilier l'irréconciliable, Mehdi va inventer un stratagème qui va encore compliquer ses relations avec sa mère, ses sœurs (dont il se sent responsable) et surtout Léa...

Des acteurs formidables de naturel bien que pour la plupart débutants dans le métier (Malika exerce la profession de médiatrice entre parents et grands enfants mais n'avait pas pu jusqu'ici réaliser son rêve de jeune algérienne de devenir actrice, car empêchée par son grand-frère),  des scènes très drôles (dont un happening dans un train InterCités), un authentique questionnement identitaire et la célébration de la cuisine comme sujet de transmission !

Que demander de plus ?

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Plus que 3 dimanches à 17h45 pour voir ce spectacle étonnant et plein d'entrain, écrit et joué par une jeune troupe composée de 5 hommes qui sont tous d'excellents comédiens...

Le pitch pourrait vous décourager mais il ne faut surtout pas s'arrêter au titre de la pièce car 8 m2 c'est la surface de la cellule dans laquelle sont enfermés 4 prisonniers surveillés par un maton accordéoniste, bourru mais bienveillant

Quatre condamnés aux profils très différents : un agent scolaire, fromager de métier, un héritier fils à papa, un avocat kleptomane et un masseur naturopathe québécois, vont devoir apprendre à cohabiter dans ces 8 m2 pour des délits dont nous découvrons peu à peu qu'ils sont mineurs voire même qu'ils n'ont pas été commis...

Comme chez tous les prisonniers, les moments les plus importants sont la douche, la remise de colis, la promenade, la fête de Noël mais surtout le projet d'évasion qui ne manque pas d'originalité mais que je ne vais pas divulgâcher...

Pendant 1 heure 1/2, nous assistons à une série de tableaux qui donnent chacun lieu à des mises en situation comiques, enrichies par les différentes personnalités des protagonistes qui s'en donnent à cœur joie pour nous surprendre...

La salle complice est prise à partie et applaudit les joutes oratoires, parfois inégales mais toujours truculentes des 4 pieds nickelés !

Un spectacle sans prétention mais plein de bonne humeur à voir avant qu'il ne s'arrête le 28 décembre ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
La réalisatrice polonaise Agnieszka Holland (77 ans), qui est une grande admiratrice de l’œuvre de Franz Kafka depuis l’adolescence, nous en propose un portrait en forme de puzzle...
De son enfance à Prague jusqu’à sa disparition à Vienne, le scénario retrace la vie de l'écrivain, un homme déchiré entre son aspiration à une existence banale et son besoin irrépressible d’écrire, marqué par un environnement familial compliqué (même s'il est soutenu par une de ses jeunes sœurs), et des relations amoureuses tourmentées.
 
Alternant les épisodes constitutifs de sa vie et la visite commentée du musée qui lui est consacré à Prague, le film nous fait entrer peu à peu dans la psyché complexe de cet homme hors du commun qui ne répondait pas aux attentes virilistes de son père et indifférait sa mère...
 
Franz Kafka est interprété de façon troublante par le comédien Idan Weiss dont c’est le premier long-métrage mais dont le physique est étrangement ressemblant à l'image que l'on se fait de cet homme talentueux, torturé et malade de la tuberculose...
 
Le film qui a été choisi pour représenter la Pologne dans la catégorie du meilleur film international pour l’édition 2026 des Oscars, est très intéressant si on accepte le procédé original de la mise en scène qui rend sa personnalité très actuelle ! 
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jérôme Bonnel nous raconte l’histoire de deux femmes : Céleste, jeune bonne employée chez un couple bourgeois de province (Victoire et André) en 1908 et de Victoire, épouse qui ne rentre pas dans le modèle que la société et son mari attendent d'elle...

Deux femmes donc que tout sépare mais qui vivent sous le même toit et vont s'unir pour lutter contre le patriarcat et trouver leur équilibre en défiant les conventions.

Le réalisateur a eu le coup de foudre pour le roman "Amours" de Léonor de Récondo dès sa sortie. Cependant, c'est seulement après plusieurs années, entre autres projets, qu'il a pris la décision de l'adapter au cinéma. Ce long processus a permis au réalisateur de développer une vision personnelle de la résonance entre le roman du début du XXème siècle et les débats contemporains, en y ajoutant un personnage, la mère d'André, sorte de "Folcoche" incarnée par Emmanuelle Devos, qui n'existait pas dans le livre (et dont le rôle est ingrat).

Le film se déroule principalement en huis clos : cette configuration narrative renforce la tension entre les classes sociales de l'époque, symbolisée par l'architecture même des demeures bourgeoises : le personnel en bas, les bourgeois au milieu, et les chambres de bonnes tout en haut.

Swann Arlaud qui incarne André, a pris son rôle à bras-le-corps en explorant la violence intérieure de son personnage, reflétant fidèlement une société façonnée par des siècles de rapports de domination et par le poids des non-dits...

A priori à contre emploi, le comédien nous dérange et nous séduit une fois de plus par le large spectre de son jeu d'acteur !

Les deux femmes sont également merveilleusement incarnées par Louise Chevillotte (Victoire, femme puissante comme nous dirions aujourd'hui, toute en retenue) et Galatea Bellugi (Céleste, jeune fille naïve qui révèle également toute sa personnalité dans un registre peu commun pour l'époque)

Le film sort le 10 décembre, courez le voir ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #séries

Il y a longtemps que je ne vous avais pas parlé de séries !

Ma série préférée en ce moment, que je viens de découvrir alors qu'elle est disponible depuis 2019, est "Astrid et Raphaëlle", diffusée sur France.TV en Replay (attention la saison 1 absolument essentielle disparaitra des écrans début février 2026)

Elle met en scène un duo d'enquêtrices : le commandant de police Raphaëlle Coste, une femme impulsive et chaleureuse incarnée par Lola Dewaere, et la documentaliste criminaliste Astrid Nielsen, autiste Asperger, interprétée par Sara Mortensen. 

Au fil des épisodes qui durent 1 heure et des saisons (il y en a 6 composées de 8 épisodes), nous assistons avec émotion à la naissance d'une véritable amitié entre ces deux femmes que tout oppose...

Les deux actrices sont magiques et rendent la série addictive mais chaque épisode qui couvre une enquête, nous rend plus empathique à l'égard des problématiques féminines et des neuroatypiques !

Les personnages secondaires sont tout aussi bien campés, que ce soit les policiers du commissariat que la famille de Raphaëlle ou encore le groupe de parole d'Astrid...

Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir "Astrid et Raphaëlle" qui ont conquis toutes les personnes à qui j'en ai parlé !!!

Sinon dans les séries récentes, j'ai particulièrement apprécié :

- "Entre deux terres" ou "Entre Tierras" sur Netflix qui est l’adaptation espagnole d’une série italienne, "La Sposa", librement transposée dans l’Espagne rurale des années 60.

En 10 épisodes nous découvrons l'histoire de Maria (formidable Megan Montaner), qui a toujours vécu en Andalousie, où elle s’occupe seule de sa famille depuis la mort de son père. Accablée par les dettes, elle accepte un mariage arrangé avec un propriétaire terrien de La Mancha, espérant ainsi assurer l’avenir de sa mère et de ses frères et sœurs. Elle renonce à tout : ses racines, son amour de jeunesse, et même sa liberté. Mais en arrivant dans sa nouvelle maison, elle découvre qu’elle n’a pas épousé l’homme qu’on lui avait présenté. Rapidement, la pression monte : elle doit tomber enceinte pour respecter ses engagements…

"Entre Tierras" s’inscrit pleinement dans la tradition des grands mélodrames espagnols : la femme sacrificielle, la pression familiale, la lutte contre le patriarcat. Mais c’est justement cette fidélité aux codes — tout en les modernisant qui en fait une réussite.

J'attends la seconde saison en cours de tournage, avec impatience ! 

- "Des vivants" sur FranceTV en Replay : une série franco-belge créée par Jean-Xavier de Lestrade et Antoine Lacomblez 

La série nous replonge dans le récit mémoriel de sept anciens otages retenus pendant 2h20 par deux terroristes dans un couloir, lors de l'attentat du Bataclan.

Ils créent le  groupe les « Potages », contraction de « potes » et « otages », cercle d'amitié qui se construit et se renforce entre 2015 et 2022 et va leur permettre de tenter de faire face à leurs traumas.

Le tournage a eu lieu du au à Paris, puis du au en région Hauts de France. 

Parmi les scènes tournées à Paris, une reconstitution est filmée de nuit devant et dans la salle de spectacle à l'angle du boulevard Voltaire et de la rue Oberkampf, dans le 11e arrondissement. La direction du Bataclan a refusé tout d'abord que l'équipe tourne à l'intérieur de la salle mais elle a fini par accepter à la demande des ex otages.

Pendant le tournage, l'un des rescapés David Fritz Goeppinger est photographe et conseiller technique

En France, la série (10 épisodes) est mise en ligne le 27 octobre 2025 sur la plate-forme gratuite de FranceTV. Les 8 premiers épisodes totalisent 1,6 million de vidéos vues en une semaine !

Incarnée par de formidables comédiens dont Alix Poisson, Benjamin Lavernhe,  Antoine Reinartz et Félix Moati, la série est poignante mais témoigne avec justesse de cet épisode inoubliable qui a ensanglanté la France et plus particulièrement ses jeunes générations ! 

- "Reykjavik 112, course contre la mort" : une série islandaise, allemande et française de 6 épisodes sur Arte.TV qui s'inscrit dans la lignée des meilleures séries Nordic Noir, disponible jusqu'au 13/01/26 !

Un soir, dans une maison des environs de Reykjavik, une dispute éclate entre Elisa et son mari Sigvaldi, lequel quitte précipitamment le domicile pour Londres. Dans la nuit, un homme masqué s’introduit dans la maison et assassine sauvagement Elisa sous les yeux de Margrét, sa fillette de 6 ans, dissimulée sous un lit. L’inspecteur Huldar, auquel l’enquête est confiée, se voit contraint de collaborer avec Freyja, une psychologue pour enfants. Il se trouve qu'il vient de passer la nuit avec elle, avant de s'éclipser lâchement. Alors que Freyja tente de faire parler Margrét, traumatisée et muette, le grand-père s’interpose…

A vos écrans, pour oublier la grisaille de cet automne froid et pluvieux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de la réalisatrice Kaouther Ben Hania a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 de la Mostra de Venise où il a décroché le Lion d’Argent. Il a été également choisi pour représenter la Tunisie aux Oscars 2026 !

29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d'urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu'on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s'appelait Hind Rajab.

À mi-chemin entre le documentaire et la fiction, le film comprend des scènes avec des comédiens qui sont tous tunisiens et interprètent différentes personnes.  

La petite fille Hind Rajab n’est pas présente à l’écran : le spectateur ne voit que des photos d'elle souriante et l'entend à travers l’enregistrement de son long appel téléphonique à la Société du Croissant-Rouge palestinien (service d’urgence de la Palestine) 

Le film est poignant et nous inclut dans l'urgence politique : stopper le massacre de la population de Gaza et plus particulièrement des enfants !

Certains critiques ont déploré le mélange de la réalité (la diffusion de l'appel de la fillette) et de la fiction : personnellement je n'ai pas été gênée car la cinéaste mêle habilement les deux registres pour mieux nous faire vivre le double drame qui se joue : dans la voiture où est réfugiée Hind Rajab face à un tank israélien et dans les locaux du Croissant Rouge où les personnes à l'écoute ne comprennent pas les lenteurs administratives qui entravent la possibilité de réaliser leur mission de sauvetage...

Les comédiens sont tous excellents et l'actrice palestino-américaine Clara Khoury qui incarne le rôle de Nisreen Jeries Qawas, la véritable directrice du soutien psychosocial et de la santé mentale au Croissant-Rouge palestinien est époustouflante !    

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice Rebecca Zlotowski dont le talent se confirme, nous offre un film à la fois riche et fantaisiste qui nous fait partager le chemin d'une thérapeute qui découvre ses failles en enquêtant sur la mort d'une de ses patientes incarnée par Virginie Efira...

Jodie Foster, qui joue pour la première fois en français,  incarne avec brio et dérision cette femme puissante qui se trouve confrontée à une totale perte de contrôle...

Isolée dans son orgueil, elle se voit contrainte de chercher de l'aide auprès de son ex-mari toujours amoureux d'elle (Daniel Auteuil délicieux) et de se rapprocher de son fils (Vincent Lacoste très adulte dans son rôle de jeune papa, habité de reproches envers une mère qui l'a délaissé pour son métier)... de faire face à la colère du mari de sa patiente décédée (Mathieu Amalric) et même de faire appel à l'hypnose pour dénouer son enquête !

Un film très réussi qui joue sur plusieurs registres et n'est pas sans évoquer la période la plus inspirée de Woody Allen !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Connu pour ses scènes intimistes et ses clairs-obscurs d’une grande intensité, Georges de La Tour dont la production est restreinte est peu exposé.

L'exposition du musée Jacquemart André qui est la première grande rétrospective française depuis 1997, présente plus de 30 chefs-d’œuvre sur la quarantaine d’œuvres connues de l'artiste...

Peintre du peuple plus que de la cour, Georges De La Tour sublime la solitude de ses sujets dont il fait le portrait et redonne visage et dignité aux figures marginales et populaires : musiciens aveugles, vieillards, paysans...

Bien qu’aucun voyage en Italie ne soit attesté, Georges de La Tour est influencé par Caravage, dont le style rayonne alors dans toute l’Europe. Ses tableaux se distinguent toutefois par un réalisme et des compositions sobres, qui contrastent avec l’intensité dramatique des toiles caravagistes italiennes.

Fasciné par les jeux de lumière artificielle, il réalise plusieurs scènes nocturnes à la chandelle — parmi lesquelles La Femme à la puce, Job raillé par sa femme ou encore Les Joueurs de dés — devenues emblématiques.

La flamme vacillante d’une bougie s’impose également comme sujet central de ses œuvres (Nouveau-Né, Madeleine pénitente) : elle accentue la densité des matières et confère à ses toiles une intensité à la fois poétique, fragile et intemporelle.

S’il s’intéresse aux scènes de jeux (Le Tricheur à l’as de carreau, Les Joueurs de dés) et à la peinture de genre, Georges de La Tour est surtout reconnu pour ses toiles religieuses, empreintes d’une intensité spirituelle remarquable sous leur apparente simplicité.

A voir malgré l'affluence jusqu'au 26 janvier 2026 !

Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses
Toiles religieuses

Toiles religieuses

Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires
Figures marginales et populaires

Figures marginales et populaires

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier long métrage d'Isabelle Carré, adapté de son premier roman éponyme, est inspiré par les difficultés qu'elle a traversées durant son adolescence et surtout qu'elle a su sublimer en se lançant dans sa carrière théâtrale...

Le scénario se déroule dans les années 80 à l'hôpital Necker où sont "enfermés dans une camisole chimique",  les jeunes gens qui ont cherché à attenter à leur vie...

Elle décrit leur triste quotidien surveillé par des soignants qui, à l'époque, ne savaient ni les écouter, ni les soigner : beaucoup de ces adolescents finissaient d'ailleurs en maison de correction...

Isabelle Carré nous informe et alerte le ministère de la Santé sur la déliquescence de la pédopsychiatrie en France qui n'arrive pas à faire face à la multiplication des mal-êtres de l'adolescence et plus particulièrement des jeunes filles d'aujourd'hui : le constat est alarmant car si les méthodes ont très favorablement évolué, aujourd'hui un jeune sur deux ne peut pas être pris en charge (délai de 6 mois à 2 ans) faute de médecins et de lits !

Les jeunes acteurs, tous formidables, ont été repérés grâce au savoir-faire des directrices de casting de la série En thérapie...

Isabelle Carré jeune est interprétée par la ravissante et expressive Tessa Dumont Janod dont c'est le premier rôle au cinéma , Judith Chamla interprète la mère, Bernard Campan le psychiatre surnommé par les patients "La gestapo", et Alex Lutz, toujours aussi formidable, le frère musicien d'Isabelle Carré aujourd'hui...

Le film, malgré son sujet, est à la fois léger et profond, la bande son imaginée par le frère d'Isabelle Carré formidable de justesse et Isabelle Carré elle-même nous touche, comme dans chacune de ses interprétations par sa sensibilité à fleur de peau, son authenticité et son courage ! Et son interprétation du tube La symphonie des éclairs de Zaho de Sagazan ! 

Comme elle le dit, Emmanuel Macron a décrété 2025 : l'année de la santé mentale mais rien de concret n'a été ni réalisé ni même planifié sur ce sujet ô combien essentiel pour notre société ! 

A voir absolument !

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