Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film est né d’une nouvelle écrite en 1969 par Georgy Demidov, physicien arrêté en 1938 et envoyé au Goulag. Ses écrits furent saisis par le KGB en 1980 et ne purent être publiés qu’en 2009, après avoir dormi quarante ans dans l’ombre.

Fasciné par ce récit, le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa l'a adapté pour parler de la Grande Terreur Stalinienne où des dizaines de millions de personnes ont été déplacées ou sont passées par le Goulag  et où des millions sont mortes de faim ou dans des conditions de détention inhumaines...

Contre toute attente, parce qu'elles étaient toutes brûlées, la lettre d'un détenu, accusé à tort par le NKVD, arrive à destination, sur le bureau du procureur local Alexander Kornev (Aleksandr Kuznetsov impressionnant de sobriété, dont il faut lire le formidable portrait dans Télérama)

Nommé à ce poste depuis 3 mois, ce dernier, bolchévique intègre, va se démener pour rencontrer et recueillir le témoignage du prisonnier.

Sa quête de justice le conduira jusqu’au bureau du procureur général à Moscou...

Le film qui a été tourné dans une prison de Riga construite en 1905 nous fait toucher du doigt durant 2 heures le calvaire de ces hommes emprisonnés dans des cellules innommables où l'on ne pénètre, escorté par une multitude de gardes en uniforme, qu'après avoir franchi des dizaines de grilles fermées par des énormes cadenas...

Dans un décor où dominent les teintes sombres, nous parcourons avec Alexander Kornev les sombres couloirs qu'il emprunte en ne cessant de s'inquiéter pour son propre sort... et surtout en nous projetant dans la Russie actuelle en imaginant que la terreur Poutinienne ne doit pas être très différente de celle de Staline...

A voir pour garder les yeux ouverts sur les ravages du totalitarisme ! 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

François Ozon a "osé" adapté le roman culte de Camus, jugé difficile à adapter et très peu été porté à l’écran, contrairement à d’autres classiques littéraires.

Luchino Visconti en a proposé une version en 1967 avec Marcello Mastroianni et Anna Karina mais le film a été fraîchement reçu et a été considéré comme relativement mineur dans l’œuvre du cinéaste italien.

Au crédit du réalisateur, je soulignerais un casting 5 étoiles, un noir et blanc somptueux, une totale fidélité au livre à part sa fameuse phrase d'introduction : "aujourd'hui maman est morte", le ressenti de l'omniprésence du soleil éclatant de l'Algérie (même si le film a été tourné à Tanger), une plus grande place accordée aux femmes (à sa fiancée Marie et à la sœur de l'homme qu'il a tué), au contexte colonialiste de l'époque (l'action se passe en 1938 et le livre est sorti en 1942)...

Benjamin Voisin est extraordinaire de sobriété voire d'absence à lui même : la mort de sa mère, l'amour de Marie (délicieuse Rebecca Marder), le meurtre gratuit qu'il commet sur "l'arabe", le procès et sa condamnation à mort, tout semble l'indifférer...

A son débit, je porterais une allusion latente à l'homosexualité (avec son voisin de palier incarné par Pierre Lottin et face à l'arabe), une lenteur excessive qui nous éloigne du récit et de son héros (le film dure 2 heures) et un découpage trop chronologique : dans la première partie la vie de tous les jours de Meursault, dans la seconde le procès (Christophe Malavoy difficilement reconnaissable interprète le juge)...

La présence de l'exceptionnel Swann Arlaud (aumônier de prison) sauve la fin du film en lui conférant de l'émotion...

A voir pour la performance de Benjamin Voisin et la représentation de toute l'ambigüité de la présence française dans l'Algérie d'avant-guerre !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Tiré d’une histoire vraie, la pièce nous raconte l'incroyable destin de Sylvin Rubinstein, danseur de flamenco devenu résistant pendant la seconde Guerre mondiale.

Avec sa sœur jumelle, Maria, il formait un duo flamboyant sous le nom de scène d'Imperio et Dolores dans les cabarets européens des années 30. Quand Maria est arrêtée par les nazis, Sylvin perd tout… sauf son art qu'il transforme en arme pour se venger.

Sous l'identité de « Dolores », il se réinvente, fuit d'un pays à l'autre et cachant sa judéité, mène des actions clandestines d’une audace folle avec l'aide d'un officier allemand lui même opposé au régime nazi. 

Adrien Melin incarne ce héros oublié avec une intensité rare, entouré d'une troupe de 4 comédiens qui interprètent une multitude de  rôles et d'un couple de danseurs de flamenco Sharon Sultan et Rubén Molina.

Les deux auteurs Yann Guillon et Stéphane Laporte ont découvert le destin de ce personnage hors du commun grâce à un épisode de la série documentaire Les oubliés de l'histoire sur Arte, qui lui était dédié.

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Le 28 avril 1925, un vent de modernité souffle sur Paris. L'exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes est inaugurée par le président de la République Gaston Doumergue, en présence de 4000 privilégiés.

Installée entre le Grand Palais et les Invalides, l’exposition reflète le bouillonnement créatif d’une société d’après-guerre en pleine transformation et va réunir 16 millions de visiteurs.

Véritable tremplin pour le style Art déco, elle met en avant des personnalités visionnaires tels qu' Auguste Perret, Henri Sauvage, Le Corbusier et Robert Mallet-Stevens.

Sous la direction de Charles Plumet, les pavillons audacieux construits pour l’occasion explorent de nouvelles approches architecturales, urbaines et décoratives, tout en s'efforçant de rester fidèles aux caractéristiques de chaque région.

L'exposition de 1925 est la première exposition internationale à se doter d'une sélection dédiée aux parcs et jardins : une vingtaine de jardins éphémères sont conçus d'après les caractéristiques des années 20 : carrés, rectangles et motifs épurés dessinent des espaces sobres et géométriques. A l'issue de l'exposition, plusieurs créateurs recevront des commandes comme Gabriel Guevrekian à la villa Noailles à Hyères.

Le parcours proposé offre une reconstitution immersive de l’exposition, notamment grâce à des maquettes virtuelles. Les visiteurs pourront redécouvrir les édifices emblématiques et les parcours créatifs des grands noms de l’architecture moderne, tout en explorant les liens entre leurs œuvres et le concept émergent de modernité.

Que reste-t-il de l’Exposition de 1925 ? Peu de choses hélas ! Les pavillons avaient une vocation éphémère, ils ont donc été démontés. Quant à leur contenu, il a été dispersé au gré des opportunités. Le bureau aménagé par Chareau à l’Ambassade française se trouve ainsi au musée des Arts décoratifs de Paris, quand l’immense toile représentant Les Sports d’Henri Marret pour la Cour des métiers orne un lycée de Saint-Brieuc. Le seul élément architectural conservé, c’est la Pergola de la France qui ornait ce même pavillon. Sur le thème des légendes celtiques, un aréopage de sculpteurs, parmi lesquels Pompon, les frères Martel ou Ossip Zadkine, a réalisé seize plaques décoratives. Cette pergola se trouve aujourd’hui dans le square de la Douce France à Étampes.

A voir à la Cité de l'Architecture jusqu'au 29 mars 2026 !

A voir en complément jusqu'au 26 avril au musée des Arts décoratifs, "Cent ans d'Art Déco", voyage au cœur de la création des Années folles et de ses chefs d’œuvre patrimoniaux !

"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #jazz
Le Palais des Glaces qui a été rénové, accueille pour quelques représentations un pianiste de jazz,  compositeur et arrangeur exceptionnel !
 
Il commence l'étude du piano à l'âge de 16 ans et cultive rapidement une passion pour le jazz. En 2010, il rencontre le pianiste Omri Mor, qui lui enseigne durant deux années les bases du piano jazz. 

En juillet 2014, Jeremy accède à la finale du concours international de Piano du Montreux Jazz Festival. En 2015, il s’installe en France où il écume les clubs de jazz de la capitale et participe à plusieurs festivals.

Son premier album "Run Away" sorti le 20 mai 2016 est reconnu "Révélation!" par Jazz Magazine. 

La même année, André Manoukian révèle la musique de Jeremy au grand public en la diffusant sur les ondes de France Inter. 

Parallèlement, Jeremy interprète et compose pour le cinéma et le théâtre. Il participe entre autres à la bande son de "Django", "La promesse de l'aube", "Eiffel", "Eugénie Grandet"...

Dans son spectacle entre jazz, musique classique, inspirations d’Orient et variétés françaises et belges (Brassens, Brel, Stromae...), Jeremy Hababou nous invite à vivre une expérience sonore hors du commun.
Dans un dialogue intimiste avec le public, il nous fait redécouvrir à travers des anecdotes les "grands" compositeurs : Mozart, Brahms, Debussy, Beethoven, Ravel, Satie, Wagner, Gerschwin... en nous initiant à leur personnalité musicale...
N'hésitant pas à chanter lui-même quelques mélodies ou à parodier les commentaires de France Musique, il nous raconte également sa découverte personnelle du piano à travers le jazz...
Le public qui réunit toutes les générations, conquis par sa présence à la fois humaniste, humoristique et talentueuse, s'invite dans le spectacle, marque le rythme en applaudissant et le rappelle pour un ultime morceau "Que je t'aime" de Johnny Halliday avant de lui offrir une standing ovation ! 
Un spectacle à ne pas rater : il reste quelques dates en fin d'année (12 et 26 novembre, 3, 10, 17 et 31 décembre, 7 et 14 janvier !  
 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Récompensée par le Prix d'interprétation féminine lors du festival de Cannes 2025, la dernière réalisation de Hafsia Herzi a beaucoup d'atouts pour nous séduire et en premier l'originalité de son sujet : comment Fatima, une jeune femme d'origine algérienne peut-elle concilier sa pratique musulmane et son attirance pour les femmes ?

Nadia Melliti, dont c'est le premier rôle s'impose par sa présence douce et déterminée au sein d'une famille de femmes où tout se passe dans la cuisine de sa mère : le père est certes présent mais son rôle n'est quasiment pas développé...

Petite dernière d'une fratrie de trois filles, Fatima travaille bien en classe et attire tous les regards masculins et féminins : éternellement coiffée de sa casquette bleue foncé, elle arpente les rues de la capitale avec aplomb et détermination...

Le film adapté du roman autobiographique de Fatima Daas, prend un peu de temps à se mettre en place et ne s'installe que lorsque Fatima décide d'écouter ses désirs à travers une série de rendez-vous plus ou moins réussis sur des plateformes de rencontre...

Il est intéressant de suivre son cheminement d'une "date" à l'autre, d'un questionnement à un autre... mais le film qui dure 1h47 insiste trop, de mon point de vue sur les scènes de "baisers" qui n'en finissent plus...

Un sujet courageux, une actrice magique mais le film aurait mérité d'être un peu moins long et plus elliptique ! 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur japonais Kei Ishikawa nous offre une adaptation toute en ellipses du premier roman éponyme paru en 1962 de Kazuo Ishiguro (né en 1954 à Nagasaki, l'écrivain a émigré en Angleterre en 1960 ; surtout connu pour son plus grand succès "Les vestiges du jour", l'ensemble de son œuvre a été récompensé du prix Nobel de littérature en 2017). 

Royaume-Uni, 1982, Niki (Camilla Aiko), une jeune anglo-japonaise entreprend d’écrire un livre sur la vie de sa mère, Etsuko (délicieuse Suzu Hirose), survivante du bombardement du 9 août 1945 à Nagasaki et hantée par le suicide de sa fille aînée Keiko, qu'elle a eu au Japon avant d'émigrer en Angleterre.

Le film démarre en 1952 dans la lumière pâle et nacrée des collines de Nagasaki où nous découvrons le quotidien de la jeune Etsuko, jeune femme dévouée à un mari distant et enceinte de son premier enfant...

Solitaire, elle fait la connaissance de Sachiko (ravissante Fumi Nikaido), une de ses voisines qui vit seule dans une maison traditionnelle restée miraculeusement debout avec Marieko, sa petite fille sauvageonne : fascinée par la liberté affichée de Sachiko qui envisage de partir s'installer aux Etats-Unis en suivant un soldat américain qu'elle fréquente, les deux femmes que tout sépare deviennent amies...

Quand Etsuko (interprétée trente ans plus tard par la délicate Yoh Yoshida)  accepte de raconter ses souvenirs à sa fille, cette dernière note très vite des discordances dans le récit de sa mère...

Le spectateur s'associe à Niki pour tenter de démêler les souvenirs d'Etsuko dont le passé ressurgit par phases successives et contradictoires où l'on parle de maternité, de sororité, de noyade, de déracinement et de résilience...

Il nous faut très vite abandonner notre rationalité européenne pour se laisser fasciner par la beauté des paysages et le nacré des visages asiatiques qui nous font voyager entre 1952 et 1982, entre la nature japonaise qui a retrouvé toute sa beauté malgré la tragédie et le charme infini d'un jardin japonais reconstitué autour d'une maison anglaise...

Le film ne raconte pas le départ d'Etsuko en Angleterre où elle suit son deuxième mari anglais (que nous ne voyons pas), mais prend le temps de nous faire partager le défi des femmes japonaises pour tenter de se libérer du patriarcat, à travers les personnages du mari japonais (qui ne vit que pour son travail) et du père de ce dernier, militariste autrefois très engagé qui comprend en voyant sa belle fille que le monde doit changer...

A voir absolument par les admirateurs du cinéma japonais mais aussi et surtout par les cinéphiles, lassés de la pauvreté des sujets abordés dans le cinéma contemporain qui, faute d'inspiration, nous offre le plus souvent des biopics minimalistes ou des adaptations orientées de faits divers ! 

  

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier film du réalisateur russe Kirill Serebrennikov est une adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez, qui a reçu le Prix Renaudot pour cet ouvrage en 2017.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le "médecin" nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, celui qu’on a baptisé « L’Ange de la Mort » va organiser sa méthodique disparition pour échapper à toute forme de procès.

Les premières images du film démarrent sur un leçon d'anatomie autour d'un squelette : celui de Josef Mengele... 

Le ton est donné...

Au fil du scénario nous le suivons d'une planque à l'autre, de plus en plus miséreuse mais les images en noir et blanc nous soulèvent le cœur tant ce personnage est abject ; aucun remords ne semble l'habiter : seule compte sa misérable survie...

Le pire est atteint quand des images en couleurs surviennent pour nous décrire les jours de "gloire" du sinistre boucher, alors qu'il découpait les corps encore vivants pour mieux les ausculter...

Images d'autant plus malvenues que, malgré la légende, les nazis ne filmaient pas leurs exactions et que si par hasard, quelques photos ont été prises, elles dont du être détruites quand ils ont déserté les camps de la mort puisqu'ils déterraient les cadavres pour les brûler afin de tenter d'effacer les traces de l'abomination de l'Holocauste !

Je ne sais pas ce que cherchait exactement le cinéaste dans la présentation de ce personnage, à part nous le faire détester, mais c'est déjà le cas !

Je vous conseille de voir ou revoir le film de Lucia Puenzo : "Le médecin de famille" réalisé en novembre 2013 (voir ma critique), qui était infiniment plus complexe et plus réussi ! 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Thierry Klifa s'est inspiré librement de l'histoire de Liliane Bettencourt et du photographe François Marie Banier pour nous proposer ce film... qui m'a franchement déplu !

Je ne sais pas si c'est l'affaire tristement célèbre Banier Bettencourt qui m’écœure ou si c'est l'adaptation et surtout la direction d'acteurs de Thierry Klifa qui me dégoûtent...

Isabelle Huppert fait de l'Isabelle Huppert, Marina Foïs qui interprète sa fille Françoise Meyers est caricaturale dans ce rôle de pauvre petite fille riche à la triste figure, André Marcon campe un André Bettencourt sinistre...

A côté de Raphaël Personnaz qui joue avec talent et dignité le majordome, Laurent Lafitte est carrément ignoble et vulgaire dans le personnage de François Marie Banier...

Je ne sais pas comment se comportait François Marie Banier dans la vraie vie mais trop c'est trop : Laurent Lafitte s'amuse visiblement beaucoup en en faisant des tonnes mais le subir pendant 2 heures est à la limite du supportable !

Vous comprendrez que je n'ai pas du tout aimé ce film qui sort le 29 octobre mais vous serez peut-être d'un avis différent ?!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le festival du film international de Saint Jean de Luz, dont c'est la douzième édition cette année (avec 10 000 entrées), nous permet de découvrir de jeunes réalisateurs qui viennent présenter leur premier ou second film !

Nicolas Keitel, dont c'est c'est le premier long métrage, a réuni un formidable casting de femmes  pour nous raconter un thriller familial à la fois douloureux et beau !

Il a écrit son script en pensant à Emilie Dequenne dont le décès brutal nous a tous peinés... N'osant trop y croire, il a approché la grande Cécile de France pour lui proposer de jouer la mère et elle a accepté immédiatement !

A ses côtés Diane Rouxel qui interprète la fille ainée Marion et Salomé Dewaels qui interprète la sœur cadette... dans un duo tendre...

Le film démarre sur une scène très dure : les deux petites filles assistent au tabassage de leur mère qui s'est séparé de leur père incapable de sortir de son addiction, par son nouvel amant : Marion intervient, frappe la brute et enfourche son vélo pour aller se réfugier chez son père... et ne revient pas...

Marion part avec son père et sa compagne à Bruxelles où elle adopte le prénom de Louise pour mieux se cacher...

Cécile de France et la petite soeur atterrissent à leur tour à Bruxelles pour la rechercher mais sans succès...

Les deux soeurs grandissent loin l'une de l'autre dans des univers complètement différents et ne vont pas se revoir avant de nombreuses années...

Avec un infini talent, le réalisateur, qui visiblement aime les femmes, nous parle de résilience, d'amour maternel, de sororité et tout le scénario sonne vrai jusqu'aux toutes dernières images magiques...

La caméra suit les visages et les regards et nous ne les quittons pas des yeux pendant 1h48 !

Le film a remporté le prix du public des films en compétition et j'ai été ravie de voir que deux des films que j'avais le plus aimés : "La petite cuisine de Mehdi" et "Louise" avaient été récompensés... 

A voir absolument lors de sa sortie en salles le 10 décembre !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog